Le joli violon de Cordelia Palm dans les Quatre saisons de Vivaldi, Anne Quéfélec au piano pour Mozart, après l'entracte, un orchestre qui ne m'a pas emballée.
En première partie, une production avignonnaise, une chorégraphie d'Eric Belaud sur les Quatre saisons. Des garçons un peu paysans 18ème, des filles un peu combinaisons, en tissu satiné gris pale. Des panneaux mobiles gris blanc. Pour le printemps : classique moderne, un brin de malice. Pour l'été : un joli pas de deux (Eugénie Andrin et Georges Prunier) fraîcheur d'adolescence, s'alanguissant, devenant grave. Pour l'automne : couples gentiment comiques, douceur dans une obscurité chaude, lenteur coulée. Il y a dans la troupe un danseur un peu trapu que j'ai trouvé très bon mais ce n'est pas à lui qu'a été confié, pour l'hiver, un solo d'ailleurs fort bien dansé par Frédéric Hourtané, grand, musculeux, cheveux longs, suivi d'un beau pas de deux avec Laurence Hourtané.
Après un entracte, frais mais sans pluie, une production du ballet de Biaritz "Mozart à deux" sur des adagios de Mozart. Cinq pas de deux. Le premier classique modernisé, un peu anguleux. Le suivant que j'ai; je crois, préféré, des simulacres de bagarres et de réconciliation. Le troisième : des traces de douleur, beau, grâce. Le quatrième : entre sol et malice, exploit de technique gracieuse. Le cinquième plus romantique.
Les petits déhanchements brusques étaient très "tendance" pour les deux chorégraphes, le second y ajoutant plus de technique, une danse plus acrobatique, plus de poignets brisés. Une recherche un peu lassante de ce que l'on peut produire de plus improbable comme images à partir de deux corps. Mais beau.