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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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mardi, février 14, 2023

Contre-bleu et petites histoires

 


fête foraine

des mats contre le ciel bleu

garder distance

pour éviter peluches

atténuer cris excités



et pour allonger mon temps de marche, suivre les remparts un peu, avant de les franchir et regagner la rue Vernet avant de continuer pour faire quelques courses.



Et comme en rentrant ai trouvé une belle enveloppe noire et l' « Atlas Roman Puissance 100 » https://www.amazon.fr/Atlas-roman-puissance-100-Naturelles/dp/B0BTJBKQM2 écrit par le collectif de l'atelier « photographies » de François Bon (en fait 103 textes, certains en ayant écrit plusieurs, plus un de François Bon) à partir de photos (qui n'ont pas été volées mais ont servi de point de départ pour l'imagination ou les souvenirs) tirées de l'Atlas des Régions Naturelles d'Eric Tabuchi et Nelly Monnier https://www.archive-arn.fr/ (pour une idée de leur travail : note de présentation du premier livre qu'ils en ont tiré https://www.poursuite-editions.org/produit/arn-vol-1/). Comme rendre compte de la mosaïque que nous en avons tiré est impossible, je reprends l'avant dernier paragraphe de la postface qu'Olivier Hodasava https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Hodasava a bien voulu y donner (je ne sais si comme moi et beaucoup vous vous promenez dans lieux inconnus grâce à Google -Street-View, lui le fait depuis des années sur son blog http://dreamlands-virtual-tour.blogspot.com/ , en a tiré des livres, et c'est un plaisir de le suivre)

« Alors voilà. Celui qui écrit à partir d'une image est un explorateur. Il arpente des inconnus que nul avant lui a exploré. Celui qui écrit à partir d'une image est un aventurier, un archiviste, parfois même un démiurge : il donne vie à l'immobile. Et ceux qui écrivent pourraient être cent à regarder la même image, ils ne verraient pas le même décor, la même histoire. On en revient à cette idée du portail qui ouvre sur d'autres mondes : l'image nous connecte à l'un des infinis d'un multivers. Evidemment, l'expérience est vertigineuse... »

lundi, août 18, 2014

Dimanche dans l'antre et la cour revenir sur des lectures de voyages virtuels, en long pillage

beau temps, température convenable, légèrement insuffisante pour mon désir d'anéantissement, soleil encore présent un temps dans la cour, surtout contre mur, en glissant avec les rayons jusqu'à ce qu'ils la quittent un peu après seize heures

lavage cheveux, ménage presqu'à fond jusqu'à fatigue trop grande, lire, rentrer, et en écoutant France Musique, revenir sur voyages virtuels avec deux livres picorés en juillet aux moments de pause dans l'antre et lu dans le calme du jardin toulonnais entre deux conversations, deux attendrissements, deux jeux de cache cache avec les tortues
Parce que le second me l'a remis en mémoire, le plaisir de lire, et ce matin de rechercher sur le site http://eclatsdamerique.blogspot.fr les photos correspondant aux textes, Eclats d'Amérique (chez Inculte) le voyage virtuel d'Olivier Hodasava à partir d'errance et recherches sur google.street.views (voyage un peu décousu puisqu'il suit l'ordre alphabétique des états, et qu'il comporte des petites histoires, des trajets en compagnie d'un Tom réel ou non, des énumérations assez jouissives)... admirer ce que son imagination peut créer à partir d'un coin de route, de ville, avec ou sans passants
comme à proximité de Sorroco – un autre monde (New Mexico)
La verdure est plutôt rare (à peine une traînée verte, au loin de la plaine, aux abords du fleuve). Le sol est couleur de sable.
La route est déserte.
Nous croisons, événement notable dans ce presque rien, un panneau orange, lettres noires. Je lis : Road Work Next 3 Miles.
Tom dit : Il ne manquait plus que ça.
Mais les kilomètres comme les miles s'enchaînent sans que nous ne voyions la moindre trace d'un chantier.
Une dizaine de minutes s'écoulent encore avant que Tom ne se sente obligé d'ajouter : Non, mais je ne dis pas que je suis mécontent de faire cette expérience. J'aime plutôt ça, en fait, ce voyage. C'est juste que mon truc, fondamentalement, au risque de me répéter, c'est New York, le Velvet, Television, Blondie, le CBGB. Ou alors, s'il doit y avoir un ailleurs, c'est Manchester. Liverpool à la rigueur. Ou Sheffield. Et Londres, bien sûr... Les cités ouvrières, la brique rouge, les Smiths, Joy Division, les Happy Mondays, Paul Weller... Et puis, je vais te dire : heureusement qu'on a la clim', sinon, j'aurais du mal à supporter la chaleur.
Et puis il y a les forêts, la neige, les femmes, beaucoup de femmes, je m'étais dit que j'aurais dû les compter, et touchantes, bien entendu, touchantes et des histoires d'amour, brèves, forcément brèves, mais pas que des femmes
Rapid City / l'autre Tom (South Dakota)
J'ai rencontré Tom, l'autre Tom, le grand black (un mètre quatre-vingt-dix, cent vingt kilos minimum), du côté d'East Boulevard. Plus exactement sur le parking du Western Outlet – Discount Western Store....
Il m'a demandé l'heure. Et sur-le-champ, à mon accent, il a compris que je n'étais pas du coin. Il m'a demandé d'où je venais et puis voilà, c'était parti : nous nous sommes mis à discuter à bâtons rompus, tous deux appuyés contre sa voiture (je crois que c'était une Ford ;elle était blanche) ; comme de vieux potes.
Il m'a expliqué qu'il était un working poor (un travailleur pauvre), qu'il avait fait tous les métiers possible. Il en a cité quelques-uns pour l'exemple : pompiste, programmeur informatique, vendeur de photocopieurs, conducteur d'ambulance, gardien de chantier.. Il a dit : Mais vous savez, je ne suis pas le seul. Je ne crois pas qu'il y ait, dans mon entourage, une seule personne dont ce ne soit pas le cas. Enfin, si, j'ai un pote ; il a toujours été dans les pompes funèbres, façon Six Feet Under ; il bosse dans la boîte de son père, Fisher & Sons – tout comme dans la série !Sauf que là, ils sont blacks.
Et j'ai repensé, malgré les différences, à ce voyage, en lisant – je croyais l'avoir déjà fait à force de rencontrer le titre, même si je ne mettais rien dessous – Le ravissement de Britney Spears de Jean Rolin, pour la part qu'y tient Internet, la recherche par le héros des renseignements concernant Britney Spears, outre ce qui est lui transmis par l'intermédiaire de Fuck, avec les consignes de ses employeurs, ayant lieu, et c'est encore plus vrai pour ceux relatifs à Lindsay Lohan, même avant qu'il n'ait plus d'autre lien possible depuis le Haut-Badkhchan et le bureau de Shotemur, via Internet, les articles mis en ligne par les journaux, les photos de l'agence X17 Online, et :
Sur Google, si parmi quelque 81 millions d'entrées relatives à Britney Spears on sélectionne la notice établie par Wikipedia (à laquelle moi Brigetoun j'ai emprunté cette photo) on apprend qu'elle est née le 2 décembre 1981 à McComb, dans le Mississippi, et qu'elle a été élevée (raised) à Kentwood, en Louisianne, ce qui en fait doublement une fille du Sud, et pas de ce qu'il y a de plus chic dans le Sud...
et surtout, je ne peux m'empêcher, peut être pour avoir lu les deux livres à la suite l'un de l'autre, de soupçonner ce détective (qui m'est hautement sympathique pour sa décision de ne se déplacer qu'à pied ou grâce aux transports en commun, ce qui me le rend fraternel et représente tout de même une singularité certaine à Los Angeles me semble-t-il) d'appuyer les souvenirs de ses démarches, en rédigeant ce récit-mémoire, lui ou l'auteur, sur le même Google.street.
… La voiture de police (dans laquelle il est emmené), ayant branché son avertisseur sonore en quittant le parking du Holloway, rejoignit d'abord la 101, puis passa de celle-ci sur la 110, au delà d'Echo Park, laissant sur sa gauche les gratte-ciel de Downtown, avant de rouler longuement vers le sud à travers ces quartiers de Los Angeles où les gens, pour la plupart, n'ont pas choisi d'habiter. A la hauteur de l'échangeur par lequel la 110 se connecte avec la 105, que je connaissais déjà pour l'avoir emprunté le jour où nous avions poursuivi Katy Perry jusque dans la salle d'embarquement de l'aéroport, la voiture a quitté l'autoroute pour venir se garer sur le parking de la station Harbor Freeway, la plus étrange et la plus spectaculaire de la ligne verte du métro...Sur le parking trainait en liberté un american staffordshire aux côtés saillantes, apparemment abandonné, et il s'y voyait aussi, de manière beaucoup plus étonnante, de petits tas de crottin...

jeudi, avril 11, 2013

Ai rencontré


le vilain canard, toujours élégant, encore impassible en apparence, ou inconscient, l'oeil vide, le bec muet
ai hoché la tête, en salut minimal, suis passée, colère au ventre
l'aimais pas, et même son langage soigneusement un peu désuet, un peu décalé, faussement élégant, ne m'amusais plus
mais pensais
que l'indignation quand elle s'arrêtait sur les yeux dans les yeux m'étonnait... me suis toujours méfié des yeux affirmatifs et des franches poignées de main
que l'indignation quand elle portait sur le monde politique était un peu courte... le canard et ses frères nous trahissent et sont détestables, mais sont une partie, contaminée un peu par l'esprit du temps, beaucoup par les corrupteurs
que l'indignation quand elle portait sur le monde politique était outrageusement étendue, et pensais à la rage et au désarroi de tous les dévoués, simplement honnêtes, tous ces nombreux imbéciles voués à leur vision d'un idéal
et puis repensais à ces articles, à l'exploitation du disque dur et des papiers d'identité, listings, courriers etc... dont on parle tellement moins qu'on ne le devrait, parce que, comme je l'ai lu, il n'y avait pas assez de noms marquants pour que cela en vaille la peine, alors que c'était justement l'énormité des sommes résultant de la triche de nombreux anonymes ou presque, de gens ordinaires (avec tout de même des moyens) qui est effarante
comme est effarante cette idée indéracinable, courant sous les protestations vertueuses, que l'impôt est spoliation, que les ruses malines pour diminuer sa part sont de bonne guerre, et – mais ça on ne le dit pas, on le montre d'un sourire – amusantes, que l'argent amène la prospérité générale (même placé et jouant) et qu'il faut que l'état, les salaires, les biens communs y soient sacrifiés.
Et j'avançais me sentant coupable et impuissante, mais avec un petit espoir.. je n'avais pas encore entendu que notre président n'entendait pas assouplir l'effort/saignée qu'il impose au pays, sur ordre..

Et ne sais si c'est pour cela, ou par ma sottise naturelle, ou pour un manque de fer ou de magnésium ou de... mais suis idiotement susceptible, je laisse mon ego jouer l'imbécile... alors, sans fierté, avec une lâche résignation, en reste à paumée, parce que le pauvre cher m'est habitude, et ne me promènerai plus qu'en silence sur les réseaux sociaux (éventuellement liens vers textes ou photos aimés sur Facebook média froid)
Seulement, comme citer ce que j'ai aimé me manque trop, m'offrirai le plaisir de mettre ici trois ou quatre liens chaque jour, en variant un peu, au risque d'injustice, pour ne pas me borner toujours aux cinq ou six qui me sont indispensables... disons que laisserai une part au hasard, (retenir le premier, le cinquième, le dixième dans l'ordre de lecture à l'avenir ?) - donc, pour aujourd'hui, infime part des richesses vues :
http://dreamlands-virtual-tour.blogspot.fr/2013/04/un-deux-trois-quatre-mille.html la vidéo d'Olivier Hodasava pour le 1000e jour de son voyage sur Google-street-view, en la bloquant de temps en temps pour savourer un numéro
http://fonsbandusiae.over-blog.com/article-virgile-eneide-ii-v-228-249-la-machine-de-mort-avance-116971919.html comme chaque jour (ou presque, quand elle le peut, disons) la traduction, documentée, de l'Énéide par Danielle Carles et suivre, cette fois, l'avancée du cheval de bois
http://www.lesmarges.net/files/0c77bdc383805667f0f1a5990a8deca0-2078.html pour continuer le voyage à Naples, témoin ravie, à la suite des yeux, de la pensée, des mots de Jean Prod'hom
http://christinejeanney.net/spip.php?article637 la livraison du jour du projet Ronchamp de Christine Jeanney, mais là ce sont uniquement de délicates images, comme une invitation faite à suivre les liens qui figurent au début pour découvrir les textes (où chaque mot, précis, contribue à tisser la recherche, comme ici les fragments d'images posés sur du vide, de l'effacé)
et je regrette déjà ceux que je n'ai pas retenus.