cette nuit, à cause d'Alcib, j'ai relu la correspondance de Léautaud entre 14 et 20 et une fois de plus l'agacement devant le côté pathologique de son amour des bêtes, et son dolorisme (ça me va!), amour des bêtes certes louable mais qui tourne à la monomania. Et en même temps cette fascination.
J'aime le style faussement classique, la parfaite urbanité avec quelques rosseries (jouissance de ses appréciations sur Claudel) mais qui restent infiniment plus gentilles que celles de Jouhandeau, son humanité et sa fausse humilité.
Je me sens moins chez moi que chez Calvino, Montaigne ou Simon mais j'ai un grand plaisir juste un peu mêlé à le lire.