
ma cour en attendant, entre nuages et soupçons de pluie, des varois que j'ai entrainé samedi dans les rues de ma ville.
et, pour changer de cadre, un poème d'Angèle Paoli, écrit en retrouvant Bastia. Je me blottis dans ce monde qui m'a vu naître et que je ne connais qu'à peine.
Là-haut tout là-haut

elle l'a saisie

dans sa nudité épurée
évidée de ses jours
rassemblée dans ses formes
ramassée
re-serrée sur elle-même
contenue toute entière
entre les courbes de ses ailes
mer et montagnes jointes
dans le fusionnement
de leurs contours
engloutie soudain
dans les flots bleus du ciel.
Dans la
demi-brume du matinelle a surgi
alanguie de sommeil
et de lenteur
lourde encore
des paresses du rêve
elle s'est étirée
elle a déroulé les secrets de ses
courbes
elle s'est déliée
pli contre pli
noble et fière
elle s'est campée
indomptée
dans la lumière
des flots
du ciel et de la mer
Bientôt
elle s'éloignera
dos rond
recroquevillée
dans ses criques... http://terresdefemmes.blogs.com/
et dans un repli il y a Erbalunga et il y avait une grande table dans un jardin avec plein d'enfants et un couple patriarche.