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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, mars 22, 2026

Samedi sans rite

 


Je m’étais préparée à partir vers le marché de la rue Carnot puis les Halles vers des fleurs à photographier et des nourritures selon le rite. Je suis donc sortie, avec un grand sac pour éventuellement ramener des fleurs et je suis allée jusqu’à la place… mais ces quelques pas ont été suffisants pour que je décide que les nouvelles photos de fleurs (compte tenu de ma réserve et de leur retour dans les rues de la ville) étaient inutiles et que… enfin, elles ont été suffisantes pour que je change de programme, que je rentre dans l’antre, me débarrasse du sac, reparte  



et m’en aille vers le Carrefour City dans l’air qui n’était plus que légèrement aigre et la splendeur de la lumière.



J’en suis sortie avec trois plats préparés, une salade de concombres, quatre blinis (je deviens accro) et deux briques de soupe… et suis revenue, ajoutant au passage un cookie à ma petite charge, vers l’antre. Le jour a passé, tout doux et quelques nuages bonnaires sont venus nager dans le bleu.

samedi, mars 21, 2026

Les Rayons et les Ombres en 3 H 20

 


Du matin il n’y a rien à dire que les petites hésitations habituelles, avec de fréquents regards sur ma montre ou l’heure affichée par l’ordi… cuisine maison pour un repas assez léger pour être rapide, avant qu’à treize heures trente je descende l’escalier et sorte dans la lumière et un air un peu trop tendre pour ma doudoune même ouverte (mon illusion stupide d’être invisible comme le voudrais



et me mette en marche joyeusement impatiente vers la salle « République » d’Utopia pour assister à « Les Rayons et les Ombres » film de Xavier Giannoli (3 heures 20) sur un scénario de lui-même et de Jacques Fischi



Photo provenant du site d’Utopia) comme le texte dont je fais un copié/collé pas loin d’être intégral

cette longue et intense plongée en apnée dans le ventre poisseux de la collaboration sous le régime de Vichy s’impose comme une expérience cinématographique et intellectuelle des plus stimulantes. À l’heure de l’expéditif et de la polarisation, Xavier Giannoli prend notre monde à contre-courant et emprunte une autre voie, plus ardue à apprivoiser mais tellement plus enrichissante : celle de la lenteur qu’impose toute velléité d’approfondissement, celle de la durée qui permet à une pensée complexe de s’épanouir et de supplanter les vérités prémâchées…. film, furieusement moderne dans le tableau saisissant qu’il brosse des petits et grands arrangements avec une mécanique autoritaire et fascisante en marche… En se plongeant dans le milieu de la presse Xavier Giannoli tend un miroir sans pitié aux connivences dangereuses entre quelques médias et certaines idéologies extrêmes et nous alerte, par une fiction brillante et scrupuleusement documentée, sur une propagande encore – et plus que jamais – à l’œuvre aujourd’hui.

De 1930, quand Jean Luchaire (Jean Dujardin ambivalent comme jamais) patron de presse aux convictions plutôt à gauche, prône l’amitié franco-allemande jusqu’à 1946, date où il fut jugé, condamné et fusillé, le film retrace la longue, intense et terrifiante descente d’un homme dans les rouages sordides de la collaboration (pour les détails de cette carrière je vous renvoie à la fiche Wikipedia)

Le film n’épargne aucune image avilissante de ce que sont ces plaisirs et orgie… d’autre part il s’intéresse également à Corine, une de ses filles, actrice qui avait commencé une belle carrière et qui le suit à travers tous ses choix. Pleine d’admiration pour son père, aveugle à la tempête qui déferle sur l’Europe, elle fera partie de ce Paris artistique (celui des Maurice Chevalier, Sacha Guitry ou Coco Chanel) courant les fêtes en compagnie d’officiers allemands pour finir elle aussi rattrapée par l’Histoire. 



J’ai regardé avec toute l’attention que cela méritait et avec parfois un dégout physique et moral provoqué par ce traitement en « fiction » avec des acteurs contemporains qui supprime la distance que l’on a devant des films d’archive et semble renforcer la sensation. Je titubais en partie par la force de ce que j’avais vu, en partie par la faim et la longue position assise en me dirigeant vers Monoprix pour du dentifrice, ma réserve de serviettes en papier, des yaourts et trois plats préparés dont un pour ce soir…



Retour  dans l’antre pour faire un petit tour internet et me plonger dans Jane Austen (je fais une petite cure))

vendredi, mars 20, 2026

Un charroi a suffi

 


Nuit baladeuse et réveil tardif mais assumé…  douche, repassage et malgré la fatigue habituelle pour le changement de draps avec les difficultés habituelles suivi d’un moment de repos nécessaire, j’ai pu sortir de l’antre à dix heures portant sac contenant quatre draps comprimés



et m’en aller en pleine lumière et dans une température qui se dégourdissait, injuriant silencieusement la nuque et les pieds douloureux, vers le blanchisseur/teinturier



d’où je suis sortie plus légèrement chargée avec deux draps dans le sac pour revenir vers l’antre en faisant un tout petit détour pour le plaisir.

Du reste du jour il n’y a rien à dire, sauf mon  très petit remord résultant de ne pas avoir profité pour un peu de ménage de cette tranquillité (aucun des films pour lesquels j’ai désir n’ayant un horaire qui me convenait - je crains que,  comme pour le ménage, cela relevait surtout de ma paresse)

jeudi, mars 19, 2026

Mercredi 18

 


Certaine étais de ne jamais me rendormir après le premier réveil un peu avant trois heures, puis à quatre heures et quart, puis à cinq heures vingt et soudain ce fut ce honteux éveil catastrophé à sept heures vingt… J’en ai pris mon parti, j’ai retouché mon projet, m’en suis allée à dix heures



vers le Carrefour de la rue de la République dont suis sortie avec des pâtes aux trois fromages pour mon déjeuner, de mauvais cookies, deux plats préparés pour ma réserve et une presque trop lourde bouteille de vinaigre blanc



En passant par le bureau de tabac pour racheter une boite de cigarillos et prendre le Canard Enchaîné, je suis rentrée dans l’antre où le jour a coulé normalement. Mais me suis réveillée trop tard pour aller voir « Le Testament d’Ann Lee » à l’utopie-République… ce sera pour un autre jour et j’ai repris la lecture du PDF de Marginalia Wolf de Christine Jeanney (publié chez Abrüt) que j’avais à peine effleuré à la page 15… un fragment :


elle dit On devrait travailler,

ne jamais lever les yeux de 

son travail ; et si 

la mort vous interrompt, c’est

simplement 

parce qu’il faut se lever et 

quitter son ouvrage, sans 

gâcher une seconde à penser à la mort »

Si vous désirez le lire (ça en vaut la peine avec juste les petites difficultés que sème Christine) c’est ici 

Je vais aujourd’hui ou demain passer commander le livre (parce que je tiens à le garder) en librairie, en fait à la Fnac je pense puisque c’est plus rapide et simple pour moi.


PS - en fait non, je n’irai pas commander ce livre puisqu’un gentil message m’annonce qu’il est déjà en chemin vers l’antre

mercredi, mars 18, 2026

Cheminement matinal

 


Dernier réveil tardif mais retard annulé et départ à dix heures



cheminant dans la lumière encore bien froide vers la boutique où fire tirer un second exemplaire des documents à envoyer au courtier (le premier jeu dument signé est prêt dans une enveloppe timbrée dans mon petit sac de papier) et l’appel de fonds à faire virer sur son compte



… puis dans l’air qui commence à tiédir, continuer vers la banque, une très longue attente car étions nombreux et enfin arriver à faire virer le montant dû



passer par Monoprix pour acheter des limes à ongles dont je manquais cruellement par ma seule étourderie et au rayon nourriture des blinis, du poulet au curry pour mon déjeuner, une petite quiche aux poireaux, un cookie et des crevettes



continuer vers l’antre, doudoune ouverte parce que la chaleur nous rendait visite, en postant en passant l’enveloppe pour le courtier. Envoyer un mail au courtier pour lui faire part des envois, répondre à un coup de téléphone familial, reprendre le cours du jour en oisiveté douce puisque crevée. Entre autres choses écouter la plus récente des leçons du cycle « Lieux de pouvoir » de Patrick Boucheron au Collège de France.