Même si j'ai émergé de mon léger marasme matinal en entendant sonner, en voyant grimper vers moi un paquet porté par un homme souriant et en ouvrant ledit paquet ai eu le grand plaisir d'y trouver le souvenir, plus récent que nos échanges au tournant de 2021, du « grand ami du nord » comme il se désigne lui-même, Jan Doets, souvenir de lui et d'Hannelore mon amie dans leur merveilleux appartement suspendu sur La Haye, souvenir d'eux et d'André Birukoff à Lourmarin, en mai 2014, suivi d'un après-midi dans un jardin de Marseille chez Anne-Marie Birukoff (du moins je suppose que c'est chez elle), sous la forme d'un livre « papier » édité (mais non commercialisé pour le moment, par les Editions QazaQ qu'il a fondé (et qui, parmi des textes que lui ont offert des écrivains, m'ont fait l'honneur de publier quelques-uns des miens « ce serait » qu'avaient accueillis les cosaques des frontières, choisis par lui https://lescosaquesdesfrontieres.com/catalogue-livres-ed-qazaq/brigitte-celerier-ce-serait/ petit moment narcissique),
ce livre « Lilia » https://lescosaquesdesfrontieres.com/2021/04/23/lilia-de-jan-doets-et-andre-birukoff/ que vais comparer avec son « Moussia, une âme russe dans la tourmente du XXe siècle » https://lescosaquesdesfrontieres.com/catalogue-livres-ed-qazaq/jan-doets-%C2%AC-moussia-une-ame-russe-dans-la-tourmente-du-xxeme-siecle/ (ainsi que des billets publiés sur le site des Cosaques) et qui commence ainsi
« Emportée dans le tourbillon de la révolution russe de 1917, la famille Baranovsky sombre dans la misère et ne parvient à survivre qu'au prix d'efforts et de sacrifices qui laisseront des traces sur chacun de ses membres.
Dans cette saga familiale, racontée à plusieurs voix, deux personnages se distinguent par leur personnalité hors du commun : Lilia et son frère Vladimir. Audacieux aventureux... » Reste à suivre, avec l'arbre généalogique dressé, avec les photos, leurs lettres etc... tous ces gens.
Même si, postant cette photo sur Facebook, j'ai eu l'oeil attiré par une vidéo postée en direct en protestation contre la réforme de l'assurance chômage depuis la place de l'Horloge (alors que je me reproche de ne pas faire le chemin vers la Fabrica pour rencontrer – sûre de mon inutilité – les intermittents et autres précaires qui l'occupent), mêle si empoignant veston de toile et canne ai grimpé jusqu'à eux, pour arriver vers la fin, pendant que quelques musiciens de l'opéra rangeaient leurs instruments, pour applaudir les danseurs, échanger quelques mots de soutien qui se voulait quasi joyeux avec les présents
et revenir vers l'antre et ma casserole (avec un détour tabac) l'ampoule au talon gagnée hier me faisant boiter mais toute au mélange de souci et de sourires, du plaisir aussi du jean, du tee-shirt de coton à manches courtes, du veston ouvert dans la tendresse de l'air...
même si tout cela, j'en reste au constat de la sénilité qui gagne mon crâne, mon corps et « Paumée » et fait retraite, simplement elle sera sans doute raccourcie par ce petit regain d'élan.












