
Amis, nos rues opulentes
se font, en ces jours, très « peuple »,
sous des bulles menaçantes
Devant leurs riches magasins
sont, pour vos pieds, tapis de chien,
amis, dans rues opulentes.
Entre arbres-jouets, en cônes,
ils sont trace d'autre zone,
sous des bulles menaçantes.
Emmenez les, merci à vous,
ceux qui ne furent refusés,
amis, dans rues opulentes,
sous les bulles menaçantes.

(mirliton de même qualité qu'eux)
M'ont arraché une grimace l'autre jour, et j'ai vérifié ce matin, en suivant Baroncelli et mon bout de Joseph Vernet, que, sauf Ventilo, se sont abstenues les boutiques les plus raffinées (mais que ferais-je de cette robe ? Et comment carcasse lui ferait-elle honneur), ou amies (et j'aime les grands disques de Cottelac)

J'ai renoncé, malgré le poids du yaourt, du pain et du miel, et la modération du vent, à aller vers le cercle du silence, et le marché projeté aux Halles, et me suis contentée d'un gros sac bien lourd de nourritures industrielles ou quasi,
et suis rentrée par la rue de la petite Fustrerie, qui n'a accepté que les bulles à bouteilles, m'amusant à faire une petite collection de sapins

d'un classicisme d'autres régions
un trio dominé par un guerrier plein de style qui me plaisait assez

une sobriété un peu sèche, triangle trop aigu pour la trop petite chaleur de sa matière

et puis, un faux sauvage dont me sens proche, avec une petite honte de telle hypocrisie.
Après une grande écuelle de pâtes et surtout de garniture fabuleuse, j'ai grimpé la rue Saint Etienne, retrouvé une imitation affaiblie du vent d'hier en arrivant sur la place de l'horloge, et suis entrée, me refusant vertueusement à trop regarder ce qui était sur les tables, pour acheter le poème d'Angèle Paoli, joliment édité par Cousu Main, avec les belles photos de Guidu Antonietti di Cimarot http://cousumain.wordpress.com/2009/12/12/le-lion-des-abruzzes-premiere-sortie-publique/ un peu avant qu'elle le présente dans le cadre, qui restera mythique pour moi, de la petite librairie des champs.
l'accompagnant d'une plaquette de photos à offrir.
« C'était le temps
des déambulations
dans le passé détruit
de la ville en hiver »...
et puis me suis faite boa, mais au moment de partir dans la nuit, pour un concert gratuit signalé par Michel, et le plaisir de la musique dans le cadre de Saint Pierre, je me suis sentie aussi éveillée, intelligente, mobile, que les pierres de mon mur, chauffées par mon petit radiateur, contre lequel mes épaules étaient heureuses.
Alors j'ai somnolé un peu, lu, un peu et puis regardé des hommes embêter des crabes qui se voulaient tapis http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2964154,scheduleId=2938490.html et les crabes arriver à leur fin dans un cadre qui me faisait rêver.




