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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, décembre 01, 2006

journée vagabonde - trois photos des nombreux trésors du passé, en divers états de conservation - et n'importe quoi à la suite.
J'ai voulu repasser et mon installation électrique a sauté une fois, deux fois. Renoncé provisoirement et glané au fil du net et des livres des brindilles sans rapport entre elles.

Chez Angèle Paoli un passage d'Aracoeli d'Elsa Morante, qui m'a peut être d'autant plus séduite que je n'ai aucune idée de ce à quoi il peut se raccrocher :
Aracoeli ne pleurait jamais. Si à moi il m'arrivait de pleurer, elle buvait mes larmes à coups de petits baisers ("Ah ! qu'elles sont bonnes. Elles ont un goût de cannelle !"). Ensuite pour me les sécher, à toute allure elle me caressait les joues de ses paumes ouvertes en disant : "Zapé ! zapé ! zapé !"
http://www.desordres.net/blog/


Il y a eu aussi la découverte du talent comique de Nicolas Sarkozy dans sa fameuse déclaration différée-anticipée de candidature. Certains mots m'ont paru d'une jolie saveur A titre personnel, elle n'était pas évidente....... deux mots : confiance et respect...... les Français retrouveront le goût de vivre ensemble......etc

Posted by Picasaet je continue à divaguer sans gouvernail. Reprenant la corde raide de Claude Simon
Si, lorsque vous vous trouvez devant un tableau, un sentiment de joie, de tumulte ou de calme ne naît pas en vous avant même que vous ayez pu distinguer ce qui est représenté, c'est, ou bien que le peintre est complètement nul, ou bien que vous êtes infirmes et qu'il vous manque un sens. Alors vous pouvez faire votre deuil de la peinture et chercher des satisfactions ailleurs. On peut vivre sans ça. Toute la souffrance du monde, ou toute sa joie peuvent être dites dans la façon dont sont peintes une cruche ou une fourchette. Par contre, un type pourra représenter des gens brandissant des fusils ou des épées et d'autres étendus par terre avec du sang tout autour et cela n'aura aucun rapport ni de près ni de loin avec ce qu'est une bataille.
Le cher homme a un côté cassant.

et pour finir Rimbaud : Elle est retrouvée./ Quoi ? L'éternité./ C'est la mer allée/ Avec le Soleil.