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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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dimanche, décembre 13, 2009


Amis, nos rues opulentes
se font, en ces jours, très « peuple »,
sous des bulles menaçantes

Devant leurs riches magasins
sont, pour vos pieds, tapis de chien,
amis, dans rues opulentes.

Entre arbres-jouets, en cônes,
ils sont trace d'autre zone,
sous des bulles menaçantes.

Emmenez les, merci à vous,
ceux qui ne furent refusés,
amis, dans rues opulentes,
sous les bulles menaçantes.

(mirliton de même qualité qu'eux)
M'ont arraché une grimace l'autre jour, et j'ai vérifié ce matin, en suivant Baroncelli et mon bout de Joseph Vernet, que, sauf Ventilo, se sont abstenues les boutiques les plus raffinées (mais que ferais-je de cette robe ? Et comment carcasse lui ferait-elle honneur), ou amies (et j'aime les grands disques de Cottelac)

J'ai renoncé, malgré le poids du yaourt, du pain et du miel, et la modération du vent, à aller vers le cercle du silence, et le marché projeté aux Halles, et me suis contentée d'un gros sac bien lourd de nourritures industrielles ou quasi,

et suis rentrée par la rue de la petite Fustrerie, qui n'a accepté que les bulles à bouteilles, m'amusant à faire une petite collection de sapins

d'un classicisme d'autres régions

un trio dominé par un guerrier plein de style qui me plaisait assez

une sobriété un peu sèche, triangle trop aigu pour la trop petite chaleur de sa matière

et puis, un faux sauvage dont me sens proche, avec une petite honte de telle hypocrisie.

Après une grande écuelle de pâtes et surtout de garniture fabuleuse, j'ai grimpé la rue Saint Etienne, retrouvé une imitation affaiblie du vent d'hier en arrivant sur la place de l'horloge, et suis entrée, me refusant vertueusement à trop regarder ce qui était sur les tables, pour acheter le poème d'Angèle Paoli, joliment édité par Cousu Main, avec les belles photos de Guidu Antonietti di Cimarot http://cousumain.wordpress.com/2009/12/12/le-lion-des-abruzzes-premiere-sortie-publique/ un peu avant qu'elle le présente dans le cadre, qui restera mythique pour moi, de la petite librairie des champs.

l'accompagnant d'une plaquette de photos à offrir.
« C'était le temps
des déambulations
dans le passé détruit
de la ville en hiver »...
et puis me suis faite boa, mais au moment de partir dans la nuit, pour un concert gratuit signalé par Michel, et le plaisir de la musique dans le cadre de Saint Pierre, je me suis sentie aussi éveillée, intelligente, mobile, que les pierres de mon mur, chauffées par mon petit radiateur, contre lequel mes épaules étaient heureuses.
Alors j'ai somnolé un peu, lu, un peu et puis regardé des hommes embêter des crabes qui se voulaient tapis http://plus7.arte.tv/fr/1697660,CmC=2964154,scheduleId=2938490.html et les crabes arriver à leur fin dans un cadre qui me faisait rêver.

jeudi, septembre 10, 2009

Paumée, mon pauvret, mon fils, mon frère, je sais – mais souviens toi, le ciel était clair et jeune, et puis, viens, restons dans notre paix et je te dirai des poèmes, pas trop gais, pas trop gentillets, pas torturants ou torturés, non plus, qui parlent d’ailleurs peut-être, tu veux ?
Parce qu’il est toujours là, sur le rayon le plus près de ma table, et même si cet ailleurs est baigné de tristesse, il est beau et important
« Le lieu n’avait d’autres attaches que les lilas de Chine
Lorsque les camions sont venus de la mer
Nous préparions la provende de nos vache
Nous rangions nos jours dans des armoires fabriquées de nos mains
Nous recherchions l’affection du cheval
Et nous faisions signe
A l’étoile errante

Nous aussi, nous sommes montés dans les camions
L’éclat de l’émeraude dans la nuit de nos oliviers… »
Mahmoud Darwich « Anthologie (1992-2005)
Parce que je sors de la lecture de ce petit recueil chez Publie.Net, et que je l’ai goûté : Dominique Sorrente
"Le lendemain. Dans les replis des vases
miroitant au soleil,
les barques attendent.

Autour des pieux, chacun se risque
à découvert,
faisant un tour d’adresse
avec les oiseaux morts
et les poutres aux clous rouillés.
Plus rien n’annonce
les mâchoires blanchies sous la mer,
le vieux pressentiment.

Cordages emmêlés.
Une nuit recommence la dune
."
« Pays sous les continents » http://www.publie.net/tnc/spip.php?article264
Parce qu’elle me parle, et parce qu’un de ses poèmes a été lu dans un après midi de l’Isle-sur-Sorgue, qui est un joli souvenir, où Dominique Sorrente et le Scriptorium assistaient, Angèle Paoli
« dans la mouvance du maquis
les chardons hérissent leurs piques
et toi
tu fixes le taureau à l'arène
banderilles à l'assaut des chairs de sang
insensible aux échos qui emportent ton nom
loin des Chines éternelles
rongé de pierre
cnidaires mauves
piques d'écailles sans calice »
sur Terre de Femmes http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2009/06/murale-v.html
Et puis, parce que j’aime y revenir : Fred Griot
"cargaison d'mer
ça cale à râcle dans l'
ressac

ça brise au clac du vent qui clic
carguez ça va rouille
au clac d'venteux

et les squales font grand les tours
la houle renfe et enfe
et à fond d'calle où ça rouille sec
ça siffe ça suinte
ça bête en coin ça râcle d'face
Fred Griot – « VIA » http://www.publie.net/tnc/spip.php?article210
Pourquoi ceux-là ? Comme ça, et qui s’en inquiète ?

dimanche, octobre 01, 2006


ma cour en attendant, entre nuages et soupçons de pluie, des varois que j'ai entrainé samedi dans les rues de ma ville.

et, pour changer de cadre, un poème d'Angèle Paoli, écrit en retrouvant Bastia. Je me blottis dans ce monde qui m'a vu naître et que je ne connais qu'à peine.

Là-haut tout là-haut

elle l'a saisie
dans sa nudité épurée
évidée de ses jours
rassemblée dans ses formes
ramassée
re-serrée sur elle-même
contenue toute entière
entre les courbes de ses ailes
mer et montagnes jointes
dans le fusionnement
de leurs contours
engloutie soudain
dans les flots bleus du ciel.

Dans la demi-brume du matin
elle a surgi
alanguie de sommeil
et de lenteur
lourde encore
des paresses du rêve
elle s'est étirée
elle a déroulé les secrets de ses
courbes
elle s'est déliée
pli contre pli
noble et fière
elle s'est campée
indomptée
dans la lumière
des flots
du ciel et de la mer

Bientôt
elle s'éloignera
dos rond
recroquevillée
dans ses criques... http://terresdefemmes.blogs.com/

et dans un repli il y a Erbalunga et il y avait une grande table dans un jardin avec plein d'enfants et un couple patriarche.
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