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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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mercredi, mai 01, 2024

Rien que ce jour sans lumière et un poème

 



Jour qui se niait,

hésitait à exister…

Idées mortes-nées.



J’ai lancé une première phrase de plusieurs lignes pour débuter le #1 de la seconde série de l’atelier de Fran!ois Bon… me suis interrompue pour un pointage bancaire sans problème, ai été incapable de renouer… laisse reposer en espérant que le mois de mai me sera plus tonifiant.



Même les roses

d’ennui et lassitude

baissaient la tête.



Pour le poème du jour m’en suis allée dans les poèmes retrouvés figurant à la suite du condamné à mort et avant le funambule de Jean Genet chez Poésie/Gallimard à l’entrée desquels ai trouvé ce quatrain :

Dans l’antre de mon oeil nichent les araignées

Un pâtre se désole à ma porte et des cris

S’élèvent de la feuille angoissée où j’écris

Car mes mains sont enfin de mes larmes baignées


samedi, octobre 19, 2013

Écouter ce que Genet dit de Giacometti


Une journée sur laquelle je porterai un regard assez neutre pour l'effacer... et un départ, dans le début de nuit (en flânant dans la relative douceur de l'air, en cueillant un peu de la grâce, un peu de la décrépitude de la ville)

vers le jardin de Sainte Claire, le théâtre des Halles

`
(et les boites de Timàr, fondateur et directeur dudit théâtre) pour la lecture, par Alain Timàr et Jean-Yves Picq de L'Atelier d'Alberto Giacometti.

Photo provenant du site du Théâtre des Halles http://www.theatredeshalles.com
Cette photo en fond de plateau, une assez belle assistance, tant de têtes vivantes, intéressantes, inconnues de moi, d'humeur civile, et, entrant par la droite le crâne et le visage imberbe de Timàr, par la gauche la chevelure et la belle et sage barbe blanche de Jean-Yves Picq. Une courte introduction par une des jeunes femmes du Parcours de l'art auquel est offert cette lecture, et les deux voix, un peu haut perchée de Timàr, baryton grave de Picq alternant.
Une attention heureuse et tendue.
Pour garder une trace, ici, pour moi, de ce texte, puisque je n'ai pas – et là maintenant je le regrette intensément – le livre, suis partie en quête et j'ai prélevé deux citations sur http://www.theatre-contemporain.net/spectacles/LAtelier-dAlberto-Giacometti/ensavoirplus/ pour leur beauté
C’est l’œuvre de Giacometti qui me rend notre univers encore plus insupportable, tant il semble que cet artiste ait su écarter ce qui gênait son regard pour découvrir ce qui restera de l’homme quand les faux-semblants seront enlevés. Mais à Giacometti aussi peut-être fallait-il cette inhumaine condition qui nous est imposée, pour que sa nostalgie en devienne si grande qu’elle lui donnerait la force de réussir dans sa recherche...... Et quand il a réussi à défaire l’objet ou l’être choisi, de ses faux-semblants utilitaires, l’image qu’il nous en donne est magnifique.
….
Il n’est pas à la beauté d’autre origine que la blessure, singulière, différente pour chacun, cachée ou visible, que tout homme garde en soi, qu’il préserve et où il se retire quand il veut quitter le monde pour une solitude temporaire mais profonde. Il y a donc loin de cet art à ce qu’on nomme le misérabilisme. L’art de Giacometti me semble vouloir découvrir cette blessure secrète de tout être et même de toute chose, afin qu’elle les illumine.
Et cela continue, Giacometti, les rencontres pour le portrait, la nature de l'oeuvre d'art, le regard sur les oeuvres, le regard du créateur, la beauté de la solitude de l'oeuvre, la beauté de la solitude des objets (une belle image de Giacometti, la serviette posée sur une chaise, si seule, si évidente, qu'il semble qu'elle devrait rester telle, immobile, si la chaise était enlevée).. la laideur et l'amour...les matières, plâtre et bronze (tout ceci incitant à des développements qui me semblaient passionnants).. la main posée sur le plâtre qui en devient vivante..la grâce de la patte courbée du chien en plâtre de Giacometti, son corps de plâtre effiloché et métal, son avancée nez au sol, son évidence solitaire, et ce qu'il est : Giacometti (d'après ce dernier), des anecdotes, des théories légèrement évoquées etc...
brouhaha aimable, séparation lente du public,


Brigetoun sur le chemin du retour, en grande envie d'un cigare

et la tour de l'horloge toute bleue dans la nuit, se cachant derrière un reste de feuillage mais annonçant l'antre, le cigare, la lecture, le dîner, le sommeil.

mardi, juillet 19, 2011

Dans le soir d'Avignon, des textes, des voix, des ciels, des acteurs et actrices

Brigetoun ne mérite pas sa ville, et s'en est tenue à l'écart jusqu'au soir.

Brigetoun ou ce qui croyait exister par moment, commençait à penser, à faire même des projets, notait parfois la présence de la lumière sur le mur, ou son absence, et chaque fois se dissolvait.

Suis partie en fin de journée, munie d'un parapluie, inquiète d'avoir cru voir les nuages s'amonceler,

les ai trouvés sur la place, mais étaient de passage, et devant moi c'était une beauté de blancheurs légères comme j'avançai dans la rue Joseph Vernet, pour aller écouter, dans la cour de Calvet, la deuxième partie de la trilogie de la critique d'Antonio Negri « Renzo le partisan » (critique des armes), avec Evelyne Didi et Laurent Poitrenaux

arrivée assez tôt pour n'être pas refoulée (j'aurais pu m'en passer), dans le petit groupe devant la grille

je regardais la lumière sur le mur -

dans la longue attente dans la cour d'entrée, je regardais le sol, les pieds, et puis le ciel,

pendant l'attente sur ma chaise dans le jardin, je regardais les platanes,

et la lumière sur la balustrade – et puis Antonio Negri qui parlait à quelqu'un et Poitrenaux qui relisait le texte.

Un prologue par des voix enregistrées, et puis la lecture par Poitrenaux dans le rôle de Renzo le jeune partisan qui s'interroge et, avec une jolie subtilité dans les changements légers de timbres, et surtout dans le rythme personnel de chaque personnage, le chef, le psychiatre etc... avec des interventions d'Evelyne Didi – plaisir de leurs voix, plaisir aussi du texte (qui sera diffusé en novembre sur France Culture.

Je suis repassée chez moi prendre ma petite veste de soie parce que, malgré mes bras couverts, je frissonnais un peu (et regardais avec étonnement admiratif les jeunes femmes)

pour repartir, monter les marches vers la porte du palais, aller écouter, pour elle, pour le texte, un peu malgré la mise en musique, « le condamné à mort » de Genet, par Étienne Daho, avec Jeanne Moreau, au milieu d'avignonnais, peu habitués à la cour , chaleureux et heureux d'être là.

Y aller parce que tout, prononcé par elle, devient beau et intelligent – d'autant qu'elle se commet rarement – et parce que : l'incandescence des mots, éclatant dans cette forme classique.

Ma familiarité avec ce texte qui m'avait fait craindre jusque là d'entendre la musique posée dessus, même par Hélène Martin, musique sur musique des mots, musique minimaliste heureusement que la cour accueillait et exigeait presque, presque...

et les interventions de la voix de Moreau :

« Ne chante pas ce soir les « Costauds de la Lune »,

Gamin d'or sois plutôt princesse d'une tour

Rêvant, mélancolique à notre pauvre amour ;

Ou sois le mousse blond qui rêve à la grand'hune.


Il descend vers le soir pour chanter sur le pont

Parmi les matelots à genoux et nu-tête

« L'Ave Mara stella ». Chaque marin tient prête

Sa verge qui bondit dans sa main de fripon.. »


voix s'étendant dans la nuit, voix faisant vivre les vers, parce que je trouve tout de même un peu dommage la musique qui aplanit un peu trop les fulgurances du texte – la mécanique de l'alexandrin se laisse malmener, assouplir, ce qui est moins le cas d'une musique rythmée.


Applaudissements, ambiance presque familiale (après amusement de sentir ma voisine qui découvrait le texte recevoir la crudité de certains mots auxquels l'idée « condamné à mort » ne l'avait pas forcément préparée).

Repassée dans l'antre, noté ceci avant de repartir à minuit vers l'école d'art

pour une « bataille » (improvisation) entre Jeanne Ballibar, raffinée-décontractée, jouant les paumées, genre Zelda, et Marlène Saldana qui fait l'essentiel du show (le décalage entre les rares prises de parole de Jeanne Bellibar et sa présence, danse etc... est savoureux) avec un bel humour et courage (masse de chair huilée sur d'immenses talons, en bikini jaune et perruque blanche, et clowneries incessantes, même quand elle se met à lire la guerre des Gaules).

Retour par la rue Joseph Vernet déserte, vers les terrasses encore animées de la place Crillon, et l'antre.

vendredi, août 17, 2007

Premiers pas dans la cour - en essayant d’assimiler du café, je constate qu’à un moment, entre trois et six heures il a plu, le pauvre bois de la table gardant une petite marre en cours d’assimilation. Mais dans les rues, si la vraie lumière et la pleine chaleur n’étaient plus là, nous étions loin de l’orage annoncé. Un petit avant-goût de l’idée d’un très lointain automne.
En remâchant la lâcheté joyeuse avec laquelle j’ai accepté de passer quelques jours à Toulon, en fin de semaine, et on verra combien de temps ensuite, remisant ma décision de ne plus me déplacer avant que l’on vienne à moi, je marchais tout doux, tout doux, pour retarder les taches ménagères, et suis passée saluer le plan de Lunel, un de mes coins bien- aimés, la noblesse simple et les parfaites proportions de ses hôtels. Mais les petits bancs ne donnaient guère envie de s’asseoir dans leur ombre.
Que vais-je faire pour éviter que la mort de certaines plantes s’accélère, que la santé tenace des autres soit entamée pendant ces jours ? Rêver à de petites ondées ? Un peu aléatoire. Mais me tentait l’idée de voir ces nièces, dont l’italienne, qui me donnent l’illusion d’avoir vraiment du plaisir, ou un certain, à me rencontrer, de me connaître, de m’accepter. Ecouter le jazz qui sort du bureau de mon beau-frère, l’apprécier sans être capable de l’identifier. Et je le découvre, partager en mineur les malaises de la dernière, l'ex petite fille de Hansi, sans rien pouvoir pour la soulager (mais éviter un peu les critiques sur mon état, à coté égoïste, même si elle me soucie plus), les échanges avec ma sœur, au plaisir de les avoir, avec la prudence qu’exigent nos opinions, telles que nous nous les imaginons réciproquement, et nos sensibilités.
En attendant que murisse l’envie de repasser, en écoutant des théâtreux comme disent les sots, dans le plaisir ou de rares refus, un peu au hasard, en ouvrant le livre, encore une vraie fausse digression, qui sont peut-être ce que je préfère dans « le captif amoureux » de Genet : « Les langages sont peut être la mécanique assez vite apprise afin de communiquer les idées, mais par langue ne faut-il pas entendre autre chose, les souvenirs d’enfance (dans le cas précis ils posent problème à cause de leurs divergences), les mots, la syntaxe surtout presque donnée aux premiers âges, plus vite que le vocabulaire avec les cailloux ; la paille, le nom des herbes, des cours d’eau, des têtards, des vairons, le nom et le changement des saisons…. »
Et juste quelques lignes plus loin, je trouve l’équivalent, plus détaillé et tellement meilleur, de mes chevrettes et petits crabes de l’autre jour : « Quelle stupéfaction ! L’écrevisse est grise, proche de noire. La bête recule, nous l’avons vu dans l’eau du ruisseau. Grise, mais il fallut attendre et voir que l’écrevisse que l’on mangeait passa dans l’eau bouillante qui la fit morte et rouge ». Quoique lui aussi il me semble plat pour évoquer la cruauté de cette métamorphose. Et trois photos de la lumière dans les arbres lundi matin. Découvert, par l’intermédiaire d’un blog de désigners italiens, que je suis de temps en temps, par amitié et pour essayer de comprendre, une vidéo, merveilleuse et presqu’innocente image de l’éternel premier couple au paradis terrestre, un peu encombrés seulement par les vélos qu’il s’agit en fait de promouvoir : http://www.wallpaper.com/content/feature/puma/puma.html

jeudi, août 02, 2007

Des photos pour saluer la ville, dehors, et les gens (sans doute moins nombreux, aujourd’hui) qui y prenaient plaisir, un jour de juillet, un peu plus loin, dans ma rue. Mercredi matin, j’ai mis sur le sol un pied allègre et décidé, j’ai choisi une jolie jupe pour lancer Brigitte dans la journée et soutenir ses envies d’exposition ou musique, et puis peu à peu je l’ai de moins en moins aimée.
Oublions la. Repris le début d’« un captif amoureux » et retrouvé des descriptions de petits matins dans les collines palestiniennes, beauté dans un monde malade « Les trois sommets invisibles les uns aux autres, à tour de rôle se répondaient – à cette époque ou un peu plus tard Boulez préparait Repons – le soleil n’était pas encore levé mais il coloriait de bleu à l’est le ciel encore noir » mais certaines voix étaient celles d’enfants-soldats ou le voulant, et puis cela, que j’aime bien, et qui m’avait retenue lors de la lecture, ou un passage semblable :
« Sans dire exactement le contraire de ce qui fut, l’écriture n’en donne que la face visible, acceptable pour ainsi dire muette car elle n’a pas les moyens de montrer, en vérité, ce qui la double… Or, comme toutes les voix la mienne est truquée, et si l’on devine les truquages aucun lecteur n’est averti de leur nature. Les seules choses assez vraies qui me firent écrire ce livre : les noisettes que je cueillis dans les haies d’Ajloun. Mais cette phrase voudrait cacher le livre, comme chaque phrase la précédente et ne laisser sur la page qu’une erreur ; un peu de ce qui se passa souvent et que je ne sus jamais décrire avec subtilité et c’est subtilement que je cesse de le comprendre… » Jean Genet.
Une longue sieste, le plaisir d’un rire idiot et distrait devant « deux copines et un séducteur » d’un dénommé George Roy Hill, tout de même passablement mauvais, mais avec Peter Sellers.
Et une plongée dans les lettres, en évitant de lire plus que nécessaire pour établir la chronologie et reconstituer un dialogue. Constaté un trou de trois mois en 1941, coïncidant avec un passage du « vous » au « tu », et pensé que le mariage était dans ce creux, entre deux séparations.

Nuit tombée. Le temps devrait être plus gris jeudi, mais la vie (nourritures à acquérir et toubib) va m’obliger à émerger.

samedi, juillet 07, 2007

Brigetoun verbeuse dans le désert des vacances, et un Avignon qui se remplit.
Vendredi matin, bloquée sur le trottoir symbolique, sous l’hôtel de Sade, pendant qu’une voiture passait lentement, indécise puisqu’un chantier obstrue le débouché de la rue sur la place de la Préfecture, j’ai levé les yeux et l’appareil, mais je ne sais pourquoi ces pauvres pierres en ont légèrement rougi, habituées pourtant qu’elles devraient être à ces indiscrétions.
Et, toujours nez en l’air, j’ai remarqué pour la première fois, derrière l’urbanité de la façade et de la terrasse qui me fait toujours un peu rêver, ce qui semble être un mirador, ou, mais je crois pouvoir en douter, une hune de vieux croiseur. Nez en l’air parce qu’à mon niveau nous serons bientôt trop nombreux pour la phobie qu’a ma carcasse des foules.
Ouverture du festival. Pour moi par « les paravents » de Genet mis en scène par Fisbach, avec les marionnettes du théâtre Youkiza, reprise d’une ancienne mise en scène.
Le théâtre municipal était au 3/4 plein et j’ai pu facilement trouver un strapontin me permettant d’être quasi debout. Avec mon manque d’esprit pratique j’ai monopolisé deux personnes pour apprendre à utiliser les petites jumelles fournies à l’entrée (dont je ne me suis que fort peu servie pour ne pas perdre les mouvements et leur interaction, chorégraphie réussie). Mitigé : de beaux moments, un jeu intéressant entre le jeu des acteurs, des marionnettes, des acteurs avec les marionnettes, de quelques vidéos, une impression d’esthétisme-écran par moment.
Plateau noir avec l’arrivée d’un paravent blanc portant un beau graphisme, puis des panneaux, un écran moyen avec des projections de photos, dessins ou spectre des voix, les photos créant l’ambiance par leurs tonalités plus qu’illustrant, puis des praticables plus ou moins importants, sources de très et parfois trop belles images. Une grande science de l’occupation de l’espace. Dans la seconde partie, pour le monde des morts, un grand écran.
Au premier tableau la mère et Saïd joués par des acteurs, avec un travail sur la voix, surtout pour la mère qui passe de la représentation de la tendresse à des onomatopées ou cris, ou causticité, beau ou que j’aime, mais un peu inabouti en ce qu’elle ne permet pas toujours la compréhension du texte.
Puis arrivent les marionnettes, assez petites (d’où les jumelles) pour moi qui me souvenais d’un extraordinaire spectacle de bunraku vu à Paris, merveilleuse découverte, mais si du coup leur jeu m’a semblé relativement plus sommaire, certaines marionnettes, la jeune prostituée et le propriétaire terrien, retrouvaient cette quasi humanité stylisée qui m’avait fascinée. Comme pour le buraku elles sont manipulées par des silhouettes noires, qui parfois prennent part à l’action, et toutes les voix sont interprétés par deux diseurs, un homme et une femme, qui peu à peu sortent de leur coin (excellents, surtout l’homme). L’instrument de musique est remplacée par une bande son allusive et discrète.
La femme de Saïd, la moche, tête emmitouflée dans un grand chech noir, jouée par un homme, ce qu’on ne découvre qu’au salut final, m’a évoqué une femme d’Alger de Delacroix, en version géante et qui serait douée de mouvement et d’une voix de mezzo sensuelle.
Des moments très beaux (pour moi la scène entre la mère et Sli Slimane, le gant de pécari géant dominant les travailleurs et les deux époux en prison. Mais le mélange entre l’oratorio, la farce, l’esthétisme, les marionnettes et la pantomime ne prenait pas toujours à mes yeux. Un peu une impression que l’on passait à coté de ce qui aurait pu être.A l’entracte je suis sortie sur le balcon fumer en m’évitant la tentation de partir, juste à temps pour voir arriver des chevaux au coin de la place de l’horloge, avec des fiers faux vrais gardians, et un public ravi.

Pour une raison ou une autre, au début de la seconde partie, j’ai retrouvé du goût pour le lyrisme du texte, et avec l’errance de Saïd et de sa femme je suis enfin entrée dans le spectacle, lui retrouvant la force dont j’avais gardé le souvenir après avoir vu une mise en scène dense et belle d’une version sans doute raccourcie de la pièce, il y a je crois une dizaine d’année à Nanterre ou Bobigny (toute la matinée je me suis agacée du flou dans lequel restait cette impression pourtant marquante et d’être incapable de retrouver le nom du metteur en scène dont je sais simplement que j’aime son travail - idiot),. Toute la suite m’a semblée réussie même si par moment les dispositifs, inventaire abouti de ce que l’on retrouve dans les spectacles des dix dernières années, transparents, belles vidéos des marionnettes avec les voix off etc…) pour intéressants, pertinents, beaux qu’ils soient, finissent par retenir toute l’attention, et m’éloignaient de Genet.
Tout de même cela nous a retenus pendant un peu plus de quatre heures. Et j’en suis restée là.
Messagerie envolée. Coups de téléphone infructueux, rage, retour au calme et diner avec George Sand.