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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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samedi, avril 12, 2008

« Chez les Grecs, le Ciel finissait au sommet de l’Olympe, et leurs Dieux ne montaient pas plus haut que les vapeurs de la terre. Le merveilleux chrétien d’accord avec la raison, l’astronomie, et l’expansion de notre âme, s’enfonce de monde en monde, d’univers en univers, par des successions d’espace, où l’imagination effrayée frissonne et recule. En vain les télescopes fouillent tous les coins du Ciel ; en vain ils poursuivent la comète au-delà de notre système, la comète enfin leur échappe ; mais elle n’échappe pas à l’Archange qui la roule à son pôle inconnu, et qui, au siècle marqué, la ramènera, par des voies mystérieuse, jusques dans le foyer de notre soleil »
J’avais cette photo, d’ailleurs assez piètre, et en écoutant des idioties quelconques je me suis mise, par curiosité distraite, à chercher des archanges sur Gallica, pensant vaguement que je devrais en trouver chez Bossuet ou Massillon, et suis arrivée chez ce fou de François-René de Chateaubriand.
En dehors des économies que représenterait cette attente, et de l’amusement à l’idée d’avoir un archange comme secrétaire d’état à la recherche dans notre gouvernement, ne suis pas sure d’apprécier (à vrai dire je souffre d’un fort préjugé contre cet homme, contracté dans la petite salle de classe s’ouvrant sur le jardin des dominicaines et le Faron).
Et pour me garder, veiller enfin sur ma propension aux sottises, je préférerais cet ange frustre, un peu blessé.

Quoique, il me semble un rien sévère, et je craindrais de le voir partir en guerre contre les malaks. Ou l’appeler Gabriel pour qu’il appartienne à la Bible, au Coran, et à ma famille. N’importe quoi. Effet d’une fin d’après midi avec des orteils recroquevillés dans des botillons aussi humides que ma cour, et de la mauvaise conscience d’une journée passée en slalomant dans des lectures, esprit trop gourd pour se fixer
et sans pouvoir redresser la gueule de traviole de mon dernier bonhomme, par soucis de propreté intra muros et obstination de la pluie à se réveiller dès que je sortais.
m’en vais dormir en espérant que la journée qui vient sera moins humide, parce que j’ai quelques courses à faire à Monoprix (pas briseuse de grève) et parce que, surtout
Samedi 12 avril 14 heures : rassemblement devant la préfecture du Vaucluse, contre les franchises médicales. Rue viala, Avignon. « Le collectif départemental contre les franchises médicales appelle tous les Vauclusiens à venir protester contre l'instauration des franchises médicales et en exiger l'abrogation. Dans notre département un citoyen a commencé une grève des soins depuis le 20 mars (il ne devrait pas dit Brigetoun). Soyons nombreux à lui exprimer notre solidarité en liaison avec l’appel lancé par le collectif national et Bruno-Pascal Chevalier, le premier à avoir commencé une grève des soins en janvier en région parisienne. Le collectif national appelle le 12 avril, à des rassemblements devant toutes les préfectures.
Venez avec des boites de médicaments vides que nous déposerons la préfecture » (là je suis un peu ennuyée parce que je ne les garde pas)

vendredi, octobre 20, 2006

Le vent est froid, le ciel est gris, mais je ne me résous pas à m'atteler au changement de garde-robe.

Je me réfugie dans la négation-sommeil du second matin, me rapatriant, lovée sous ma couette, soi-disant lucide, pour écouter les nouvelles, émergeant après d'inexplicables plages mortes, trop tard, jeudi encore, pour aller aux Halles.

En marchant vers la gare pour acheter des billets, j'ai voulu trouver dans les teintes des arbres un accord avec l'automne qui s'installe. Le ciel se levait un peu, ne pleurait plus, mais la tristesse humide l'emplissait toujours. Mais la masse du feuillage est toujours drue pour le moment, nous n'en sommes qu'à un assourdissement du vert.

Tout de même, certaines espèces ... et les petites branches surgeons sous la couronne des platanes..

Et les feuilles mortes, que l'on ne voit pas quand elles se cachent sur les arbres, commencent à coloniser des coins de trottoirs, s'accordant avec les flaques de la nuit de mercredi.
Un peu avant le crépuscule, le gris s'est fendu, des plaques effrangées ont glissé, le bleu a percé par endroit, avant que tout bascule dans le soir.

Thé au jasmin, thé à la bergamote ou caravane tout simplement. Et s'installe le choix hivernal entre les fenêtres presque grandes ouvertes sur la nuit qui tombe, humide et pénétrante, ou l'odeur des cigares et cigarettes. Je me prends à rêver de fauteuils en velours côtelé et d'une cheminée avec une flambée où faire rôtir des pommes (juste pour l'odeur).


Posted by PicasaJe retrouve chez Jean Claude Boudais des photos de la Trappe au début du siècle, et maintenant qu'il ne suit plus dans son récit Saint-Simon ni Chateaubriand, j'ai recherché dans la vie de Rancé la description de la Trappe avant la réforme
"Le réfectoire n'en avait plus que le nom. Les moines et les séculiers s'y assemblaient pour jouer à la boule lorsque la chaleur et le mauvais temps ne leur permettaient pas de jouer au dehors.
Le dortoir était abandonné ; il ne servait de retraite qu'aux oiseaux de nuit : il était exposé à la grêle, à la pluie, à la neige et au vent ; chacun des frères se logeait comme il voulait et où il pouvait...
Il n'y avait d'autres ruisseaux à La Trappe que ceux que forment les étangs successifs qui s'élèvent avec le terrain, ni d'autres prairies que les queues des étangs ; l'air n'était supportable qu'à ceux qui cherchaient à mourir."
Pour les photos sépias des moines dans la Tappe deux fois reconstruites, la ferme, et une formidable bibliothèque http://www.jcbourdais.net

Et je viens d'écouter François Bon parler de Tumultes et puis, s'appuyant sur Quignard "on arrête de jouer, et on écrit pour nous, point."