Le réveil tardif qui devient normal, douche, et avant de partir dans la ville pour quelques petites courses alimentaires je me suis idiotement acharnée à trouver comment, à l'avenir, je pourrais passer des commandes chez Spar qui est mon recours habituel mais pour lequel les commandes selon un mail du Groupe Casino reçu vendredi ou samedi une nouvelle garantie (dans notre intérêt de consommateur bien entendu) nécessiteront dorénavant que je change mon mot de passe... ce que j'ai fait six fois de suite pour chaque fois, après que la réussite m'ai été confirmée par un mail en retour je me trouve rejetée au moment de me connecter... je peux établir la commande mais ne peux ni la régler ni choisir l'heure de livraison... Abandonnant ce monde moderne qui m'est décidément incompatible (j'avais entendu en débutant le jour sur France Culture le récit de l'impossibilité maintenant en Chine sauf pour quelques vieillards obtus de régler un achat en espèces, les paiements dématérialisés étant devenus la norme, sous des formes variées... les gens en viennent à accepter que leur paume de main, leurs lignes de vie ne soient plus qu'une monnaie, nos successeurs ont bradé leur intelligence et leur liberté) j'ai pris ma canne, un petit sac pliable et m'en suis allée dans la lumière...
j'ai fait quelques courses, pas trop lourdes, chez Carrefour, j'y ai trouvé des fleurs à photographier et je m'en suis retournée, prise tout de même d'un petit vertige de lassitude place de l'horloge qui m'a incitée à m'asseoir sur un muret entourant des plantes à côté d'un abîmé par la vie dans la main duquel ai laissé toute la monnaie quu me restait (un béret était abandonné au sol à petite distance) ce dont il a tenu à me remercier en faisant un peu de jonglage... j'ai cru qu'il n'en finirait pas (sourire).
Un déjeuner un peu trop lourd, une sieste, un peu d'activité et, par goût et paresse de petites incursions/relecture chez Claude Simon (le Tramway) et Bergounioux (Une chambre en Hollande et Miette) constatant que si leur écriture, chacun à sa façon, est sensuelle on trouve finalement dans ces livres assez peu de descriptions précises de nourriture (il est vrai que ne cherchait pas vraiment, juste un petit caprice qui m'est venu une ou deux fois). Tout de même noté des petites joues tachéespar les Paille d'or chez « Miette », et dans « Le tramway » :
« je ne sais quel médecin – elle avait été opérée à Paris par ce qu'on appelait à l'époque un « ponte » de la chirurgie – lui avait prescrit (peut-être simplement pour lui donner l'illusion d'une possible guérison qu'il savait exclue) de consommer des viandes non pas saignantes mais crues qu'elle absorbait sous la forme de petites boulettes dont elle avait une si grande répugnance (elle qui avait été autrefois si gourmande qu'elle conservait les menus des somptueux dîners offerts par le Gouverneur Général de la colonie et, là-bas, se faisait avertir par le meilleur traiteur des arrivages de langoustes fraiches) que pour la surmonter elle devait se faire une telle violence qu'elle semblait alors une macabre caricature de la voracité... » à vrai dire il y a dans la suire du livre des évocations plaisantes et je ne sais pourquoi je me suis arrêtée à celle là... peut-être pour pratager son dégoût de la viande (plus radical chez moi)
























































