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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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mercredi, février 04, 2009


je ne sais plus par quel miracle j'ai su que tu viendrai
je ne sais plus par quel miracle tu l'as décidé
je ne sais pas par quel miracle le car, tressautant et cahotant, a pu avaler une fois encore nos routes
et je le voyais se hisser vers moi au long des lacets,
avec l'idée de ta présence au coeur de ces tôles -
je me demande que faire de ces miracles,
comment ne pas casser le fil de ce que je n'avais pas voulu rêver. le car, en haut, n'est pas de tôle brinquebalante, mais je ne sais pas s'il n'est pas plus laid ainsi - seul que j'ai trouvé sur mon chemin après avoir envoyé ces lignes, (légère modification à la fin pour tenir compte d'une ligne qui a sauté) avec une certaine désinvolture, aux impromptus littéraires http://www.impromptuslitteraires.fr/dotclear/ en réponse à :
"Cette semaine nous vous proposons de poursuivre votre voyage en écrivant un texte commençant par « Je ne sais plus par quel miracle... ». Pour mener à bien votre croisière écrite, nous vous demandons d'y inclure également un ou plusieurs moyens de transport...."
Je venais de fermer, café bu, Stolz de Nizon, quelques pages après le discours intérieur de Stolz dans le car le ramenant à la ferme où il est sensé préparer sa thèse : "Dans ce car aux entrailles obscures, le chauffeur, tout seul à l'avant, est en plein travail ; nous autres, on est les passagers, une chambrée pleine de passagers, gens absents, sombrent dans l'obscurité du boîtiet volant, sombrent au fond de leur siège, sombrent dans le cuir, chacun de son côté et attendent....
Et puis, il y a cette manie de faire marcher la musique pendant qu'on roule... Chacun pour soi et le boyau pour tous, au milieu des piallements du haut-parleur dont la musique se mêle aux bruits de marche et dans les virages, se liquéfie, se distord, me semble-t-il."
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vendredi, janvier 30, 2009


comme les socialistes cette fois étaient là, en nombre et ostensiblement, suis restée au coeur du groupe sans tourisme
dans le cortège qui s'étalait d'ailleurs, hors rempart, sur la large voie, moins facile à photographier,

piétinant un peu dans une assez réjouissante pagaille, les drapeaux et panneaux se mélangeant allègrement et amicalement - seul résultat ? le peu qui nous est possible, sans illusion mais que je me serais sentie coupable de négliger

mais cet itinéraire avait le défaut de ne pas me ramener chez moi; et mes pieds que j'avais eu la sotte idée d'installer dans des chaussures plates, me donnant un peu la démarche d'une pocharde en cours de pochardisation, rouspétaient le long de la rue Thiers et après.

Paresse, suivi un peu le total décalage de ce qui se passait imperturbablement à l'assemblée, endossé une robe et réalisé sur le pas de la porte que le concert que je me préparai à entendre était programmé pour le 30.
Doucement, plongée dans Stolz de Paul Nizon - se nier dans la conscience aiguisée de ce qui est, et au début, à Ischia, le plaisir, presque l'enivrement, qui peut en résulter
"Mais ce qui lui plaisait le plus dans cette île, c'était le soir, lorsque le chevrier, avec son maigre troupeau, s'avançait vers les femmes,debout devant leur maison, et trayait dans une jatte le lait qu'elles avaient demandé ; lorsque, dans la lumière doucement déclinante, montaient tous les parfums de la terre et que, se mêlant aux senteurs de varech, la fumée des feux et des cuisines flottaient dans l'air. Sur les bateaux, à l'ancre; on préparait le dîner et, sur la place déserte, le vieillard unijambiste clopinait en martelant le pavé de sa jambe de bois. Le phare s'allumait, fantôme errant dans la pénombre, tandis que les façades bariolées des maisons autour de la place pâlissaient imperceptiblement et que la mer enflait sa voix...."et une inutilité est actuellement de plus en plus évidente : celle de paumée -