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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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mercredi, juillet 29, 2009

28 juillet - à coté du festival, de la ville, de la journée
J'ai trouvé, en raclant bien, un restant de force ou d'énergie, ou d'envie, pour aller en fin de matinée, tout à côté, dans la belle chapelle des templiers du Petit Louvre, assister, un peu au hasard, au spectacle de Khalid K
sur le programme, ceci qui, avec la proximité, m'avait tentée, tout en sachant que rien n'est plus trompeur que ces quelques lignes présentant les spectacles
"Il invite le public à un voyage musical, ludique et poétique. Paré de sa voix, de trois boîtiers enregistreurs et de quelques accessoires, il est seul sur scène, mais il semble plusieurs à se dresser devant nous. Il construit, au fil de son histoire, qui devient peu à peu la nôtre, un paysage sonore d'ici et d'ailleurs. "Je suis une ferme, je suis le ressac, je suis un cow boy, je suis la jungle, je suis le village rassemblé le soir autour des souvenirs des anciens..." KHALID K
et; cette page, trouvée au cours d'une très brève recherche avant de partir, http://www.loreilleenfeu.fr/archive/2009/01/15/khalid-k-bruiteur-chanteur-musicien-conteur.html (d'où provient cette photo)
et c'est drôle, sans vulgarité ni méchanceté, c'est une vraie musique de voix, de bruits, démultipliés, superposés, opposés, très souvent belle - des enchaînements souples, des reprises. Il mime ou évoque de loin, il passe du haut de contre baroque au vieux coq, à la porte qui grince, à l'avion de passage, la trompette tibétaine, le chanteur country, le pistolet, les campagnards se hélant, le chant classique arabe, le bombardement etc... et avec une bande préenregistrée et celle qu'il enregistre et passe en léger différé il crée des dialogues, des symphonies, des foules. Un très joli moment (avec juste une fin qui s'effiloche un peu)
et puis, après le déjeuner, me suis enfoncée dans un sommeil dont je n'émergeais que pour y retomber, abandonnant les quatre pantalons et les blouses amples aux teintes toniques de mon tas de repassage, toute idée de nouvelle sortie dans la ville, toute lecture.
J'ai trouvé, en émergeant pendant que le soir tombait, plusieurs vidéos de Khalid K sur myspace, dont celle ci qui reprend plusieurs moments (il en manque de très bons qui sont peut-être sur les autres) du spectacle http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&VideoID=34293796
J'ai finalement, le soir descendant, repris "le verbe" dans "Interzone" de Burroughs
"Alors je rameute mes vieux potes et on passe de chouettes soirées à écouter la machine à laver nous seriner Sweet and Low et Lessiveuses's Boogie ; et la sinistre écrémeuse, vivant fossile, aussi aigrie que du beurre de yak rance, cavale après l'aspi; feulant tel en léopard. La banlieue renferme assez d'horreurs pour rassasier un millier de castrats..." (passage tout public)
et je pense qu'il me faut une forme plus lisse, j'hésite, ouvre des livres ou des fichiers, j'oublie mon but et c'est "l'enfer est vert" de Leslie Kaplan http://www.publie.net/tnc/spip.php?article227 (pour présentation, premières pages, achat éventuel) et après la fin de ces 42 pages :
"et pour le dessert
é goiabada cascao com muito queijo,
une goiabada avec beaucoup de fromage
dépois café, cigarro é um beijo
de uma mulata chamada
..
et après le café une cigarette et un baiser
d'une mulâtre qui s'appelle
Léonore ou Dagmar...
les oubliés
ils ont des rêves
d'enfants

l'enfer est vert."
je m'installe devant "Falstaff" de Verdi.

jeudi, avril 16, 2009

Mon ami, revenez !
Je m'ennuie tant !
Je promets de rester sage en écoutant le feu roulant de vos idées, le jaillissement de vos fusées, docilement ravie sans m'écrier "oh la belle rouge ! oh la belle bleue !"
Je pourrais même, qu'en savons-nous ? être tentée d'y croire.
pour les impromptus littéraires
http://www.impromptuslitteraires.fr/dotclear/ dont le sujet était "feu d'artifices"
L'est-il pas beau ? - point et tirets
après un matin radieux, vent qui peu à peu amène une ébauche de pluie - paresse - nouvelle petite incursion dans le "roman du monde" de Pena-Ruiz que je lis par séquences d'une trentaine de pages, interruption pour vie courante, rangement, délaissement pour d'autres lectures et reprises avec une attention pleine, jusqu'à ce qu'un élément extérieur me relance dans ce petit cycle.
"... La démarche matérialiste, en l'occurrence, consiste à rappeler cette réalité première. Elle ne conduit pas à récuser le rôle des idées, mais à en restituer le sens et le contexte effectif.
L'esprit critique ne doit pas ignorer la part de leurre et d'idéalisation, de justification, ou tout simplement de bonne conscience, qui intervient souvent. On ne peut connaître ni juger un homme, ou un moment de l'histoire, en prenant pour seule référence l'idée qu'il se fait de lui-même. Du ciel des idées ou des représentations humaines à la terre des pratiques réelles, la conséquence n'est pas toujours bonne, si du moins l'on veut comprendre le ressort effectif des actions au lieu de leur supposer d'emblée des sources imaginaires.
Ainsi une certaine façon de philosopher peut conduire à oublier la réalité, voire à l'évoquer sans tenir compte de ce qu'elle est effectivement.C'est le cas lorsque les représentations des hommes, et notamment leurs idées, sont prises comme point de départ de la théorie. Devenues références plus ou moins arbitraires, elles acquièrent une valeur explicative..."

et puis :
"Un homme libre, qu’est-ce que c’est ?
.....
c’est Bartleby le copiste de Melville qui un jour arrête tout en disant, I would prefer not to, Je préfère ne pas. Quand on finit par le mettre en prison et que son ancien patron vient le consoler, Regarde le ciel bleu, regarde l’herbe verte, il répond seulement, I know where I am, Je sais où je suis.
;;;;;;;
c’est Franz Kafka qui n’a jamais réussi à se marier mais qui peut, en imaginant la Statue de la Liberté, voir, à la place de la torche, un glaive ;
c’est un homme qui dit, alors qu’il est enfermé à Dachau, « La nuit était belle ». Robert Antelme.
.....
c’est une vieille dame à qui deux jeunes gens viennent de prendre tous ses bijoux et qui dit, Peut-être ils ne savent faire que ça ......"
"les mots" Leslie Kaplan - http://www.publie.net/tnc/spip.php?article226 (pour présentation, lecture partielle et éventuellement téléchargement)

et lui, que vient-il faire ? prendre la parole ? revendiquer le billet ? ne le sais - mais ne le lui demandons pas, parce qu'il a beau être bellement usé, gentiment arrondi, presque patelin, réduit, ramené, et cela lui donne fureur contenue ou indifférence résignée, au rôle de banc, parmi d'autres plus pacifiques, sous le grain usé de son apparence et le ciseau rêveur de son créateur il est un peu de la puissance mauvaise qui règne sur ou sous le monde, ou en l'homme, et qui fut évoqué pour le neutraliser - ne risquons rien et tapotons lui le museau en partant - d'autant qu'en vérité il m'est sympathique.
Paumée en est à trois fois moins de visiteurs, j'ai beau me raisonner cela m'agace stupidement - passer au journal secret ?