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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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mercredi, avril 17, 2024

Souffles du matin, poème, musique à l’orée de la nuit



Matin, ciel où dormait du blanc…

À dix heures et demi, avançant vers la place, tournant le coin, trois femmes d’âges divers | dont moi la plus vieille | qui se raclait discrètement la gorge comme le faisons tous en ce moment dans la ville attaquée par les pollens, ont couvert leurs yeux, tourné leur visage, mais pris malgré tout belle bouffée de minuscules petites choses d’un brun d’or envoyées avec entrain par une souffleuse…



le vent nettoyait activement le ciel pour lui rendre son éclat bleu profond



et un oiseau me tentait, en vain…


Repassage mal, refait, mal, tant pis… en reste à quatre chandails, deux pantalons, une robe - et au regroupement de ce qui pourra me servir pour mon escapade familiale de jeudi à dimanche et lundi… au constat que suis bloquée décidément pour répondre au #4 de l’atelier du tiers livre pourtant séduisant, tentant, apparemment évident…à la lecture d’une partie de la moitié des 33 pages d’un article que deux chercheurs ont tiré de leur étude du fonctionnement de Rosmerta, et au feuilletage de quatre livres avant de choisir pour le poème du  jour m’arrêtant finalement à un recueil d’Aurélia Lassaque « Pour que chantent les salamandres » aux Editions Bruno Doucey (merci à celle qui me l’a offert)

Poème en occitan sur la page de gauche, en français sir celle de droite

« Tras los matins verde »

«   An viatjat tras los matins vers

Subre las aguas de l’alla

An virat tantes cops dis los cels clars

An saludadas las milanesa morts del asters

E son tornats al camps pairs

Per centenas

Dis l’amudiment del temps présent,

Los autels del cande matin. »   

Par les matins verts

Ils ont voyagé par les matins verts

Sur les eaux de l’ailleurs,

Ont tourné tant de fois dans les ciels clairs,

Ont salué les innombrables morts des astres,

Et sont rentrés aux champs pauvres

Par centaines

Dans la mutité du temps présent,

Les oiseaux du blanc matin.



Et puis, vers sept heures et demi suis montée vers l’opéra et seulement cette fois au premier balcon |musique de chambre oblige que les Avignonnais ne goûte que médiocrement ce qui amène à fermer les autres | 



pour entendre le quatuor Hanson (fondé en 2023 à Paris, un diapason d’or pour leur. Premier enregistrement consacré à Haydn, le second abordant le XXe siècle ) et la pianiste Célia Oneto Bensaid https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9lia_Oneto_Bensaid (son dernier disque les 18 pièces de Dante de Marie Jaëll pour piano solo) , dans

La version avec quatuor à cordes du concerto pour piano n°2 en fa mineur de Chopin

Le quintette avec piano en mi bémol majeur de Schumann tant aimé


En bis après l’énergie de l’allegro de Schumann, la rêverie délicieuse de l’interlude du poème de l’Amour et de la Mer de Chausson.



Retour sous un vent qui se faisait moins virulent

Et comme c’est très bref (moins de deux minutes), pour entendre un peu ce très jeune quatuor ai trouvé un passage du molto adagio cantante doloroso de Guillaume Lekeu/


dimanche, novembre 19, 2017

Laboratoire, légumes et flemme

dans le frais vent bleu
avec belle lumière
vers Saint Jean le Vieil
y quérir les deux pages de résultats qu'avec ma toute petite intelligence je crois passables
et puis, parce que j'avais pris mon couffin pour profiter, sans nécessité urgente, de la proximité des halles pour éviter un trajet mardi, mais parce qu'en passant place de l'horloge j'avais vu que les vins avaient fait place à la semaine gastronomique – bienvenue à la ferme j'ai hésité un moment place Pie, à côté de la tour, et puis j'ai tourné le dos au chemin vers les halles, suis entrée dans un Carrefour pour acheter du hareng (désir de nourriture forte d'hiver et pas fait déssaler de morue...)
et à travers les allées du chapiteau, négligeant les vins, la viande d'autruche, les charcuteries, fromages – en ai trop -, foie gras – aime pas -, les noix de Périgord, les châtaignes, le raisin frais, les pâtisseries, l'hydromel, les produits assaisonnés de safran ou de truffe, les escargots, même l'huile d'olive de Nyons (en ai une bouteille et un bidon) etc... pas trop recommandables pour moi ou guère à mon goût, en suis restée à un gros butternut, deux bulbes de fenouil et des petites pommes jolies venus de la Barthelasse, plus un gros pot de miel de bourdaine venu de la Creuse
lest qui m'a permis, longeant les petites cuisines devant l'opéra, de tenir dans le reste de mistral au coin de la place....
Seulement la bénignité de carcasse s'est un peu lassée, ma volonté a eu tendance à fuir, et j'ai renoncé à partir vers huit heures écouter la Corse, sous le faux prétexte d'un changement du programme : abandon de Culombu https://www.acteur-fete.com/fr/p/culombu-chanteurs-de-corse-marseille et surtout de Diana di l'Alba
même si me faisais une joie rieuse d'écouter les bastiais I Mantini
mais à vrai dire, distraction ou rêve, en lisant sur le programme : corse, j'avais entendu en moi polyphonie (quoiqu'ils en disent, même si pas forcément i muvrini, quelque chose comme Canta u Pupolo Corsu)
Alors, j'ai fermé mes volets sur la nuit froide, j'ai écouté toutes leurs chansons disponibles sur YouTube
et puis j'ai commencé (ça c'était hautement recommandable), avec bec ouvert pour mieux recueillir, la lecture d'A même la peau d'Anne Savelli https://www.publie.net/livre/a-meme-la-peau-anne-savelli/
D'ici là il y aura eu ce corps-ci, ce corps-là ce corps approché, revêtu, supposé, approché, donc, embrassé et serré, supposé donc, pas le temps de le voir de le laisser venir que déjà enserré, donc, entrelacés les doigts le manteau les vêtements qui encombrent et protègent, font ce corps approché, le détourent, le cernent, dense et pris comme tel et pourtant inconnus ce corps-ci ce corps-là et la peau, donc, peau que ne connaissent pas ce corps-ci ce corps-là, ne connaîtront jamais ou peut-être bientôt, très très bientôt peut-être, comment est-elle la peau
entrelacer les doigts parce que se séparer un très petit instant un seul de ces instants à cet instant précis, parce que se délaisser un seul petit instant il n'en est pas question à cet instant de pause, suspension dans l'espace, ce corps-ci, ce corps-là changent de position, enserrés autrement à cet instant précis et cernés par la foule qui elle ne veut rien, ne veut rien que de l'air, ne veut rien de serré ...