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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, février 03, 2026

le peu d’un lundi

 


Matin en mode lenteur; bagare avec le maniement de l’eau chaude, écoute, projets avec le soupçon qu’ils seront en partie agréablement comique d’absurdité ou presque (« Baise en ville » en fin d’après-midi pour l’humour et le clin d’oeil de ce mot démodé), petit déjeuner avec un café si soigneusement « pas trop fort » qu’il en perdait son goût, repassage, douche, vêture, lessive, quelques minutes allongée puis assise en me massant les jambes avant ma sortie dans le quartier  pour un petit circuit : remparts pour jeter mon sac poubelle, rue Saint Etienne, rue Petite Fustrerie pour déposer un chèque payant mon loyer (en souriant et pestant intérieurement contre ces cossards qui ne s’occupent pas de l’immeuble, sont hors la loi en n’arrêtant pas les charges et refusant aussi bien le prélèvement mis en place par eux que le virement programmé par moi pour le loyer), retour par la rue Saint Agricol, la rue Joseph Vernet jusqu’à son extrémité rue Saint Etienne et le petit traiteur sympathique où j’ai acheté mon déjeuner (à réchauffer) une part de tarte aux légumes et des gnocchis en sauce - internet, déjeuner, une grosse et profonde sieste (c’est épuisant de tenter de grossir) d’où j’ai émergé pour constater qu’il pleuvait ou qu’il avait plu, un thé en lisant… il était trop tard pour aller vers le cinéma ou j’étais trop paresseuse même pour le minuscule effort d’aller au devant d’un sourire… me le suis fabriqué moi-même. Je suis un peu honteuse tout de même. 

lundi, février 02, 2026

Un dimanche calme

 


Un dimanche sans relief, bleu et froid… matin lavage cheveux, un peu de ménage, un peu d’internet.. déjeuner cuisiné vraiment, mieux que passable : salade de coquillettes et légumes avec un peu d’aïoli et omelette presque vraiment baveuse, une sieste dont je n’ai émergé qu’un peu avant 17 heures trop tard pour aller à l’utopie de la re de la République comme l’avais décidé pour voir « le Maître du Kremlin », et d’ailleurs mes cheveux n’étaient pas secs, trop dépitée pour sélectionner un autre film autant, moins ou plus désiré à une séance aux alentours de dix-huit heures à la Manutention, je me suis fait et j’ai bu une tisane de thym


et je ne suis sortie qu’à dix huit heures dix pour aller rue de la République acheter chez Carrefour de quoi dîner et autres courses alimentaires ou autres en me limitant à ce qui me semblait à mon gout et dont l’ensemble ne pesait pas trop. 


dimanche, février 01, 2026

Samedi sans le rite


 Je ne sais pour quelle raison j’ai eu (je décide de le mettre au passé) un vrai coup de pompe. Avais un pas flottant vendredi en allant au théâtre et (ce que j’avais tu) tout en suivant la pièce ave attention je me retrouvais régulièrement avec la pue posée sur le giron de ma voisine ou en route vers… et cela s’est traduit par un réveil pas très réveillé et très tardif ce matin. 


J’ai donc décidé de ne pas tenter la marche vers les halles et de me contenter de petites courses chez le petit Carrefour City de la place à 11 heures… un tour sur internet un rien maladroit et lent, un bon déjeuner, une bonne sieste, une bagare avec mon ordinateur tout aussi lent et un feedly qui faisait des siennes.



et m’en suis allée quasi guillerette un peu après 18 heures 20 vers le rendez vous habituel du dernier samedi du mois avec le faux petit fils (avons parlé contes et fables) d’où suis revenue vannée. 


samedi, janvier 31, 2026

Les Meutes au T. des Halles

 

J’avais envie d'avoir deux spectacles pour ce vendredi, un film avant le théâtre en entrée de nuit, mais aucun horaire des films programmés par Utopia ne le permettait et je sis restée dans l’antre le matin… Le ciel était d’un peu assez splendide sur la cour mais l’air passablement froid et me suis activée pour me réchauffer, avec des petits passages sur internet. Un déjeuner assez réussi (un peu trop salé tout de même), une lourde sieste, en émerger, vaquer, préparer tenue soir et les préparatifs du souper



et m’en suis allée dans le début de nuit vers le théâtre des halles pour voir « les Meutes » une pièce d’Eloïse Mercier mise en scène par elle et Gautier Boxebeld qui avait été programmée pour le festival off de 2024 au Château de Saint Chamand



photo © Vincent Bérenger provenant d’un article de Coup d’oeil titré « les Meutes ou comment se jeter dans la gueule du loup » et commençant par Au Château de Saint-Chamand, hors-les-murs de la Manufacture d'Avignon, c'est sur le mode du conte qu'Eloïse Mercier s'attaque au carcan de la vie conjugale… Eloïse Mercier file une métaphore pour parler des errances de la vie conjugale. Prise au piège dans sa belle-famille, son personnage se sent traquée comme un loup. Alors que la présence des chasseurs se fait de plus en plus pesante, le danger va croissant et il semble évident que la future mariée est une proie. L’idée d’une femme-loup qui s’invite dans chaque scène avec une série de jeux de mots et autres expressions communément partagées : « hurler avec les loups », « il y a un loup », « connu comme le loup blanc »… Le loup est-il victime ou bourreau ? Enlisé dans les contradictions de nos métaphores animales, le propos se trouble… C’est sans doute avec ces double sens que la proposition tend à perdre en radicalité. Sans rien taire de la complexité des relations amoureuses, sûrement est-il possible d’imaginer un message plus clair, plus universel. Si le texte vient parfois surexpliquer les situations, il tend parfois à se contredire. Cet entre-deux vient d’ailleurs se matérialiser dans les choix scénographiques. Au registre du conte et au métaphorique répond un décor plus littéral dans lequel les écrans représentent minutieusement les descriptions du texte.



Je suis rentrée vers l’antre ayant aimé, essayant de démêler ce qui avait joué, la mise en scène les vidéos lentes sur un panneau central servant de décor, les voix off par moment, les décors et le jeu des vidéos se découpant, la superbe queue touffue qu’arborait Lou la nuit dans les bois et ses fines jambes en robe courte, le jeu de son époux éperdu et tiraillé, le grossièreté pontifiante du père, mais surtout le poids de cette famille et la fragilité de Lou. 

vendredi, janvier 30, 2026

Santons et pas de film

 


Matin de tâches ménagères dont l’adieu ou l’au-revoir des santons.. avec le salut final d’un vieux berger et de ses deux jolies petites filles.



J’avais programmé à Utopia Manutention à 18 heures 30 « Plein Ciel » un des films que je tiens (avec raison ou sans) à voir mais à dix sept heures un coup de téléphone de mon propriétaire qui devait venir pour des travaux du studio à terrasse supérieure et dont j’ai conclu qu’il voulait me voir également… j’ai pensé zut et en l’attendant je suis allée jeter le sac poubelle qui était prêt en faisant le tour du pâté de maison pour  faire quelques pas… En fait quand je l’ai vu ce soir j’ai réalisé que notre rencontre n’était pas indispensable, il voulait simplement avoir des nouvelles… j’en ai profité pour lui offrir un dessin acheté lors d’une vente pour dépanner l’ancienne propriétaire de la Maison de la Poésie que je goûtais peu et devant lequel il s’arrêtait chaque fois qu’il venait chez moi, ce qui m’a permis d’installer à sa place le dessin d’Alexandra Giacobazzi qui n’avait plus sa place à cause du nouveau radiateur installé maintenant à côté de la porte.

jeudi, janvier 29, 2026

Charroi et hésitations

 


Vaquant (matin un peu cafouilleux au gré de mes urgences abandonnées) j’apercevais en passant devant les volets verts entrebâillés j’apercevais en haut de leur ouverture une découpure bleu ou un gris morne, visions du ciel d’un jour qui hésitait comme moi. Me suis tenue tout de même en une tranche de temps appliquée au changement de draps.



et m’en suis allée avec le sac les contenant, échangés contre une paire propre, la charge que je savais légère m’incitant à une flânerie ponctuée de pauses en revenant. Des petits tours sur internet, un déjeuner le nez dans le Canard, une longue sieste (j’étais crevée sans raison apparente et j’avais perdu cinq cent grammes) et des hésitations entre des idées d’activité qui voletaient..

mercredi, janvier 28, 2026

En froid gorgé d’eau marche et cinéma


 m’en suis allée un peu avant onze heures après ma dose de lenteur et gafouillage ordinaire, sous un ciel qui retenait les larmes de pluie prévues mais ans un air dont la relative tendresse était rafraichie par l’humidité 


acheter (pas sage) trois pots de confiture (fraises de Carpentras, pastèque au citron et figues) ainsi qu’un petit pot d’aïoli et un de tapenade noire chez « les Délices du Lubéron », faisant auparavant un détour sous prétexte de marcher par la rue du Commerce et un petit supermarché (trois plats à faire réchauffer au micro-onde pour flatter ma paresse) et une boutique de savons… et m’en suis retournée vers l’antre…. Un peu de cuisine tout de même, internet… déjeuner… sieste.. internet et vidéo 



avant un départ un peu avant six heures vers Utopia Manutention pour voir « Palestine 36 » un film de Annemarie Jacir…



Photo du film que j’emprunte au site d’Utopia - je vous met ici un lien pour vous permettre d’en savoir le cas échéant de quoi il s’agit selon l’article dont je prélève ceci : Des Gaulois soumis par César aux « Indiens » d’Amérique, en passant par les peuples du continent africain, tous les colonisés peuvent en témoigner : « l’histoire est écrite par les vainqueurs ». Pour rendre acceptable son entreprise d’occupation et de domination, il faut au colon un narratif favorable, qui justifie ses actions et les transforme en geste héroïque. Ainsi, outre le mythe de la « terre promise », la propagande israélienne assied-elle la légitimité de la création de l’État hébreu sur une série de mensonges historiques. Par exemple l’idée que le sentiment national palestinien n’aurait jamais existé



Retour sous crachin, sonnée mais heureuse d’avoir vu et ressenti er après un moment pour savoir qui est qui et comment il s’insère trouver que cette façon de faire fiction sans endommager les faits est me semble-t-il plutôt réussi et éclairant. (et que je supporte de moins en moins ceux qui pense une solution possible sans faire des renoncements réciproques même pour ceux qui s’en croient capables quasi impossibles)


PS. ai trouvé ce soir un long entretien avec la cinéaste (avec des photos du film) qui précise un peu les évènements, qui explique ses choix, qui donne des détails sur les personnages fictifs qu'elle a inséré dans son récit, la complexité de la société palestinienne, les paysans, les citadins dont un bonne part veut adopter le style de vie des britaniques, et ces merveilleux personnages de femmes.