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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, juin 01, 2007


Le ciel d’Avignon n’est pas toujours bleu et ces gouttes m’ont accueillie le matin, traces d’une pluie du petit matin, annonce de l’humidité de la journée. Et j’ai regardé se dérouler cette journée, avec les heures auxquelles j’avais projeté de m’accrocher pour rentrer dans la vie, mais ma volonté, qui aurait du me servir d’engrenage, s’est recroquevillée dans ma main, jusqu’à disparaître aux moments cruciaux. Mal satisfaite.
Cécile et Mathilde se sont éloignées du cercle regroupé sur la terrasse devant la bastide de René et suivent les chemins un peu fous du jardin. Cécile a baissé la tête, elle regarde ses pieds, les projette dans les herbes avec une agressivité ennuyée, surjouant une vague bouderie, jusqu’à ce que son amie s’arrête et constate :
- je suis heureuse
- et moi aussi, pour toi. Il n’y avait rien à annoncer hier soir, vous étiez lumineux. Les conversations doivent vous expertiser ..
- vraiment ? et alors ? tant pis. Le mois prochain, René vient à Avignon et cela sera officiel.
- Je me demande si Maurice va daigner venir féliciter son frère…
- Chérie !
- S’il vient, il devra bien repartir avec moi et son fils, non ? Ses attaches le lui permettront-elles ?
- Cécile !
- Oui que veux tu, j’ai cru que Maurice m’avait choisie, que nous faisions…
Elles se sont arrêtées devant un buisson, au bord d’une restanque et regardent sous elles. - Oh ! et zut je peux te le dire à toi. J’étais bête, et je suis tombée amoureuse de mon mari.
- Mais tu as raison, ma belle, je vous ai vu et..
- Je ne réalisais pas que nos familles se mariaient et..
- Tu vas dire une sottise
- Que Maman épousait enfin son Vivien
- Quand je disais ! C’est idiot, c’est laid, ce n’est pas vrai, tu n’as pas le droit de le penser.
Cécile repart, en secouant un peu la tête, ses anglaises ballant
- Je sais mais…
- Tu es de mauvaise humeur. Maurice viendra, tu oublieras, j’espère, je suis sure, de bouder. Tu riras, tu seras belle, tu brilleras – et vous partirez, en emmenant mon joli filleul.
Cécile sourit « tu viendras me voir, nous voir ». On les appelle. René et Samuel viennent d’arriver pour déjeuner. En marchant à coté d’elle, Mathilde s’inquiète.
(au besoin, personnages et résumé sur Roman de gare via mon profil)