mercredi, août 24, 2022

Tercets mirlitonnant sans rime ni raison


La lumière qui s'en vient raser

le jour heurte chaussée et dalles

éblouissant visages hissées


Jambes tremblant un peu de l'effort

bras hérissés sous le petit vent

je laisse derrière moi l'ombre


Les fortes chaleurs des mois d'été

dont mon corps se souvient encore

ont flétri même les fausses fleurs


Fière et contente après le kiné

plantée à côté de Molière

goûter la tiédeur de l'air calmé


Au dessus des corps des touristes

le clin d'oeil ou salut amical

du trou noir dans les pierres chaudes


La fin de matinée sereine

quand le soleil se fait caresse

de belle chaleur sans calciner

16 commentaires:

  1. Anonyme7:10 AM

    Merci pour la poésie des mots et des photos !

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  2. Marie Christine merci (double merci ?)

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  3. Belles enjambées, imagées et scandées... ;-)

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  4. Godart9:47 AM

    Sérénité d'une poésie de fin d'été et de la promesse annoncée d'un septembre bleuté.

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  5. Bravo, merci ... C'est très beau
    Vous êtes en forme ce matin

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  6. Godart, bleuté sans être écrasant

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  7. Anonyme12:36 PM

    Vous lire depuis le corps à suivre vos pas. Merci.

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  8. Un petit air tout léger passe par ci par là

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  9. après la chaleur écrasante comme un souvenir d'enfance, la tiédeur des pierres comme un souvenir de vacances et, cachée dans un antre noir, une belle âme
    une petite sonate BWV 1018 de Bach pour elle <3

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  10. merci Anonyme (sourire) et pus vous savez je ne vais pas trop vite

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  11. Arlette, oui nous avions un petit vent (un peu trop fort tout de même le matin près du fleuve)

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  12. Claudine la chaleur revient (mais pas encore écrasante la nuit) mais Bach reste

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  13. Ce mirliton touche avec tant de grâce
    ses vers, comme ses images !
    Je l'ai suivi joyeusement au long des rues.

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