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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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samedi, avril 24, 2021

Même si...


Même si j'ai émergé de mon léger marasme matinal en entendant sonner, en voyant grimper vers moi un paquet porté par un homme souriant et en ouvrant ledit paquet ai eu le grand plaisir d'y trouver le souvenir, plus récent que nos échanges au tournant de 2021, du « grand ami du nord » comme il se désigne lui-même, Jan Doets, souvenir de lui et d'Hannelore mon amie dans leur merveilleux appartement suspendu sur La Haye, souvenir d'eux et d'André Birukoff à Lourmarin, en mai 2014, suivi d'un après-midi dans un jardin de Marseille chez Anne-Marie Birukoff (du moins je suppose que c'est chez elle), sous la forme d'un livre « papier » édité (mais non commercialisé pour le moment, par les Editions QazaQ qu'il a fondé (et qui, parmi des textes que lui ont offert des écrivains, m'ont fait l'honneur de publier quelques-uns des miens « ce serait » qu'avaient accueillis les cosaques des frontières, choisis par lui https://lescosaquesdesfrontieres.com/catalogue-livres-ed-qazaq/brigitte-celerier-ce-serait/ petit moment narcissique),



ce livre « Lilia » https://lescosaquesdesfrontieres.com/2021/04/23/lilia-de-jan-doets-et-andre-birukoff/ que vais comparer avec son « Moussia, une âme russe dans la tourmente du XXe siècle » https://lescosaquesdesfrontieres.com/catalogue-livres-ed-qazaq/jan-doets-%C2%AC-moussia-une-ame-russe-dans-la-tourmente-du-xxeme-siecle/ (ainsi que des billets publiés sur le site des Cosaques) et qui commence ainsi

« Emportée dans le tourbillon de la révolution russe de 1917, la famille Baranovsky sombre dans la misère et ne parvient à survivre qu'au prix d'efforts et de sacrifices qui laisseront des traces sur chacun de ses membres.

Dans cette saga familiale, racontée à plusieurs voix, deux personnages se distinguent par leur personnalité hors du commun : Lilia et son frère Vladimir. Audacieux aventureux... » Reste à suivre, avec l'arbre généalogique dressé, avec les photos, leurs lettres etc... tous ces gens.



Même si, postant cette photo sur Facebook, j'ai eu l'oeil attiré par une vidéo postée en direct en protestation contre la réforme de l'assurance chômage depuis la place de l'Horloge (alors que je me reproche de ne pas faire le chemin vers la Fabrica pour rencontrer – sûre de mon inutilité – les intermittents et autres précaires qui l'occupent), mêle si empoignant veston de toile et canne ai grimpé jusqu'à eux, pour arriver vers la fin, pendant que quelques musiciens de l'opéra rangeaient leurs instruments, pour applaudir les danseurs, échanger quelques mots de soutien qui se voulait quasi joyeux avec les présents



et revenir vers l'antre et ma casserole (avec un détour tabac) l'ampoule au talon gagnée hier me faisant boiter mais toute au mélange de souci et de sourires, du plaisir aussi du jean, du tee-shirt de coton à manches courtes, du veston ouvert dans la tendresse de l'air...

même si tout cela, j'en reste au constat de la sénilité qui gagne mon crâne, mon corps et « Paumée » et fait retraite, simplement elle sera sans doute raccourcie par ce petit regain d'élan.

mardi, octobre 24, 2017

avec les Baranovsky

notre hiver s'en vient
timide dit la raison
trop fort dit le corps
ma ville lasse
vide balayé de vent
touristes âgés
mais la ville lasse ne sait être laide, vraiment laide, résiste par ses rides.
Brigetoun paresseuse est restée dans l'antre, finissant de lire le livre-saga issu du formidable travail de Jan Doetz et d'André Birukoff, C’était l’adieu à la Russie, l’adieu à tout - http://www.qazaq.fr/pages/cetait-ladieu-a-la-russie-ladieu-a-tout/ accompagnant, munie des petits tableaux généalogiques que j'ai dressé en détaillant celui figurant en tête du texte, les différents membres ou alliés de la famille Baranovsky, vies bousculées éparpillées par le bouleversement de leur monde, vies qui en deviennent toutes romanesques, m'attachant spécialement au destin de deux femmes fortes et tendres,
Lydie Vasilievna Baranovsky, qui, avec, puis sans son mari, est le point de convergence dans cette fuite (Notre grand- mère était grande et forte. Nous aimions nous asseoir sur ses genoux et sentir l’odeur jadis parfumée de sa robe. mots mis dans la bouche de sa petite fille Hélène fille d'Olga dite Olya – il y a tant d'Elena et d'Olga dans les différentes branches de la famille et des familles alliées que les arbres généalogiques ne sont pas inutiles pour s'y retrouver – dans le texte «Eternels émigrés» écrit par la fille de cette Hélène)...
et sa fille (4ème de ses enfants) Elena dite Lilla, femme de Nicolas Pavlovitch Birukoff, son ainé de dix-neuf ans, étudiante en médecine, et mère d'un petit Visevold, dit Olik, quand elle rencontra, dans un hôpital où elle se soignait en même temps que lui, Alexandre Kerensky, ministre de la Justice et accessoirement époux de sa cousine Olga, leur amour, la naissance de leur fille, la séparation, le départ d'Olik avec ses grands-parents, rejoints par Elena, juste avant de repartir en Russie pour retrouver et enterrer le corps de son mari Nicolas, fusillé (et la constance, le souci pour elle et les enfants, de ce dernier – de très belles lettres - Je m’inquiète pour vous car le typhus fait rage chez vous et que la vie est si difficile ... Je t’en prie, fais tout ce qu’il faut pour que les enfants n’aient pas faim. Avez-vous du lait ? Je préfèrerais renoncer au plaisir de vous voir, si à la place je pouvais vous envoyer plus d’argent... dans une autre Je souhaite aussi beaucoup que tu reviennes vers moi, je te donnerai toute la liberté de vivre comme tu veux, sous le même toit ou séparés, avec tes parents ou sans eux. Jusqu’à ce que tu puisses réaliser le changement que tu as prévu dans ta vie personnelle, je reconnaîtrai avec plaisir Irinouchka afin de légaliser sa situation..
et dans la dernière Je te demande surtout d’inspirer malgré tout à mon fils l’amour du peuple russe dans tout son ensemble et qu’il n’ait aucune haine ou esprit de vengeance envers ceux qui m’ont exécuté sans raison), se retrouvant ainsi coupée du reste de la famille qu'elle mit près de deux ans à retrouver et rejoindre à Antigone etc... - le texte est nourri de copies d'actes, de lettres, de fragments du carnet de Lydie et des mémoires remarquables d'Olga Kerensky, illustré des photos retrouvées par les descendants de la famille et reprend en les augmentant certains des éléments concernant Moussia Borovsky ex Baranovsky publiés sur le blog de Jan Doets https://www.lecuratordecontes.fr qui ont provoqué la recherche dont est issu ce livre, etc...
 avant d'enregistrer très mal (spécialement pas en forme mon élocution, spécialement difficile pour moi la prononciation de certains noms, les russes dès qu'ils sortent des plus courants, et même celui, qu'il me le pardonne, de Jan Doets quand ne l'ai pas entendu – en tentant de répéter correctement – depuis plus de quelques jours... suis foncièrement, totalement, inapte à toutes langues y compris celles que je lis plus ou moins facilement - plutôt moins) d'enregistrer, donc, tant mal que bien, un passage vers le début, illustrant les tracasseries du clergé orthodoxe qui ne cèdent rien au catholique