
J'ai de mauvaises lectures : Handke et Günter Grass, et de ce dernier, avec délectation Une rencontre en Westphalie où, en hommage au groupe de 47 dont il fit, je crois, partie, il retrace la rencontre de poètes en 1647 à l'initiative de Simon Dach : "en l'an quarante sept, comme après vingt-neuf ans de guerre la paix n'était toujours pas faite, la rencontre devait avoir lieu entre Münster et Osnabrück, soit pour remettre en honneur le dernier lien qui restât, la langue commune, soit -ne fût ce que par la bordure - pour tenir sa petite partie dans le concert politique.
Finalement on était qui. Quand tout gisait en ruine, seuls brillaient les mots. Si tous les princes s'étaient ravalés, le crédit échéait aux poètes..
Et ainsi, tant qu'à la fin tout s'accorde, faire naître la compagnie tout ensemble pegnitzienne, fructière et sincère du Sapin et de la Tonnelle de Courges patriotiques".
J'aime d'autant plus que les différences entre haut-allemand et les différents parlers me sont, à moi latine du 20ème siècle, totalement opaques et délicieusement exotiques.
Et le style de Grass et l'âge baroque, s'allient dans la truculence et une certaine pertinence des thèmes. Il y a aussi la future Mère Courage "Mieux que beaucoup de poètes, elle connaissait à fond le ballet changeant des puissances. Elle dit : ce qui déterminait le cours des opérations, c'était non la diplomatie, mais la recherche des quartiers d'hiver"
Et enfin seule chose intéressante, du moins pour moi : ceci est le 251ème billet. Quoique intéressant ?.