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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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mercredi, juin 07, 2006

dédié à Olivier http://vivelavie.blog.lemonde.fr qui pêche par une trop grande humilité, mais se rachète par sa générosité, et à tous les autres qui le voudront bien, un bout de poème de Claude Roy.
"Une pensée de toi m'a effleuré/ en chuchotant je ne fais que passer,/ c'était ta voix/ ta voix de vent léger sur les dunes/ ta voix de mer qui souffle sur une lune pâle/ voix de pieds nus de feu de bois de citronnelle/ de la mousse d'eau aux crêtes des vagues.." Joli, non ? et plus humblement de pauvres petites plantes.
Par le Journal LitéRéticulaire, généralement situé sur des cimes un peu hautes pour moi, j'ai accédé à un texte de Claude Simon de 1947 sur http://www.berlol.net/Corderaide.html qui commence assez bien


"Autrefois je restais tard au lit et j'étais bien" et plus loin "je me rappelais les deux dômes lourds de Berlin.. et celui d'une église d'Avignon, tout contre ma fenêtre, si près que je pouvais vivre sa vie et sentir la matière de ses pierres". Après m être interrogée, j'ai décidé, en ma grande sagesse, qu'il ne pouvait s'agir de celui de l'Oratoire. Me faut chercher. Le texte touche en mineur aux thèmes que l'on retrouve dans les livres ultérieurs .. il y a quand même de très chouettes passages, et puis un clin d'oeil pour moi à propos de Barcelone pendant la guerre d'Espagne (pour moi bien plus tard, il y a en gros 35 ans)
"La salle à manger de l'hôtel Colon pendant l'été 36 : l'odeur d'huile rance où avaient cuit indistinctement poissons, omelettes, pommes de terre. Confusion, cris et les mêmes maîtres d'hôtel mais maintenant en bras de chemise, qui quelques jours avant servaient encore la clientèle désabusée des Palaces... sous les plafonds dorés et les lustres à pendeloques"..
Je n'ai pas connu les maîtres d'hôtel, puisque je me nourrissais de feuilles de salade de tomates et de crèmes catalanes dans ma chambre, mais les portiers, les garçons, liftiers et le bel ascenseur devaient dater de cette époque, et j'avais honte de faire porter ma valise. La chambre était somptueuse, et la proximité de la cathédrale .. J'espère que l'hôtel existe toujours et a résisté à la movida. Bon il y a des passages plus profonds, mieux charpentés, plus évocateurs ; En fait, plus je le lis, plus j'aime.
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