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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

lundi, octobre 01, 2007

En arrivant en bas de la rue et de l’escalier qui grimpaient à Notre Dame, il a su que son chemin commençait là, et il a secoué un peu une cheville avant d’entamer la petite montée, pour chasser le monde qu’il laissait, marquer sa mue de paysan en pèlerin.
Son manteau de beau drap épais était encore trop neuf ; les plis purs de toute poussière ou crasse, il tranchait encore un peu. Son chapeau était frais, mais il a senti qu’il abandonnait maître Guillaume au passé, comme il avait confié la terre à son ainé. D’un pas encore souple et ferme il est monté.
D’en haut il a regardé la ville et la campagne autour, sa campagne. Il a marmonné qu’il était content, enfin c’était le début – il a soupiré un peu, ranimé l’espoir que la fatigue qui l’attendait, le compagnonnage, bon ou mauvais, l’insouciance le transformeraient, lui feraient croire et comprendre ce que disait le curé, ce qui illuminait parfois sa Marie, autrefois, quand elle s’agenouillait avec un cierge.
Mais il y avait ce soupir, ce petit refus qui persistait malgré ses efforts, sous les mots, dans ce qu’il sentait. Il avait dit « je veux », l’avait-il pensé ? Alors il a fermé les yeux, bu le vent et le soleil, redressé ses épaules. A son âge, avec l’impatience qu’il sentait en son ainé, il fallait cela.
A son retour, s’il pouvait et voulait revenir, il serait à part.
Bon, n’importe quoi, mais des photos que m’avaient envoyées du Puy l’ami Gilbert. Malgré le bleu qui est revenu au dessus de ma cour dans l’après-midi, je ne suis pas sortie.

Photo mienne sans raison, parce que cela me plait et en ponctuation, pour ne pas le contaminer le pauvre homme, avant cela, de Charles Juliet, trouvé sur http://poezibao.typepad.com
« fatigue des chemins perdus
conscience égarée
bilans amers

je n’ai plus la force

pas un acte qui convienne

pas un chemin qui ne s’égare »