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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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dimanche, juillet 05, 2026

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Départ ce samedi matin vers 10 heures 20 dans petit vent avec rafales et sous ciel chauffé



vers le théâtre des Halles dans un Avignon qui commençait avec forte retenue encore à vivre « festival » 



pour faire imprimer mes billets et assister selon mon rite au premier spectacle se donnant dans la Chapelle, qui cette année était « Panique » de Romane Nicolas, mis en scène par Julia Vidit et interprété par Otty Belcour et Chad Colson, une production du Théâtre de la Manufacture CDN Nancy Lorraine




Je recopie, sous la photo venant du site du Th des Halles, la présentation du spectacle 

Pour décortiquer la mécanique de la rumeur, l’autrice Romane Nicolas écrit une fable, affranchie de tout réalisme. Au cœur d’une communauté de rats, l’inspecteur enquête sur une prétendue mort mystérieuse… La désignation des coupables mènera la meute à la panique générale.

En s’emparant de cette écriture joueuse et inventive, en forme de farce, Julia Vidit met en scène les dérives totalitaires d’une société sous surveillance. Les deux interprètes s’emparent de l’espace de jeu pour nous faire imaginer un souterrain peuplé de rats, aussi inoffensifs que dangereux et nuisibles pour eux-mêmes. À qui profite la fabrique de l’ennemi ?

Et j’avoue que (fatigue de ma part, rodage du spectacle en ce lieu, ou autre raison) ce fut une déception… Je ne suis pas arrivée à entrer vraiment dans le spectacle et ne suis pas sortie d’une indifférence bienveillante… et finalement un peu agacée





Retour en belle chaleur dans un reste de vent et une animation un peu plus affinée (mais encore loin de la vie normale de la ville en festival) vers l’antre, faisant quelques courses chez Spar dont sans savoir pourquoi une salade de pommes de terre et thon qui va me servir de diner/souper après le long spectacle de la Cour d’honneur souriant de voir que les Titous de la Galerie se sont mises au festival (vaguement envie de m’en offrir une… on verra)

Archivage de la masse des photos de la parade, un peu d’internet, confection et absorption lente et appliquée à quinze heures d’un déjeuner et sieste… avec un réveil paniqué en constatant que ce petit sieston a duré un peu plus de trois heurs, me calmer, préparé ceci en buvant un thé avec cookie




Me changer sans effort d’élégance (tout à fait dans la note en fait, même en haut du classement, sourire, par contre j'avais pris un petit sac y avait installé billet, portefeuille et un éventail totalement inutile mais ni lunettes ni la moindre chose pour couper ma soif) et m’en aller vers le Palais, en petite crainte du fonctionnement de carcasse (ce qui était bien vu)



gagner avec une légère avance ma place au second rang presque au centre pour voir le grand spectacle de la Cour d’honneur pour la première partie du festival : « Maldoror » de Julien Gosselin (que j’aime pour de bons souvenirs) d’après Roberto Bolaño et Lautréamont (une production de l’Odéon) pour lequel à ce stade, avant de le voir, je n’ai que des photos de répétition par Christophe Raynaud de Lage et la présentation sur le programme sans le petit livret de salle (je compléterai éventuellement dans la journée de dimanche)




Dix ans après son adaptation de 2666 au Festival d’Avignon un grand souvenir de bien plus de cinq heures à la Fabriqua), Julien Gosselin retrouve Roberto Bolaño et fait dialoguer l’écrivain chilien avec un grand poète du XIXe siècle : Lautréamont. Tous deux n’ont eu de cesse de sonder la violence humaine, ses origines et ses zones d’ombre. 

Dans un spectacle à la croisée du théâtre, du cinéma et de la performance, le metteur en scène poursuit son travail sur la littérature. S’ancrant dans l’Amérique latine des années 1970, Maldoror interroge l’œuvre d’auteurs et d’artistes qui ont su côtoyer au plus proche le mal absolu. 

Alors ressenti en sortant : spectacle intelligent, basé pour Bolaño en grande partie (très majoritairement) sur « La Litérrature nazzi en Amérique » livre aimé que j’ai envie de rechercher dans mon barda/bibliothèque - belle utilisation de la vidéo pour découper le fil et mettre tel ou tel point en évidence - un bravo aux machinistes pour les changements d’emplacement des éléments de décor - un bravo aux caméramans qui enregistrent en direct ce qui est projeté - un grand bravo aux acteurs et actrices pour leur jeux- et pour le traitement des voix quand ils incarnent un ou une nazzi interviewé sur leur lit de souffrance - un beau spectacle 

Mais abus de torrents de fumigène (ce qui à vrai dire est fréquent avec Gosselin) et plus grave à mes yeux : une façon d’ignorer superbement le mur et le palais qui me fait penser que ce spectacle aurait été mieux à sa place à la Fabrika (bien sur des scènes sont filmés sous les arcades derrière la scène ou un fois dans une salle du palais mais c’était facilement transposable à la Fabrika).



Une première pause un peu avant une heure du matin (j’en ai profité pour aller boire un café dans le cloître) pour changer l’aménagement du décor en créant de grands espaces clos avec ou sans ouverture dans lequel le public (jouant ainsi sa part dans les prises de vue) était autorisé à se déplacer (comme mon voisin j’ai préféré rester à ma place jugeant que grâce aux écrans j’en profitais mieux) seconde partie que j’ai tout spécialement aimé



Mais lors d’une seconde pause à deux heures et quart, honte à moi, j’ai un peu hésité et puis… carcasse commandant ainsi qu’une certaine lassitude, m’en suis allée "ranger grand-mère". Honte à moi, ai loupé une grosse demi-heure. Tant pis

dimanche, juin 28, 2026

Rites d’un dernier samedi de mois

 


Un matin un rien cafouilleux mais pas tant, robe coure bleu marine en coton gauffré non doublé, chapeau énoncé et une tache de dentifrice sur la joue (que n’avais pas vue), le sac Fragonard en ve d’achats potentiellement encombrants accroché à mon épaule, découragée d’avance et sure de ne pas être à la hauteur

 


je m’en suis allée vers le marché de la rue Carnot, 



m’arrêtant au début pour acheter un éventail circulaire en tissus colorés chez ma marchande habituelle (à laquelle j’avais acheté le samedi précédent mon grand sac pas si commode mais aimé) et à la fin chez la femme qui sort d’anciens pneus et autres des sacs et porte-monnaies un nouveau porte-monnaie que je pensais plus commode que mon vieux perlé (ça se discute mais tant pis) 



un petit tour sur le marché des Carmes pour quelques photos de fleurs (deux à peu près réussies.. honte à moi),.. 



J’ai repris le chemin vers les halles, achetant en fin de parcours mes deux cookies préférés (à la pistache ou avec angélique confite) et deux nouveaux napperons chez le bonhomme auquel j’ai acheté un tablier et une série de torchons… 



deux photos de fleurs devant les halles et l’achat d’un bouquet de godétias... et dans les halles : deux rizzotos aux cèpes, deux gratins de courgettes, 400 grammes de dos de cabillaud pour les deux ou trois jours à venir…



Retour dans la chaleur pesante des rues, la forme que j’avais retrouvée avec joie et surprise en atteignant le marché de la rue Carnot, se dissolvant pour faire place à un épuisement qui m’aurait rendue hargneuse si mon gendarme intérieur ne m’avait morigénée.




Déballage, mise en place, des passages sur internet, un déjeuner si copieux que je pensais ne pas en venir à bout (si je n’engraisse pas c’est à désespérer) une sieste etc…



Je suis repartie vers dix huit heures trente vers la place Saint Jean le Vieil pour la rencontre habituelle avec le faux petit fils… qui avait quelques minutes de retard sa trottinette étant tombée en panne… ce qui m’a permis d’apprendre à me servir du nouvel éventail… long piapia devant la boutique, pour évoquer le financement de ses vacances en Guinée en août avec petits cadeaux d’usage… nous devons nous revoir dans les derniers jours de juillet et du festival



Retour de petite vieille bien lasse (riant en elle-même de la touriste américaine qui à l’aller a tenu à être photographiée avec elle)