Avec la faim j’émerge un peu de mon refus paresseux du monde,
Orteils recroquevillés sur le carrelage, dans la cuisine, j’entend le silence qui s’est fait - le rideau qui semblait devoir tomber éternellement en rebondissant sur le sol, s’est ouvert sur une faible lumière gorgée de fraicheur
Et les épaules frissonnantes je viens saluer, interrogative, un peu incrédule, les traces de vie nouvelle qui arrivent dans mon petit monde, lui voué même en de meilleurs temps à l’ombre et aux jeux du vent.
Abandon de la faim et des casseroles, sortie de la terre,
Je m’installe, la démaillote, casse une jambe et une goutte tombe sur ma main, annonce d’un torrent à la belle énergie.
Nous nous replions le bonhomme et moi, je le panse et prépare ma pitance, laissant le jour et le ciel couler comme le voulaient.
Orteils recroquevillés sur le carrelage, dans la cuisine, j’entend le silence qui s’est fait - le rideau qui semblait devoir tomber éternellement en rebondissant sur le sol, s’est ouvert sur une faible lumière gorgée de fraicheur
Et les épaules frissonnantes je viens saluer, interrogative, un peu incrédule, les traces de vie nouvelle qui arrivent dans mon petit monde, lui voué même en de meilleurs temps à l’ombre et aux jeux du vent.
Je m’installe, la démaillote, casse une jambe et une goutte tombe sur ma main, annonce d’un torrent à la belle énergie.
Nous nous replions le bonhomme et moi, je le panse et prépare ma pitance, laissant le jour et le ciel couler comme le voulaient.
"Plus tard dans la journée, devant des hommes d’affaires, il a livré un argumentaire jusque-là inédit consistant à lier le nucléaire civil - qu’il a proposé à Tunis comme à Alger, Rabat, Tripoli, Abou Dhabi, etc. - et la lutte contre le terrorisme. En substance, le nucléaire est la seule énergie bon marché d’avenir, donc la seule à même d’assurer le développement de la Tunisie ; or sous-développement = chômage = misère = terrorisme. Conclusion : si on ne veut pas d’un «régime taliban (sic) au sud de la Méditerranée», il faut offrir l’accès au nucléaire civil. Réponse de Khadija Chérif : «Il y en a marre d’effrayer les gens avec ce genre d’arguments. Ce qui fait monter l’extrémisme et le radicalisme - et non pas les talibans, il ne faut pas exagérer quand même-, c’est l’absence de libertés et de démocratie.»C’est pas beau ?