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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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dimanche, avril 17, 2016

Essentiel du jour, un bouton

eau, terre, soleil
sève, certains bouts de bois
retrouvent la vie
Voulais en rester là.. passer la journée en retrait, avec la lumière quand elle descend dans la cour et la lecture (n'en avais lu que deux ou trois poèmes) du Gardeur de troupeaux et des autres poèmes d'Alberto Caeiro ou Pessoa – mais, finalement dire aussi, mon envie de faire une pause dans mon soutien à la nuit debout. Ma fatigue à me persuader de l'utilité de la chose, même si me sens plus proche et intéressée, par eux (nous), sauf quelque dérives par trop fumeuses, ou résultant de beaux principes libéraux camouflés, que par les jeunes qui ont décidé de jouer au foot en s'interpelant ou de beugler des onomatopées pour, sans l'afficher, couvrir les voix pleines de réserve des intervenants qu'avons peine à entendre..., - réserve, souvent, sauf bien entendu quand il s'agit de noter des idées d'actions, des rendez-vous où j'irai si le peux -, a trouvé son expression exacte dans ces phrases d'Eric Hazan (suis pourtant souvent, du haut de mon inculture politique, en accord si réservé qu'inexistant avec lui) notées dans la présentation d'une émission d'Arrêt sur Images (que j'écouterais peut-être)
Quant aux assemblées générales, elles laissent songeur l'éditeur : "On voit, place de la République, la faiblesse du système d'assemblée. La parole passe de l'un à l'autre sans réponse possible. Il n'y a pas de véritable débat : c'est une série de prises de parole", juge Hazan, qui préfère retenir de la Nuit debout le climat de "confiance" et "d'amitié" qui unit spontanément des gens d'horizons divers. En lieu et place des assemblées générales et de leur temps de parole limité, il préfère l'idée de "quantité d'assemblées informelles où on peut véritablement discuter".
Parce que se confirme le peu que savais déjà de la «démocratie participative» quand on la soumet à des moules, une gestuelle, la difficulté – en fait la quasi impossibilité – d'obtenir la parole pour questionner, tenter de nuancer, de vérifier ce qui est assené, de débattre, de se faire une opinion, ou de le tenter, c'est à dire, avec la meilleure volonté du monde de la part des organisateurs, le bouclage au profit des idées tranchées des plus entreprenants, et pour la masse – même si elle est squelettique – l'obligation de s'en tenir à un oui ou un non sans nuance ni motif. L'auto-sélection d'autorités. Mais oui, il y a de la sympathie, et les oppositions s'y noient, feutrées, mais seulement endormies.