mardi, janvier 15, 2013

Jour sauvé par petite oasis amicale


Matinée dolente (ai pu en profiter pour liquider repassage en grimaçant), corps qui s'impose – tentative lecture – esprit qui vague
Et puis, comme annoncé, un coup de téléphone, un départ dans le frais radieux - petit vent pour brouiller cheveux en montant aussi vivement que pouvais vers la place de l'horloge

Une présence amie - des nouvelles - du piapia - des sourires - des torrents de thé, presque – jouer au vertige avec glaces et lumière - la bénédiction de cette coupure

et un retour dans le vent, bien trop faible pour ébranler ma carcasse comme le fait souvent au coin de l'opéra, juste ce qu'il fallait pour fouetter un peu le visage, et jouer avec les effilochages blancs dans le ciel.
Pendant que la nuit tombait sur la cour (en arrosant découvert, avec étonnement et crainte, des ébauches de bourgeons sur de petites amorces de branche nues) ai fait un petit tour sur internet
Noté cette phrase de Kafka dans le beau billet du journal de Fred Griot http://www.fgriot.net/notes/dotclear/index.php?post/2013/01/14/composition-structure (vivement conseillé)
J'écris autrement que je ne parle, je parle autrement que je ne pense, je pense autrement que je ne devrais penser, et ainsi jusqu'au plus profond de l'obscurité.

Franz Kafka (correspondance, 1920 ?)

5 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

Une évasion de quelques heures, ai-je bien compris? Parfois l'occasion s'offre comme un petit bonheur au milieu d'un jardin rocailleux. Et dans ce jardin il faut saisir l'instant de pouvoir admirer et s'offrir ce petit bonheur, bien éphémère. Et Kafka conclut admirablement ce billet.

arlettart a dit…

De Kafka à Duras ... merci pour le billet de Fred Griot je reste dans l'esprit du "Nouveau roman"

Dominique Hasselmann a dit…

Un ciel presque pur qui défie Kafka.

jeandler a dit…

Une oasis comme un île perdue dans les sables avec un dattier... et le lait d'une chamelle.

JEA a dit…

F. Bott :
- "Il y a peut-être deux sortes d'écrivains : ceux du crépuscule et ceux du petit matin..."