j'avais envie de dire au revoir à l'été avec des arbres de par chez nous, qui font fi de l'automne et de l'hiver, mais sotte que je suis je ne savais qu'en faire de mes arbres. Je les ai donc laissés comme ça, en l'air et j'ai flâné.En musant, je suis tombée sur Brassens et cette chanson (dont les paroles sont au vrai de J.Tachant)
Il existe encor des bergèresQui promènent leurs blancs moutons
Elles ont la taille légère
Et un vieux bâton.
Malgré le règne des machines
Dans certains villages cachés
Un vieil ânon courbe l'échine
En grimpant les sentiers perchés,
Et dans les prés sur l'herbe verte
Le voyageur fait tout à coup
La plus heureuse découverte
Une bergèr' aux yeux très doux
Je sais, ce n'est sans doute pas se meilleure chanson, et ce sont des vaches là, mais dans le souvenir qui est remonté de mes seize ou dix sept ans, je pense, c'était des vaches et la bergère était un berger (entre autres) avec de grandes bottes. La naissance d'un petit veau aux boucles collées dans la chaleur de l'étable. Les fesses crottées des vaches que nous guidions sur le bas côté de la route. Un beau tracteur.
Et dérivant toujours, pendant que la fièvre s'en allait, j'ai lu, dans un tout autre style, le début de King Kong théorie de Virginie Despentes qui me rebutait (image que j'en avais : violence gratuite dans les termes et objet mode) et j'ai assez aimé : "La figure de la looseuse de la féminité m'est plus que sympathique, elle m'est essentielle. Exactement comme la figure du looser social, économique ou politique. Je préfère ceux qui n'y arrivent pas pour la bonne et simple raison que je n'y arrive pas très bien moi-même. Et que dans l'ensemble l'humour et l'inventivité se situent de notre côté" (malheureusement pas très vrai) ... "Je suis ce genre de femme qu'on n'épouse pas, avec qui on ne fait pas d'enfant, je parle de ma place de femme toujours trop tout ce qu'elle est, trop agressive, trop bruyante" ou trop réservée. C'est fort bien dit. Pas sûr tout de même que je la lise toutes affaires cessantes.
Bon, journée blanche, mais je crois que j'ai eu la peau de la fièvre (curieux ?)