mercredi, janvier 16, 2013

Ai cueilli ou rapté un peu de neige


mardi matin : annonces de neige à la radio, et puis ce billet d'Arnaud Maïsetti http://www.arnaudmaisetti.net/spip/spip.php?article991 tendu en beauté
tu vois, moi aussi j’ai eu tort. et puis, de là-haut, j’ai vu ce garçon qui attendait cette jeune fille, transi de froid. elle fit le geste de le rejoindre, criant de ne pas abîmer la neige sur le sol. il revint sur ses pas (ou est-ce dans mes rêves) pour remettre un peu de neige sur ses traces. j’entends encore son rire, est-ce le mien. (et le reste)
mardi matin, mon assurance, malgré le ciel d'un blanc gris, malgré le neigeottement à Roquemaure que cela ne serait pas ici, que mon refus la refoulerait, et l'accord du platane ami, qui caressait le ciel

mais ce fut eau blanche et puis flocons petiots, qui ne voulaient pas être pris en photo, qui commençaient à rendre glissantes les dalles de mon chemin
ai tenté de montrer traces, (et n'y suis pas parvenue) suis rentrée, ai réchauffé mes mains, ai cueilli un peu au hasard, bribes de billets ou tweets la concernant
En commençant par la belle bribe de Francis Royo http://analogos.org/2013/01/15/bribes-4-8/
Naviguer sous le sourire de la neige.
Penser le vent jusqu’à l’étrave.
Et dans la nuit
un phare toujours qui nous esquive.
Ou bien entendu l'absence miraculeuse de la neige à Montréal la belle, chez Pierre Chantelois mais il suffisait de remonter d'un jour, pour la trouver en images traitées sur http://lesbeautesdemontreal.com/2013/01/14/jour-sans-soleil-comme-un-monde-sans-lumiere/

de fort beaux ou drôles, que je passe, des photos, que je n'ose chiper, et puis des tweets, informatifs, ou moins comme
de Dominique Hasselmann à Mémoire du Silence sculpter la neige avant de devoir la déblayer
de Jean-Michel Maulpoix la toute petite voix de la neige
et Chaque flocon répète : "Nous n'irons plus au ciel" (Pas sur la neige").
Lionel André Peut-être aujourd'hui nu-tête...givré... œil epieur...étranger au jour
et Le ciel aujourd'hui est une grande neige qui tombe comme une grande lettre signée avec de grands paraphes...

en fait assez peu, presque aussi peu que de flocons... mon souvenir était trompeur

au bout d'une heure environ, la nappe des nuages s'est soulevée, nous avons retrouvé le sec et dans l'après-midi le ciel a pris la couleur d'un saphir birman – ce fut une idée de neige

11 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Si vous viviez au Nord, dans les pays de neige, vous seriez leur poète. Vous trouveriez les mots et les images pour faire d'un flocon un objet fascinant de poésie.

tanette2 a dit…

Ici c'est plus qu'une idée ce matin, tout est bien blanc, il me tarde que le jour se lève pour bien voir les gros flocons s'écraser au sol. Par contre je ne sortirai prudemment que pour faire des photos...

arlettart a dit…

Une "idée de neige" joli...

JEA a dit…

un film de Juliet Berto, aussi...

Dominique Hasselmann a dit…

@ JEA : Le Monde a publié seulement il y a deux jours un article sur le cinéaste décédé le 31 décembre, Jean-Henri Roger.
Son film "Neige" reste beau et délicat.

@ brigetoun : oui, flocons vite dissipés mais votre manège en décor tournant (et le nom du magasin).

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Plus qu'une idée de neige, peut-être un préalable...?

brigitte celerier a dit…

NON moi y en a pas vouloir !

Danielle Carlès a dit…

pas de neige en ma ville, me sens comme étrangère, mais je partage avec vous le saphir birman :)

jeandler a dit…

Ici, à Paris, un peu plus qu'une idée de neige mais pas suffisamment pour dépoussiérer les skis. Et puis, ce matin, c'est fini: une soleil radieux !

brigitte celerier a dit…

merci à vous tous

louise blau a dit…

la neige saisie par touches, flocons sur flocons