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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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samedi, juin 23, 2007

Pour gouter le charme sans prétention de Claude Mauriac un tout petit bout de la ballade des films perdus
Non la dolce vita mais l’avventura, la grande aventure du temps, parmi les oiseaux, tous ces oiseaux qu’ont effarouchés des coups de feu dans la Sierra. Feu follet sur le désert rouge, Marilyn a pris congé. Le mépris, le silence, la nuit, le ciel pur. Années de feu.
Préparons-nous à une aussi longue absence. Il nous faut passer de l’autre côté du miroir, partir pour l’année dernière à Marienbad, faire la chronique d’un été, d’un autre, puis d’un autre encore, tant de samedis soir et de dimanches matin, nous sommes déjà à bout de souffle, nous, les cousins, le beau Serge et Michel Poiccard, alias Lazlo Kovacs, avec qui nous avons fait les quatre cents coups, le dos au mur (la tête contre les murs). (“ J’ai toujours pleuré sur le sort d’Hiroshima, toujours

En ajoutant de l’intelligence, et une attention aux jeux entre pensées, sensations et formalisme, vous pouvez avoir envie d’aller plus loin.

La ville prend son élan, les touristes, de passage ou amoureux plus ou moins réels de pierres deviennent plus nombreux et il y avait vendredi matin un embouteillage au débouché de la rue de la République sur la place de l’horloge, les terrasses se peuplent peu à peu de chairs pas encore accablées et de sourires, les passants sont équipés de sacs à dos, de shorts longs, de superbes appareils photos de poitrine et de plans et guides divers qu’ils retournent en essayant de trouver le sens adéquat. Enfin pas tous, nous sommes là, pas uniquement pour le décor.
Les avignonnais
vaquent, regardent la vie,
depuis leurs cafés
place Pie, devant les cars
et à coté des Halles

mais les containers
déjà ne suffisent plus
et toujours, les sacs,
les bouteilles, les traces
de notre vie s’étalent


et puis, pendant que le soir descendait, j’ai trouvé chez Guez de Balzac un bonheur matinal
« Avant que nous fussions habillés, et que nous eussions fait nos prieres, cette humidité, qui n'avoit moüillé que la pointe des herbes, et le pied des plantes, estoit entierement essuyée, et toute la fraischeur du matin avoit tombé sur la teste des laboureurs, et de ceux qui voyagent par necessité. Si bien qu' il me restoit un juste intervalle pour me promener jusques à midy, et pour faire de l' exercice, »
Bonheur qui se prolonge dans la compagnie réunie après le repas puisque :
« Personne ne reformoit les royaumes, ny ne vouloit changer leur gouvernement. Il n' estoit pas seulement permis de nommer le public, ny le siecle ; et nous ne parlions que de la bonté de nos melons, de la recolte de nos bleds, et de l' esperance de nos vendanges » Je me pénètre de ces mots avant un déjeuner familial aujourd’hui, au cours duquel me faudra éviter quasiment tous les sujets qui pourraient tenter de se risquer à pointer un bout de leur nez.