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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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vendredi, mars 25, 2022

Charroi et « elles » suite et fin


un manteau, des draps pour l'aller dans le bleu,

retour avec une parka et des draps


une tasse de verveine et menthe, un carré de chocolat et le dernier étage du Cloître Sant Louis

avec, dans la première partie de la grande salle, la délicatesse d'Ursula Caruel (Montpellier) https://www.ursulacaruel.com/



« le relief de Fabre » s'inspirant des récits de JeanHenri Fabre qui, marchant sur les pentes du Ventoux comme autrefois Petrarque a listé 177 espèces végétales et de ses dessins comparés à des photographies. Elle accompagne son dessin de fils dorés qui sortes du cadre qui n'existe pas dans la nature, brode certaines parties, et représente les espèces sous différents angles, à diverses saisons.


« Entre dessin botanique et motif décoratif, ses œuvres sur papier témoignent de l’histoire de la représentation du végétal. L’artiste nous invite à regarder les espèces endémiques et les adventices qui indiquent les qualités d’un paysage. Elle met en lumière la vie des plantes et leur métamorphose. L’évanescence de la nature est gardée en mémoire comme si l’artiste tentait de saisir les états successifs d’une fleur, de la naissance à la fanaison, jusqu’à la dispersion des graines. » Pauline Lisowski


Le fond de la salle étant dédié à Florence Gosset – Mollans sur Ouvèze (dont j'avais aimé en mars 2016 les monotypes et empreintes plus fugaces, sur papier de soie (en léger décallage sur les deux faces) ou toiles https://brigetoun.blogspot.com/2016/03/traces-premiere.html et https://brigetoun.blogspot.com/2016/03/la-fin-de-traces.html)


technique que l'on retrouve sur les paravents et les chemins posés au sol de l'installation (reprise d'une installation à Vaisons la Romaine en 2020, en souvenir de « Autant en emporte le vent » : empreintes, végétaux desséchés, coton, et deux grands panneaux noirs « peints » à l'eau de Javel représentant Hatti Mcdaniel et un esclave)


S'y ajoute, sur le mur latéral, une tête de « bête à cornes » en bois flotté et peint.


Le couloir est réservé à Elizabeth Beraud Hirschi (Suzette, village perché au sud de Vaison) http://mueselisabethbh.blogspot.com/ qui a choisi de regrouper des œuvres en rapport avec l'eau

« bleus en aplats, en pointillés, en lignes fuyantes, en ondulations ou en arabesques tirent le regard vers l’horizon sans jamais se poser... » sur le blog de la Mac'a (emploi de l'acrylique, de pastels et de la terre rouge de Suzette)


et comme elle est également poète, je recopie l'un des deux poèmes exposés (sur un panneau mal photographié)

l'eau sur mon corps nu

perle de pluie

ensourcée

court vers la Terre

assoiffée

et Terre remercie Ciel

Ciel tout en ballons, ballons d'air,

de nuages embalotés de mauve

d'éclats de gris, grappes de noirs étincelants

Ciel s'accouple à Terre.