Oh que oui Monsieur, étais bien fatiguée ce soir, comme nous le craignions, vous aviez bien raison mais j’y tenais savez-vous..
S’était effacé
le bleu cet après-midi.
Pour soutenir pas
ne regardais que des fleurs
et certaines vitrines.
Suis arrivée à Rosmerta un peu après quinze heures avec une boite presque complète de masques (contente de m’en débarrasser enfin… m’en reste pour affronter le froid de l’hiver ou des bouffées de crainte) vers la fin de la confection de nouvelles pancartes.
Arrivées de bénévoles, point sur la situation (en fait la réponse attendue, le refus probable mais pas certain contre lequel manifestions, nous sera donné vendredi… d’un commun accord, d’autant que des journalistes étaient prévenus, on maintient pour faire pression), choix d’un ex-refusé maintenant majeur (il l'est devenu deux jours avant l'appel fait par le département si j'ai bien compris) qui n’est plus en cause comme porte-parole, rameutement d’une partie assez conséquente des jeunes (les masques ont séduit, le temps de l’insouciance n’est plus), organisation
et départ à pas un peu vifs pour la petite vieille qui avait grand tort de discuter en même temps…
Installation calme devant l’Ase, prises de parole de deux membres de la commission juridique, questions/réponses avec les journalistes, belle intervention du garçon
que j’écoutais assise sur une marche devant les garçons à côté d’une des deux autres Brigitte, derrière la pancarte choisie (photographiée par une amie)… après le départ des journalistes, chant en dansant de notre chanson revendicative dont suis incapable de retrouver les paroles à froid, dispersion
et retour (en achetant en route un cookie pour me donner courage… je détestais ça par principe, n’en avais jamais mangé, j’y prends goût, perdant ainsi tout l’avantage de l’effort effectué, sourire) — un peu plus de deux heures et demi…
Terminé et mis en ligne le matin mon #1 à la troisième boucle de l’atelier de François Bon… bien ou mal, il me tournait dans la tête depuis hier… mais suis incapable ce soir de lire les autres, ai préféré écouter la leçon de Georges Didi Huberman donnée le 27 au CRAL (et en étais toute requinquée)
Pour le poème du soir, la délicatesse avec Françoise Morvan (dans la première partie du recueil « Buées » chez Mesures)
Velours de soie.
Lisant le velours d’une main prudente
Elle a tendu sa robe au jour
Un reflet d’heure au retour de l’hiver
Étend sur le velours une ombre de moirure
Où doucement s’ouvrant avant la nuit
Grandit un papillon tout irisé de givre
Posé sur le fond noir bleui comme autrefois
Dans les scintillements légers d’arborescences.




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