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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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jeudi, février 15, 2024

Arrivée Féroce — Charroi dans le bleu

 


Matin m'en suis allée, sur jambes qui renouent avec enthousiasme avec leurs idées d’indépendance, charrier pantalon et draps… revenant avec draps er Canard.




Fausse fleur au sol

Un air de printemps en bleu

Boutons entrouverts





Retour rapide, parce que se faisait tard… j’avais attendu que le paquet arrive le livre attendu (je me promets, d’ailleurs le faut, que c’est le dernier) depuis que j’avais appris que Guillaume Vissac  avait fondé les éditions  Bakelite  « laboratoire d’observation littéraire » qui outre FLX « agrégats » (vais aller m’y promener) a publié, le 7 février, un premier livre, celui que je venais de sortir de son enveloppe (surprise par son épaisseur — il fait 595 pages) le « Féroce » de Benoît Vincent dont j’aime ce qu’il publie sur Ambo(i)lati, dont j’ai aimé Local Héros chez Publie.net, Farigoule Bastard chez Le Nouvel Attila, Genove villes épuisées chez Othello, que j’ai aimé rencontrer quelquefois, il y a longtemps… et puis bien entendu il y a la Méditerranée.





Et ma foi, outre les extraits, lus par Lucie Taïeb ou celui proposé à votre lecture que trouverez si vous le désirez en cliquant en bas de la page consacrée à Féroce (cliquer ci-dessus), n’ayant plus beaucoup de temps devant moi à cause de ma machine qui m’a donné grandes émotions… si ayant la fantaisie de rendre visite à Paumée vous ne le trouvez plus un matin ce sera que l’iMac est mort) et parce que j’ai fini et publié le #5 de l’atelier d’écriture de François Bon, j’en reste au début du Prologue


« L, le 10 novembre,


Ce matin nous avons recueilli, ou plus exactement sont arrivés à nous, échoués sur la plage non loin de notre cabane de pêche, plusieurs corps méconnaissables de malheureux êtres rongés par les eaux, les sels et les poissons.

Quelques jours auparavant, ce qui soulignait le caractère aussi féroce qu’inquiétant, c’étaient d’autres corps, mais non d’humains, qui s’échouèrent sur cette même plage.

C’est comme si une force inhérente aux flots, une chose aussi impitoyable que mystérieuse, voulait expurger d’elle-même les corps ou bricoles qui lui apparaissaient nocifs ou, du moins, étrangers… »

et à cette présentation trouvée sur le site de La Marelle qui propose la version numérique

« Au mitan de sa vie, Drieu Pagès, professeur de topographie en disponibilité, écrivain jadis, prend le maquis. Un livre au loin l’appelle. S’agit-il d’un livre à lire ou à écrire ? Une chose est sûre : ce livre est ancré dans ce que depuis des siècles nous appelons Méditerranée : la région, le biotope, le climat, les odyssées, la mer. Pendant que la fin du monde tel que nous le connaissons gagne du terrain sur notre civilisation, Drieu Pagès cherche ce livre mythique où qu’il se trouve, de la Provence au Maghreb en passant par l’Italie volcanique et les îles proches. Férocement il le cherche, traçant dans son sillage les contours d’un roman à la fois troubadour et contemporain, d’aventure et amoureux, végétal et acqueux. Un roman merterranéen. »

vendredi, juin 21, 2019

Miettes de Camus

Pluie dans la nuit, soleil dans la cour en milieu du jour et quelques gouttes sur le sol de la cour au moment où je sortais un peu avant quatre heures, gouttes qui se sont arrêtées pendant que descendais, et j'ai eu l'air idiote en ouvrant le parapluie que j'avais empoigné... l'ai rangé
et pendant que je faisais de chaque pas une flânerie parce que voulais que ma sortie dure une heure, le bleu est venu en taches au dessus de la livrée Ceccano, de la bibliothèque où j'allais, ayant découvert que depuis avril je crois s'y tiennent des petites expositions autour d'Albert Camus dont :
La galerie de reproductions photographiques en grand format, à l’entrée, le montre à différentes périodes de sa vie : seul, en famille ou avec des proches, dans son intimité comme dans sa vie publique. Il devient presque présent physiquement, au milieu des visiteurs.
Et l'on picore de photos en photos le long de sa vie depuis la photo de l'atelier de tonnellerie où travaillait son oncle Etienne (Camus a 7 ans, il est au centre et son oncle est le jeune homme aux bras croisés derrière
jusqu'au fond de la galerie où sous une photo de Camus jeune homme lançant une jambe vers le ciel devant la mer, se trouve – bien aimé sans rien comprendre ) une des oeuvres demandées à de jeunes artistes, l'Exuvie de Pia Hinz dont je lis ce soir sur le site de la médiathèque que cette sculpture originale, en latex, métal et machine à air, est une interprétation du Mythe de Sisyphe d’Albert Camus et de son cycle de travail infini
avant de revenir vers l'entrée en suivant Camus jeune père, Camus écrivain célèbre etc...
Dans le grand escalier qui monte vers la belle salle du 1er étage, 14 planches de bande dessinée Bertrand Pigeon une brève histoire d'Albert Camus.
L'escalier étroit dans la grosse tour et nouvelle galerie au 2ème étage vouée à Camus et le théâtre, 
ce qui ne se borne pas, loin de là, à ses pièces, avec, parmi ses premiers engagements, celui pour le Théâtre du Travail, puis, après l'exclusion du PCA ; pour le Théâtre de l’Équipe qu'il a fondé à Alger en 1935 avec, entre autres, Emmanuel Roblès, et puis, plus tard, l'influence de Copeau (et l'exposition à lui dédiées à l'Odéon en 59 dont Camus fut responsable), ses pièces bien entendu, le théâtre de texte et théâtre engagé ou d'idée, le festival d'Angers, le stage de théâtre d'Algérie en 57, etc... et les grandes actrices qui furent interprètes et amantes Maria Casarès et Catherine Sellers... 
et moi, intimidée par la jeune femme qui lisais derrière une table, j'ai plus regardé affiches, dessins de costumes ou de mises en scène par ses compagnons, etc... que photographié (cela n'aurait rien donné de bien de toutes façons)
Dans la salle de conférences et de lectures qui s'ouvre sur la galerie (j'ai noté quelques dates, trois en fait, dans ce qui reste du programme), une évocation du travail de Vibeke Tøjner https://fr.wikipedia.org/wiki/Vibeke_T%C3%B8jner en hommage à Camus et de sa série de six grandes toiles le visage de Camus
(photos d'elle installant les tableaux, vitrines contenant des éléments retraçant les étapes de son travail)
et, comme elle ne s'est pas arrêtée à ces portraits, des oeuvres sur papier comme une nuit à Tipasa de 2016 (le cartouche correspondant reprend une phrase de l'Etranger je me tendais tout entier pour triompher du soleil et de cette ivresse opaque..
ou Territoires gouache surmontant une autre phrase de l'Etranger J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux
Suis redescendue avec comme chaque fois un coup d'oeil sur la belle salle du premier étage, et avec un long détour... m'en suis revenue
pour prendre dans la niche à courrier et ouvrir l'enveloppe aperçue en sortant - trouver avec plaisir le dernier livre de Benoît Vincent L'enterre https://lesinapercus.fr/produit/lentreterre-de-benoit-vincent/ qui s'ouvre avec
Ouio
De l'exposition, des mouvements perceptibles et imperceptibles, du plan d'occupation des sols et des romans familiaux engrangés puis de nouveau déballés, ainsi que de la saison de l'ouio, un petit matin. Et suis, comme chaque fois, dans l'impatience joyeuse de le lire, mais depuis hier soir mes entrées dans la nuit se font avec la découverte belle de l'enracinement de Simone Weil dont j'avais rencontré des citations, des critiques, des éloges sans jamais l'avoir lu.


lundi, mai 29, 2017

victuailles et sous le bleu, Gênes, un peu

à l'heure où le bleu du ciel n'est qu'une promesse qui gagne en lumière, les taches blanches dans la pénombre de la cour
un peu plus tard, quand il prend force sombre, endosser jeans bleu clair et chemise de lin froissée à rayures bleues et blanches, empoigner couffin 
et m'en aller dans la ville paresseuse, rencontrant lumière, ombres et porteurs de bouquets ou d'hortensias (semble que beaucoup de mères avignonnaises y auront eu droit, c'était le fond des étalages des fleuristes devant ou derrière les halles)
retour tout doux avec petite charge bien pesante
la traiter, et après le déjeuner, en jouant entre cagna, là où le soleil darde, et ombre tiède, en faisant un pas de côté, commencer à circuler, un peu au hasard, pour une première reprise de contact, avec le souvenir du site http://www.ge-nove.net/ qui n'est plus que trace, dans le livre de Benoît Vincent chez Othello (le nouvel Attila) Genove GE9 Villes épuisées http://www.lenouvelattila.fr/ge9/
La ville de Gênes, Genova, Zena, Genua, Genoa, est trop complexe, chamarrée, secrète, pour se laisser surprendre par une visite de quelques heures, de plusieurs jours, et, même après de nombreuses années, toujours quelque morceau échappe au voyageur, ou bien apparaît comme par hasard au détour d'un trajet ou d'une pause dans le trajet.
& peur de tous ces gens qui te regardent, de tous ces gens qui ne te regardent pas, peur de tous ces commerces, de toutes ces choses alignées sur les étagères, dans les rayons. Peur de tous ces yeux, ces mains, ces pieds, ces sexes. De toute cette nourriture. De tous ces possibles. De tout ce qui est obscène, et d'obscénité est opulent.
& peur des peaux différentes, des langues différentes, des habitudes différentes, & peur dans un port...
La Commenda di San Giovanni di Pré est pratiquement l'un des points les plus bas de la ville. Offerte à la mer (elles se touchaient jadis), la Commanderie des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem (en note, dans la marge : Comme chez toi, au Poët Laval – et là Brigetoun s'interroge sur l'endroit où cela se situe) était lieu d'accueil pour ceux qui partaient (ou revenaient) des Croisades, quels que soient leur statut, leur fonction...
En 1960, la répression du cortège des travailleurs, en réaction à la tenue du congrès annuel du parti fasciste (le chiffre 18 qui renvoie si on veut au chapitre correspondant intitulé Mussolini) ; en 1970, les premières graves inondations qui montrent la fragilité de la ville (61 La ville est fragile – je pense ah oui, évidemment) ; en 1970 aussi, la relégation de don Gallo, prêtre du quartier de Carmine, où il s'était particulièrement attaché au sort des marginaux et nécessiteux, sur l'île de Capraia (province de Livourne), relégation qu'il refusa jusqu'à son assignation à la commune portuaire de San Benedetto del Porto en 2007 à laquelle il se consacre énergiquement (et politiquement) jusqu'à sa mort en 2013 ; en 1977, l'assaut des carabiniers à l'appartement de la via Fracchia, repaire de Brigades rouges (32 Zone rouge) : les années d'or se changent en années de plomb c'est connu...
Un os de seiche, un bouchon de liège ou même une bouteille, c'est encore moyen de voguer, et pour toi moyen de t'évader, il devait en être de même, il fallait qu'il en soit de même pour un mégot, pour une île entière ! C'était encore la ville ! (après entière le chiffre 34 renvoie à 1000)

bribes injustement cueillies au hasard (réel) en avançant par grands bonds dans les 292 pages (sans compter l'index imprimé en plusieurs colonnes de noms et mots très petits sur des lignes très serrées) de renseignements, de poésie, histoire, vie courante, politique et anecdotes, et d'un peu de tout cela mêlé.
Il y a la nourriture, aussi, et puis bien sûr dans ce G9 (parce que neuf parties, ou neuf points de vue au départ, enfin vous verrez) il y a le G8, si cela vous dit encore quelque chose.

mardi, décembre 22, 2015

Sans santon, avec un général et un philosophe, un peu


J'avais beau être certaine de ne pas être cap, ai lu hier après-midi l'énoncé du premier exercice de l'atelier d'hiver de François Bon http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4288 et me suis endormie avec un paysage aimé et célèbre dans le crâne, ai cueilli des mots sous la douche et les ai mis plus ou moins en ordre en croquant dans un toast à la confiture d'ananas et puis si partie, très tardivement, dans les rues gorgées d'humidité, parce que j'arrivais au bout de mes médicaments.
J'ai réalisé brusquement qu'il me fallait auparavant une nouvelle ordonnance (et en rentrant j'ai appris que je devrai plaider pour un dépannage puisque petit toubib prend des vacances bien méritées jusqu'à lundi), et comme Saint Agricol, inexplicablement toujours fermée, et la crèche de Toulon qui s'affichait sur Facebook le matin me rappelaient que nous approchions du 24 décembre, ai eu envie de profiter de cette sortie pour passer au palais du Roure où sont exposées une crèche et la table traditionnelle du gros-souper,
mais me suis heurtée à une porte vitrée dans la cour, à une vitre à travers laquelle se distinguait très mal une partie du décor, ai renoncé, salué la collection de cloches
et suis montée jusqu'à la porte principale de Saint Agricol pour vérifier qu'elle était bien fermée.. et rentrer dans l'antre.
Lavage de cheveux, plaisir de trouver les deux livres que j'ai décidé de m'offrir comme cadeau, et, sans attendre me suis promenée, un moment,
dans l'anthologie du Général Instin http://www.lenouvelattila.fr/general-instin/, dans le plaisir de retrouver ou découvrir, ai grappillé un peu au hasard, parce que tombais sur des noms (parmi la centaine), quelques textes, comme des hors d'oeuvre avant de plonger dans la variété grande des images, textes, thèmes, tons...
un jour l'instin perdit H etc
il devint général errant fantôme avatar toujours mort et toujours ressuscitant
on le vit sur les bords de la marne se défaire de ses vêtements et médailles et se jeter nu à l'eau dans les chevelures vertes d'un saule pleureur en baignade lui aussi...
(le 19 et le cheval de St Malo – Maryse Hache)
Ce qui vient, en fait, à notre esprit, à l'instant même où nous évoquons le fantôme – H – c'est cette curieuse coïncidence du signe perdu : H-Instin hier, Instin aujourd'hui, Histoire hier, Istoire aujourd'hui, autrement dit : image ! Nous avons évoqué et nous évoquerons dans des épisodes ultérieurs la conspiration des H aspirés, la conjuration des H muets, liant le phénomène – faudrait-il désormais écrire, fénomène ? - au déclin en nous de la capacité d'écrire, justement, l'Histoire...
(Ce qu'il advint du H du Général Instin et pourquoi sa disparition était, ma foi, le grand signe des temps – Camille de Tolédo)
Sur une tombe, il n'y a rien. Ou presque rien. Une mousse, un lichen.
Ça commence comme ça, toujours, depuis toujours :par une mousse, par un lichen.
Puis un orpin.
(végétal Instin – Benoît Vincent)
Parfois me vient aux dents une joie. Une joie furieuse qui m'oblige à ouvrir la bouche, et même pas pour faire des mots.
D'Instin on dit : c'est l'inspiration. Mais non mais non. C'est beaucoup moins, beaucoup plus que ça. C'est l'envie d'en découdre et qu'en même temps tout soit impeccablement rangé sous les képis. Une sorte de sentiment de n'être d'aucun côté de la guerre mais d'en avoir concentré la puissance.
Le général me frôle.
(seule la tête – Cécile Portier)
Puis le temps passe dans le centre commercial, et c'est un phénomène qui ne va pas de soi. Le général se lève, les yeux baissés pour regarder ses pieds qu'il trouve énormes, grossiers, presque de trop. Comment peut-on avec des pieds pareils faire ses achats ? diriger des hommes ? courir sous les rafales ? défiler sur la place d'armes ? enjamber les haies d'honneur ?..
(polygone – Patrick Chatelier)
Un soldat inconnu, mais de toutes les guerres, peut toutes les contenir. Un fantôme unissant les spectres derrière lui et formé de volutes froissées qu'il rassemble, d'ectoplasmes pluriels sans âge. Le spectateur énigmatique, l'observateur dont la bouche scellée murmure ce dont tu n'avais pas conscience. Une forme vide que tu peux remplir à foison..
(soldat inconnu – Christine Jeanney)
et puis j'ai abandonné pour reprendre, dans la nuit tombée, la lecture d'une thèse - lecture un peu ardue mais pas au point de renoncer (enfin si, c'est ce que j'ai fait au bout d'environ 100 pages) - nature humaine et anarchie, la pensée de Pierre Kropotkine par Renaud Garcia https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00776417/document, trouvée parce qu'une vidéo
m'avait amenée à la visionner celle de l'entretien dont elle était issue http://www.hors-serie.net/Aux-Sources/2015-11-07/Deconstruction-et-Politique-id120 (avec cette idée de l'obstacle que pose entre certains militants d'extrème gauche et les citoyens qu'ils veulent convaincre ou pensent vouloir convaincre, leur jargon, leur position surplombante) et de là à une petite recherche sur internet. 

vendredi, avril 24, 2015

Rencontres


sous un temps qu'au réveil je croyais hésitant, qui était, un peu plus tard, dans la rue, tout à la victoire de la lumière s'installant dans une tiédeur douce, m'en suis allée 
sur dalles éblouissantes, dans la tendresse verte des jeunes feuilles en frissonnement déjà foisonnant sur les platanes, mais encore dentelle claire sur le micocoulier, envoyer le doublon de l'ami Farigoule vers le nord, et acheter la Marseillaise pendant qu'elle survit.
Et puis suis redescendue vers l'antre, m'installer, évoquer comme peux, brièvement, le plaisir de la rencontre, ou plutôt des retrouvailles, en meilleure connaissance, avec Farigoule Bastard au beau surnom (pour les gens du nord, la farigoule c'est notre thym) – Farigoule Bastard donc, qu'avais connu dans ses passages au Convoi des glossolales http://leconvoidesglossolales.blogspot.fr (on retrouve la structure en paragraphes dans les passages les plus narratifs du livre), dont j'avais cueilli des traces chez son auteur Benoît Vincent http://www.amboilati.org/chantier/publications/farigoule-bastard/, dont de récents billets sur remue.net m'ont fait goûter la naissance http://remue.net/spip.php?article7422 et http://remue.net/spip.php?article7454
Farigoule Bastard surtout qui est contact avec un territoire si beau qu'il est devenu, dans son déversement en plaine - on en trouve trace dans le texte -, terre d'élection de gens d'argent – mais Farigoule, l'ami Picris, et la vieille aussi (ai un petit faible pour elle, la vieille amoureuse et guerrière - elle qui connait les noms des plantes en deux ou trois langues et reconnaît les arbres à leur tronc, à leur ombre ou à leur odeur. Elle qui observe les oiseaux dans la nuit. Elle qu parle aux pipistrelles et marche sans peur aux bestes -, même si l'évocation de la jeune Celle est belle – Je ne ferai pas cas de la lumière, qui n'existe que parce que tu lui donnes du grain.).. mais Farigoule donc, et Picris, et la vieille aussi sont issus, porteurs, de la vérité splendide et rude de cette terre montagneuse.
Née des paysages, âpres et graveleux, la langue est très singulière, tant dans son lexique que dans sa syntaxe, et avec un peu d'imagination, on pourrait dire que la phrase porte l'homme comme une garrigue ou une marne, comme ces collines de calcaires secs et déchirés, comme une fidélité, comme une déclaration. (avertissement signé les auteurs)
Farigoule Bastard dont le récit respecte la complexité – ce qu'une litanie longue, malicieuse, sérieuse, tente de - et ne peut - dire
.. Farigoule Bastard est le premier récit d'affirmation du vide
Farigoule Bastard est le premier récit d'adaptation du paysage
Farigoule Bastard est le premier récit au naturel
Farigoule Bastard est le premier récit sur son lit d'escarres...
Farigoule Bastard qui est le personnage d'un livre qui change de formes
Farigoule Bastard qui part en voyage à Paris, en réponse à une invitation
Farigoule Bastard qui part à pied, avec la mule, faisant ses adieux aux amis, aux odeurs, aux arbres, pour descendre à travers les buissons, les genêts les bugranes, les grandes herves dorées les carlines les cardes, les pincelles qui éventent, les rochers gréseux qui dégringolent vers le monde vulgaire, bavard et plat... leur crau à eux, ce grand organe étique, épineux... étalé jusqu'au grand fleuve.
Et pour tout le reste que n'ai pas effleuré - sais pas et suis trop longue - devriez aller y voir (chez Le nouvel Attila).
En fin d'après midi, ce fut la rencontre d'une «amie Facebook» et de sa fille, une vie riche effleurée, une grande gentillesse, et un café en bordure de place..
Redescendre, arroser, et m'en suis allée, en début de soirée, quand la lumière se fane, vers le théâtre des halles, à la rencontre du dernier spectacle d'Alain Timàr, une pièce de Pierre Notte, Pédagogies de l'échec,
Mais là, maintenant, en rentrant, même si ne vais pas être capable d'en dire grand chose, je décide de remettre cela à demain, peut-être... juste, c'est bon.