Un ciel de saphir
à l'éclat profond
venu de Ceylan,
dans l'air froid dansent
drapeaux ou autres,
le souffle du ciel
tournoie en hurlant
joue de la flûte
du basson français
du violoncelle
avec les arbres,
les corps se courbent
contre le mistral
devant le mistral,
des rires fusent
soutiennent l'effort,
les jambes crispées
qui tremblent un peu
luttent, avancent
suis allée vérifier que oui le test était bon, que oui n'étais pas cas contact, suis revenue tanguant un peu et frigorifiée avec le Canard Enchaîné, ai trouvé avec ahurissement un lire commandé hier : «archéologies ferroviaires» de Bruno Lecat, illustré par ses petites photos, aux Editions Jou https://editionsjou.net/archeologies-ferroviaires/ (pour la présentation)
«A la gare de Vendargues, 50 ans après sa désaffection (1970), je pose qu'une année écoulée sera représentée par une seconde dans l'intervention que je vais mettre en action : 50 secondes pour 50 ans.
Les signaux ferroviaires, je les chercherais dans une inutile tension oculaire : ils ont disparu. Le tableau Lecat ne renvoie à plus rien de tangible, sinon à lui-même...» le reste je le lirai ce soir.