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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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vendredi, juillet 27, 2007

Matinée brumeuse mais pleine.
Impuissante à être autre chose qu’un physique délabré, je tentais de tenir éveillée et consciente, et j’habitais en même temps, sans que cela s’oppose : une zone dans l’écoute, par delà les acouphènes, des émissions sur France Culture sur le Sida en Afrique du Sud, qui me le rendaient présent, et prégnant, sans disqualifier le reste, qui était : une zone dans l’humiliation de ma carcasse et des vaguelettes de nausée et, par à coups, une zone en flânerie douce pour pécher des textes inconnus et tendres sur le net comme, de Jean Claude Pirotte, à sa page sur le site de son éditeur
http://www.letempsquilfait.com
« sans doute le bonheur est-il farouche ainsi que la brebis dont enfant tu voulais caresser la laine en longeant l'étroit pré en pente oublié sur le chemin de l'école maternelle, ne teréveille pas encore et que ta main palpe cette toison dont elle ne connaît qu'une tiédeurconfuse, les yeux clos gardent le trésor doucement humide et recueille une dernière foisla chanson du toucher sur tes paumes ravinées »
Et découvert sur
http://perso.orange.fr/marincazaou/cont/pirotte/index.html la richesse du bonhomme, avec un peu de honte de mon ignorance, un peu seulement. Aller y voir ? petit plaisir, de ses dessins, ou de ce que j’en vois, sans excès, un peu allusif - par chez moi, même la couleur a des os. En dérivant j’ai vu que depuis lundi le sujet des impromptus littéraires http://impromptus.fr/dotclear était « une sensation de vacuité » et j’y ai risqué, grande honte :
Journée méchante, malséante. Debout face au mur, je tremble un peu. Un mot danse : vacuité - pas une sensation, un état. Je m’en amuse un peu : un bloc de vacuité.
Corps qui se creuse de l’intérieur, sans issue, sans relâche, qui envahit l’esprit de son vague. Les yeux s’accrochent au mur, à ses aspérités, avec trop de force, et l’image se dissout peu à peu.
Absence et poids.
Et puis le sang qui circule, et le soleil qui descend avec les heures, et me touche. Lever la tête. Bleu encore, et dur, profond, terrible, mais qui me capte.
Brulure, puis chaleur. S’y blottir puis s’y baigner. Entrer dans la vie.
Me faudra lire les savantes broderies des participants.
Et comme c’était déliquescent et piètre, je suis presque revenue à Lear et j’ai regardé « Ran », après avoir choisi des photos de Christophe Renaud de Lage sur le site du Festival
Deux de Richard III

deux de "Angels in America"
deux de Lear
Et j’avais oublié qu’au Japon les filles sont des fils (au moins pour cette histoire) mais boudiou que c’est beau !