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lundi, juin 25, 2012
Un dimanche ordinaire
dimanche, mai 15, 2011

Brigetoun réveillée, en liesse et appétit, un temps - et puis la grogne carcasse, une divine paresse, aussi – s'est contenté d'aller, sous la garde d'un pigeon - facétieux celui-là, qui était visible, à l'orée de son trou, et qui s'est effacé de la photo – jeter moult papiers, et des bocaux divers, sous les remparts
et au dessus d'elle, juste au dessus, y avait pierres et plantes, amies comme toujours, chaleur montante sous ciel bleu,
nuages aussi qui s'installaient, torpeur lourde, et caliente.

Passé la journée en douceur, en songe vague d'écriture, de lecture, seule, coupée - désir d'ouverture, par la grâce de mots - comme une évasion lointaine, en maison très peuplée, par un après-midi d'été, dans le vide frais d'un grenier - la poussière lumineuse, la découverte de papiers, remords avec passion – s'est carrée dans l'antre,
a lu journal local, a découvert : grande richesse des offres, ces occupations possibles, vendredi samedi et dimanche, dans sa bonne ville – pour la triperie et le pain, contre l'homophobie, pour les musées, pour les handicapés - leur a souri aimablement – a reniflé la terre après les pluies,
et, dans un petit creux du jour, cherché le duende avec Garcia Lorca :
« Sons noirs derrière lesquels les volcans, les fourmis, les zéphyrs et la grande nuit, qui se serre à la taille dans la Voie Lactée, ont déjà une tendre intimité » (j'exagère : voir sur http://brigetoun.wordpress.com )
Le soir est venu avec un air délicieux, et des chants d'oiseaux sur ma cour, mais sans réelle envie de la nuit des musées – me suis installée dans l'étrangeté de Shara de Naomi Kawase, et la pluie est revenue pour un temps.
Cesse – odeur de terre et chants d'oiseaux – un temps, la nuit.
