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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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lundi, septembre 29, 2025

La non rencontre d'une vieille idiote et d'une fête

 


Réveil plus tardif que cela m'était arrivé depuis longtemps, un ciel bleu ardent au dessus de la cour, les 35 kilos atteints, la décision de penser que j'éclos... préparation en mélangeant les actions ce qui, surprise, a tendance à prendre du temps, sortie de ma bien aimée large robe en coton blanc à petites fleurs bleues et roses – taille haute et trois épaisseurs pour la jupe – et un court blouson de meloton blanc, des lecture longues et lentes d'amies et amis, un déjeuner moins lent que le pensais, une sieste d'où j'émerge, constatant que le bleu s'est voilé, un coup d'oeil sur l'heure affichée par l'ordinateur, lire seize heures heures trente, m'étonner que ma montre dise quatorze heures trente alors qu'elle marche et bouger les aiguilles, me changer


et m'en aller aussi vite que le puis sans risquer lassitude quite à être en retard vers la place des Carmes


où seules quelques personnes discutaient, dont un ami (militant de la lutte des sans papier) intérroger et il est apparut que je m'étais trompée de deux heures, on a cherché une solution, j'ai décié de repartir avec la crainte de ne pas avoir le courage de revenir, malgré l'insistance et mon désir. Il s'agissait d'une fête en l'attente du festival « C'est pas du luxe » de 2026, qui m'avait été annoncée par un mail, en l'occurence de « Nous sommes / Nos somos » ce 28 septembre à 17 heures place des Carmes

« Dans le cadre de l’événement Avignon, Terre de Culture 2025, et de la Saison croisée France-BrésilC’est pas du luxe s’associe au Festival Pop Rua de São Paulo pour une création unique et joyeuse, célébrant nos fiertés et encourageant la danse collective.

Une parade dansée, joyeuse et colorée, sera imaginée dans l’espace public par la chorégraphe Marinette Dozeville, fruit d’un travail d’ateliers au long de l’année avec des associations qui luttent contre la grande précarité.
Accompagné.e.s de la costumière Colombe Lauriot-Prévost et des musiciens brésiliens Morris et Fumaça, iels donneront à voir la beauté et la diversité des corps, valorisant la notion de fierté, individuelle et collective.
Le projet invitera chacun.e à se mêler à la danse et à porter le chœur des danseur.se.s amateur.rice.s présent.e.s.

Une manifestation solidaire et participative qui n’attend que vous ! » 

En miroir de la création à Avignon, cette parade sera créée et présentée le 30 août à São Paulo, dans le cadre de la 2ème édition du festival Pop Rua, cousin brésilien de C’est pas du luxe! » (et de notre de discussion il s'est confirmé que c'était bien la fanfare des brésiliens que j'avais croisée place Pie)


Comme finalement j'avais très envie d'y assister j'ai fini par acheter un petit livret de mots fléchés et un crayon (je n'avais pas de lunettes) et je suis revenue, trouvant un siège dans le cloître plein d'animation (costumes et préparation à la répétition) mais une dadame m'a informée (contrairement aux pratiques ordinaires de ce festival que je ne loupe jamais) que le rôle de spectateur/témoin n'était pas correct, que je devais porter une parure de rubans (ma fois j'aurais aimé), danser (ça c'était plus difficile) et surtout ne pas prendre de photos (elle en a autorisé une de l'atelier de parures)… 

J'ai hésité mais supprimé trois de mes photos... et zut pour le peu que j'ai gardé !.. et je suis rentrée (je ne sais ce qu'en pensaient les autres... je suppose qu'ils n'étaient pas d'accord avec elle mais tant pis). 

Je leur souhaite une fête joyeuse, cela fait toujours du bien surtout dans le cas de ceux qui connaissent vraiment la galère.

lundi, septembre 30, 2024

Ai suivi deux conseils

 


Voyais au dessus de la cour même étendue bleue que samedi, n’étais pas sortie, me dépêchant parce que voulais repasser sweat et pantalon (le sweat parce que mon faux petit fils m’avait dit | dans la gloire de sa jeunesse à l’aise avec un tee-shirt | que ma veste de gros coton et mon fin chandail n’étaient pas assez chaud, pour renouer avec le festival « C’est pas du luxe » au lieu de me laver les cheveux, faire ménage etc.. son mon rite du dimanche pour suivre le conseil de Perle Vallens et aller voir une exposition au cloître des Carmes qui m’avait tentée, qui ne collait pas avec mes circuits… en allant voir avant cette visite un spectacle au Théâtre des Halles.

Au bout de cent mètres ai pensé que n’aurais pas dû suivre le conseil de faux petit-fils et que, le vent frais étant tombé, ma tenue automnale était nettement trop chaude. 



Au bout de cinq cents mètres ai senti s’accentuer mon désir de suivre le conseil de Perle, et j’ai réfléchi que pour bien en profiter il me faudrait éviter d’être enserrée par le temps du spectacle et du trajet avant la fin du festival prévue à dix-sept heures et sans doute un peu anticipée, et j’ai infléchi mon trajet pour retrouver la tour des Augustins et la place des Carmes.



Et oui, j’ai bien fait de croire Perle disant qu’était belle cette exposition qui m’avait tentée et à laquelle avais trop facilement renoncé. Exposition portant le titre de « Le Hors-Champ De La Lumière » présentée ainsi sur le programme Pendant deux ans, quarante amateur·ice·s venus de tous horizons s’immergent dans l’univers inspirant du peintre italien Le Caravage. À partir de tableaux choisis, ils inventent de nouvelles fictions, scénographiées et capturées par le photographe Christophe Loiseau. Costumes, maquillage, coiffure, accessoires, rien n’est laissé au hasard dans ce projet participatif audacieux.



Photos inspirées de tableaux et difficiles à photographier (ai gardé les moins mauvaises… trop encore), photos qui abusent un peu de l’apparence de craquelures mais qui me plongeaient suffisamment dans le monde du Caravache pour qu’instinctivement je vienne mettre mon nez presque sur leur surface pour le plaisir (évidemment déçu) de voir les détails de touches sous les vernis de toiles souvent beaucoup plus grandes que ces créations, photos qui reproduisaient les lumières, les drapés, avec l’émergence de visages, de corps contemporains… Photos fascinantes par le modus-operandi.. ces photographies séparées de chacun des corps en position, fragment par fragment, avant le montage final comme le montre la vidéo projetée près de la sortie et que pour une fois j’ai regardée…



Je me permets de reprendre des passages (presque tout en fait) du texte de Christophe Loiseau sur son site.

« Lorsque je me suis lancé dans cette aventure, je n’avais qu’une idée assez lointaine du processus à adopter pour m’approcher de ce travail sur les lumières. Je n’avais qu’une intuition, il me faudrait photographier les personnages séparément pour éviter les ombres portées et pour me concentrer sur chacune des expressions sans savoir encore que Le Caravage procédait ainsi. … »




« Les individus qui sont photographiés ici ne sont pas des acteurs professionnels. Nous avons constitué un groupe d’une quarantaine de personnes sur une durée de 2 ans. Nous nous retrouvions dans un premier temps pour réaliser comme une esquisse du tableau. Il s’agissait alors de ressentir le tableau physiquement. Puis venait le temps des prises de vues sur le grand plateau du Théâtre de Nîmes. Nous étions entourés d’une équipe constituée d’une maquilleuse, d’une coiffeuse, parfois d’une assistante à la mise en scène. Il fallait parfois convoquer des émotions en puisant très profondément en chacun de nous. C’était une manière assez étonnante de comprendre un tableau en le rejouant, en obligeant les corps à des positions que même un « Yogi » n’aurait osé imaginer… »




« Lorsque vous vous trouverez face à ces images, essayez de ne pas penser aux tableaux qui les ont inspirés, mais prenez le temps de regarder ces visages d’aujourd’hui. Les participants et participantes ont conscience de l’œuvre qui les traverse. Et pourtant, il faut les voir comme des portraits d’individus du XXIe siècle, saisis au travers d’un dispositif inspiré par le peintre Michelangelo Merisi da Caravaggio. Leur regard n’est pas nostalgique d’une œuvre ancienne mais interroge le monde d’aujourd’hui… Chaque tableau fut comme une partition à jouer parfois très fidèlement et parfois plus librement. »

dimanche, septembre 29, 2024

C’est pas du luxe - 2 (avec Rosmerta et des couleurs)


M’en suis allée matin sous ciel bleu mistral et dans un mistralounet de faible force mais bien frais vers la petite salle Utopia de la rue de la République pour assister, dans le cadre de « C’est pas du luxe »



à un film (photo copiée sur le programme) dans un film d’un peu moins d’une heure, produit par Habitat et Humanisme 94 et Cité Caritas/Les Hivernales, « Corps Oasis #1 », dirigé par Massimo Fusco (chorégraphe / Cie Corps Magnétiques) et Thibaut Ras (réalisateur) : Corps Oasis #1 est un film documentaire chorégraphique. À travers des portraits d’habitant·e·s d’Avignon, qui livrent une histoire marquante survenue dans un espace de la ville, le film offre une vision croisée de la ville et des corps en mouvements. Comment un lieu laisse-t-il des traces dans nos corps et comment une ville garde-t-elle des traces de nos mouvements? Galerie de portraits en action et interviews, beau montage qui empêche l’ennui, moments de danse lente et douce, une cohésion qui s’est créé grâce à elle et à la durée du tournage entre des gens qui ne se connaissaient pas et aux parcours et tempéraments très différents.



Retour, déjeuner ralenti par lecture, échange de mails familiaux, broutilles domestiques.



Je reprends les photos de ma visite vendredi à l’Hôtel de Forbin la Barben et aux dix photos prises au hasard dans les trous de conversation des bénévoles voulant guider ma visite de la riche exposition « Des airs de famille » venu de Toulon, montrant le résultat du travail orienté/dirigé/enseigné par l’Association KAIRE, l’atelier de la Gribouille, Caroline Delaye, le foyer médicalisé Jean Michel Carvi.

La famille : refuge chaleureux qui accueille, protège et aime, ou lieu de tensions et de contradictions? Entre les moments qui divisent et ceux qui rapprochent, les souvenirs d’êtres chers et les joyeux portraits de groupe, les secrets et les révélations libératrices, nos vies se dévoilent à travers ces objets cachés.



manquent entre autres de fortes images évoquant sobrement par des ratures, hachures, les drames familiaux.




Reprenant le court de ce samedi, départ un peu après quinze heures trente vers la Maison de Jean Vilar pour assister dans le jardin à un très court spectacle que j’attendais non sans une certaine impatience pour en avoir pas mal entendu parler mais de façon très imprécise « les Beautés »

Habitants et bénévoles de Rosmerta ont choisi le vêtement pour se dévoiler. Entre Fashion-Week en mode récup et défilé-portrait, ils vont s’effeuiller sous vos yeux pour se présenter. Un récit de soi par couches qui s’épluchent, comme un oignon qui révèle son cœur.

… passez ce qui suit : je recopie la liste des participants (pour mon plaisir personnel : ERd’O – Edith Amsellem / Scénographie et création sonore Francis Ruggirello, Costumes Colombe Lauriot Prévost/ Rosmerta – Le Relais – La Maison Jean Vilar / Fondation Abbé Pierre / Avec Marion, Ibrahim Sory, Yélémou, Mohamed, Rockia, Nifa, Justine, Ibrahima, Oumar, Adama, Hassan, Makoto Adama, Moussa, Oumar Versace, Colombe…




Public : deux longues files d’assis face à face doublées d’un ligne et demi de spectateurs debout — applaudissements nourris. Entre amis et amies bénévoles de Rosmerta (les présents) louanges de l’inventivité de la créatrice des costumes, réelle, mais j’ai reçu leur approbation en parlant de la maitrise, la décontraction, l’enthousiasme des mannequins… Un très joyeux moment.




Des expositions qui se tiennent à Vilar, l’une qui se doublait d’une mini conférence ne m’a pas vraiment tentée en voyant un petit public attendre avec un air de profond ennui (qui a dû s’effacer ensuite j’espère) — revenue dans le hall de l’Hôtel de Mons,  n’ai pas vraiment compris la relation entre le texte de présentation de « Nous avons toujours été là » Découvrez une création sonore étonnante, où les témoignages intimes se mêlent aux extraits de La misère du monde de Pierre Bourdieu. Ces récits mettent en lumière les expériences et revendications des jeunes d’aujourd’hui en les comparant à des interviews sur les injustices sociales en France il y a plus de trente ans. (que je lis maintenant) et ce que j’ai vu, un grand écran où sont projetés des images également alignées sur les murs, un son très très faible (sans doute pour ne pas gêner, la salle s’ouvrant grand sur le hall) comme un murmure que j’aurais dû écouter, et ce que j’ai préféré : des cahiers un peu déglingués posés sur une table où se retrouvent certaines des images avec des textes manuscrits (plusieurs mains) un peu comme un carnet de voyage mal tenu…




Dans l’espace à gauche de la cage d’escalier, au fond à gauche du hall se tient « Le portrait des tous les états » Si vous souhaitez être surpris par des créations artistiques uniques et vibrantes de couleurs, venez découvrir les œuvres des bénéficiaires d’Entraide et Abri. Vous serez face à une double représentation de leur être : chaque personne se dévoile à travers différents supports, tout en étant mise en abyme par le regard d’une photographe. - bien aimé la variété des approches, les gaucheries, les réussites.



Un peu de flânerie, épaules un peu rentrées dans le froid du léger vent, et n’avais que dix minutes d’avance pour mon rendez-vous avec faux petit fils (accueilli avec un exemplaire du petit programme, l’ordre d’aller voir « nos beautés » et mon appareil pour le convaincre avec les photos… réussi)