je suis sortie du soleil -
le gravier crissait -
je me suis arrêtée dans l'ombre fraîche,
avant le perron,
l'ai regardé et l'ai aimé,
tant penché
qu'à terre parallèle,
peau usée,
blessures,
et cette grande cicatrice,
le fleuve de ciment devenu marbre,
comme douce parure.
J'ai posé ma main,
ses tendons, ses veines saillantes;
ses rougeurs verdies,
sur son écorce
qui m'a rendu sa tiédeur ;
j'ai glissé vers la blancheur froide,
comme un frais bonheur.
Je me suis cru admise
comme soeur.
J'ai levé les yeux vers le feuillage
né de lui.
Je me suis coulée en lui,
pour lui voler sa force,
ou un peu.
le gravier crissait -
je me suis arrêtée dans l'ombre fraîche,
avant le perron,
l'ai regardé et l'ai aimé,
tant penché
qu'à terre parallèle,
peau usée,
blessures,
et cette grande cicatrice,
le fleuve de ciment devenu marbre,
comme douce parure.
J'ai posé ma main,
ses tendons, ses veines saillantes;
ses rougeurs verdies,
sur son écorce
qui m'a rendu sa tiédeur ;
j'ai glissé vers la blancheur froide,
comme un frais bonheur.
Je me suis cru admise
comme soeur.
J'ai levé les yeux vers le feuillage
né de lui.
Je me suis coulée en lui,
pour lui voler sa force,
ou un peu.
BRAVO, brige, c'est un beau poème, et même avant de le lire, j'ai vu le bonhomme couché dans l'arbre, son dos à nous qui le regardons.
RépondreSupprimerchère Brigitte enchanteresse
RépondreSupprimerC'est magnifique.vous avez la force la pour explorer l'univers et vous le transformez en votre vol de mots.
merci.
Il est tout à fait possible de se régénérer auprès d'un arbre, il suffit d'entourer l'arbre de ses mains et de visualiser son énergie qui vient en nous. A tester !
RépondreSupprimeroup! mon commentaire précédent perdu!!ou en zone de contrôle??
RépondreSupprimerc'était à peu près:
S'étendre à plat dos, si possible nue sur la terre féconde pour sentir les forces de la grande nature vous entrer dans le corps!!
ou le coeur, c'est comme on veut
Auprès de votre arbre
RépondreSupprimerpuissiez-vous respirer
quelques moments heureux...
Et si tu continuais à nous séduire par tes textes limpides comme celui ci,quel talent, j'aime beaucoup.
RépondreSupprimerMême avec mes lunettes...je vois plutôt de la pierre alanguie que du bois blessé !
RépondreSupprimerLa poésie de l'image concurrence le poème !
RépondreSupprimerOn dit qu'il faut consolider l'arbre avec du ciment pour qu'il dure encore .....qu'il donne l'illusion d'être !!!
RépondreSupprimerLe poème, oui, mais l'image disparue?
RépondreSupprimeret m....pour blogger, vais tenter de la remettre
RépondreSupprimerBonjour
RépondreSupprimersympa, votre poème,
me rappelle un conte :
http://contesparenethibaud.blogspot.com/2009/03/larbre.html
Quel dommage de n'avoir vu l'image!
RépondreSupprimerMais la voici
mater dolorosa
en son flanc
portant sa lourde charge de béton.
Belle inspiration en hommage
à ce être penché sur les souffrances du monde.