jeudi, décembre 13, 2018

À nouveau

en petit vent froid
bouffées par la lumière
dérives blanches
j'allais, remâchant idées tristes, acheter le Canard, ai vu un homme sortir avec deux sacs poubelles de l'étroit escalier menant à la porte latérale de Saint Agricol... m'a réveillée, et j'ai grimpé voir, dans une chapelle, les hauts santons anciens de la crèche
Souri en constatant que l'enfantelet amenant, en principe, pour un temps au moins, une révolution, les notables et bourgeois, dont ma digne amie en noir, se tiennent à gauche
pendant que la plèbe se presse à droite...
et puis suis revenue dans le réel de la rue pour saluer, échanger quatre ou cinq mots, avec le jeune-homme familier qui se gelait le cul sur un seuil, en serrant son chien contre lui.

10 commentaires:

  1. casabotha4:33 AM

    Carcasse la structure
    Brèche de crèche
    Loupé de ciel

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  2. Le monde des santons est plus juste

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  3. casabotha, bravo
    Claudine, peut-être parce que le connaissons pas

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  4. "Santons tous son avènement..." :-)

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  5. Dominique, merci pour ce rire, juste ce qu'il me fallait (le monde, -6° et des trucs à faire plutôt agréables mais qui me demandent un minimum d'organisation et d'action me tombant sur le dos ce matin)

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  6. Bravo Dominique...il fallait y penser
    Régal de retrouver les personnages immuables dans leur ..être
    Comme une pose une trêve

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  7. Le jeune homme qui se gèle le cul aurait-il besoin d'une crèche ?

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  8. merci Arlette
    merci Pierre (je pense qu'il a au moins un toit-refuge mais pour la nuit

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  9. Merci pour les santons que j’aime !

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  10. ne sommes pas seules je crois

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