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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, septembre 01, 2007

Le vent n’était pas parti en fait. Pas de toute première force, mais d’une belle réalité, omniprésent qui m’a rendue fada (ou fiu, mais fiu hébétée). Les volets claquent, la musique dans la cour passe du sifflement au bourdonnement et ne cesse jamais, des objets métalliques tombent sur un chantier quelque part, je mange mes cheveux dans la rue, les plantes se baladent avec leurs pots, quand elles ne se couchent pas, et mes idées se sont envolées. J’ai cru que ses assauts sur les parasols, pourtant roulés, se verraient, mais ce n’est pas le cas, ils sont trop corsetés.
Crane vide, rebelle à la lecture, plus encore à la réflexion, après avoir ciré et frotté les meubles, refusant les élucubrations journalistiques sur La Rochelle, j’ai regardé sur quoi planchaient les participants aux impromptus littéraires http://impromptus.fr/dotclear
"Le temps de la rentrée arrive à pas feutrés, dans le calme ou dans la démesure. C'est un moment de stress, d'évocations de souvenirs d'été, de préparation à la reprise du travail ou de mélancolie. Ce peut-être également un moment de pur délire.Il vous est proposé de rédiger un texte dans lequel devront impérativement figurer les 7 mots suivants écrits comme il suit : Orion, GPS, sensualité , professeur, abricot, agenda et tong. Les pluriels seront acceptés. Cet ordre n'est qu'indicatif "– et j’ai fait court, incapable d’avoir envie d’éviter une histoire :

L’été s’en va. Sur les étals du marché, les abricots sont remplacés par des reines-claudes, le vert doré a succédé au jaune rougissant et l’odeur s’est faite plus lourde et enivrante - le soleil qu’ils demandaient, elles l’ont englouti en elle, le laissant suinter un peu, juste au moment où ma main veut les prendre.
L’été résiste encore. Dans la nuit, déjà un peu trop fraiche, une toute nouvelle jeune fille, tremblant un peu de découvrir le trouble, de cette nouvelle et délicieuse sensualité qui lui est advenue, suit, ses tongs à la main, le dos d’un garçon, pour s’asseoir avec lui à la lisière des pins, et l’écouter avec un léger ennui, un dépit qui ne veut pas s’avouer, discourir sur Orion. Se demander si, avec ce professeur, elle ne se trompe pas.
L’été s’en va, a dit l’agenda, et de l’étable est sortie l’auto, avec les mots barbares qui l’accompagnent, airbag, GPS… La règle veut nous rattraper. Se résigner ?

Mais nous avons une belle lumière.