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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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dimanche, mars 24, 2024

Ce que je peux retenir de cet après-midi

 


Splendeur de la vie

retrouvant la tendresse

de l’air lumineux




Milieu d’après-midi, m’en aller vers Calvet, en faisant détour par l’extérieur des rempart entre deux portes pour que se meuvent un peu mes jambes et pour le plaisir de la douceur de l’air



Quelques modifications dans la disposition des oeuvres, et pour gagner le premier étage qui est à nouveau ouvert (ne l’était pas lors de mes précédents passages) saluer à la place des grandes statues de bois qui accompagnaient l’horloge de l’hôtel de ville (remplacées par des copies) le petit bronze de Louis Desprez d’après le Milon de Crotone de Puget.




Au premier étage, après le 17ème siècle avec, notamment, la nature morte de Pierre Dupuis et le Christ de l’atelier de Philippe de Champaigne,



retrouver avec plaisir les grands Vernet et louper magnifiquement (tableaux peu éclairés, ou reflets des petites lampes, ou ma fausse désinvolture | étais le seul appareil en action | et ma vraie maladresse, grandes tartines aussi surtout vers la foin de la galerie consacré au 19ème) mes photos,  seuls étaient presque sauvables (ce qui était aussi bien le but de ma visite étant autre) des détails de Vernet



les petites jardinières de Charles-Amédée van Loo



la jeune fille attribuée à Henri-Pierre Danloux



et, avant les grandes tartines, le portrait de jeune fille de Géricault et une étude que j’aime de Chassériau



Et puis, parce que l’heure était venue, nous nous sommes regroupés, visiteurs et ceux qui n’étaient venus que pour cela, à petite distance des murs et des tableaux, laissant libre le centre de la galerie et le mur sur le jardin, pour assister à la contribution du ballet de l’opéra à « la grâce » avec trois courtes pièces, en nous déplaçant d’une section à l’autre (ai loupé deux photos, gardé une de chaque… toujours difficile de photographier avec un appareil basique le mouvement des danseurs, surtout quand la danse s’inspire plus ou moins du hip hop, comme j’en étais conscience, ai privilégié le simple regard)



et le ballet conçu pour le quatrième acte d’Atys (bon je regardais aux meilleurs moments)



Reprendre l’escalier (Vernet en passant) 



et aller voir, assez rapidement, l’exposition provisoire, au fond de la galerie des sculptures entre cour et jardin,



 de toiles et gravures portraiturant Avignon, tenter des photos (assez difficile vitres des tables et tableaux peu exposés et accrochés parfois très hauts) ne garder qu’une vue générale de Paul Saïn et une vue de Notre Dame des Doms de Léo von Klenze.


dimanche, décembre 04, 2022

Pluie, carnets, Rosmerta, concert


 Installés sommes dans le blanc/gris humide/pluvieux. Regardé repassage, l'ai laissé tranquille, ai envoyé contribution comme peux pour le 24 de l'atelier carnets du tiers.livre, n'étant pas certaine de pouvoir le faire dans les délais en rentrant dans l'après-midi, et comme j'en ai pris l'habitude, recopie ici celle du 14 novembre et l'image associée.


Le ciel en lutte calme avant de venir à la nuit sur le fleuve dimanche | « la nuit toute ouverte pleine d'étoiles silencieuses » chez Fred Griot (« enfin tu regardes l'herbe » chez publie.net), ne sais ce qu'il est au dessus de ma cour | poussant les volets bleus son indécision en blanc bleuté | sur les échafaudages et le matin un ciel blanc mort | boursoufflures grises s'ouvrant sur quelques gouttes ternes, me manque l'azur à mine de plomb de Ponge (la Mounine).


Et m'en suis allée dans l'humidité blafarde en début d'après-midi vers Rosmerta et un garçon qui voulait travailler son français...


Enthousiasme nettement retombé, l'ambiance générale étant à l'oisiveté due au samedi... Environ une heure de lecture


et retour sous quelques gouttes, en posant ici le décor le plus laid que l'on puisse imaginer (j'aimerais être sorcière et que ce dépôt entraine sa disparition)...

Thé citron en écoutant FC (les loups), petit tour sur les carnets, me changer


et monter vers l'Opéra, le troisième balcon,


pour ronronner de plaisir en écoutant un programme Schubert, lieder et mélodies orchestrales donné par Sandrine Piau, soprano et deux musiciens de l'ensemble Contraste, Arnaud Thorette alto (prenant le cas échéant la place de la clarinette (pour le pâtre sur le rocher) et Johan Farjot piano, en petit comité une fois de plus (moins étique tout de même que pour Rameau) ce qui donnait une ambiance presque intime qui allait bien à Schubert et au gentil et léger humour des interprètes.


Trois bis avec pour finir sur une note toujours tendre mais plus grave « la jeune fille et la mort » et un retour sous pluie fine.



dimanche, mars 13, 2022

Moi la truande involontaire


M'en suis allée, toute heureuse de renouer avec la musique non enregistrée, dans notre grisaille entêtée (selon la météo nous devrions rester dans cette absence de couleur, à part deux jours en milieu de la semaine prochaine, presque jusqu'à la fin du mois) vers le Conservatoire, la salle Mozart, de façon à arriver un peu avant 17 heures, horaire du concert désiré (les leçons de ténèbres de François Couperin, par les Nouveaux Caractères)... Le gardien m'a dit « mais c'est commencé ! », ai répondu « quoi ? » – « oui, à 16 heures 30 » – « zut je ne comprends pas » – « essayez » – dans le vestibule du rez-de-chaussée les deux ouvreurs m'ont ouvert la porte de l'escalier, en m'encourageant à tenter ma chance, souhait réitéré en haut de l'escalier et me suis retrouvée descendant le long des gradins la pente raide et étroite, faisant très attention pour ne faire aucun bruit (réussi) et ne pas tomber (réussi tambien) mais avec une curieuse impression parce que vraiment la musique ce n'était pas ça... et puis m'habituant, devenant un peu moins cramponnée, regardant non plus mes pieds et les marches mais la scène, dans le choeur de l'ancienne chapelle, j'ai vu une jeune femme derrière un piano et une autre à ses côtés lui tournant les pages.. comme il était impossible à moins de créer un trouble majeur dans l'attention religieuse des auditeurs et de risquer presque certainement une chute du manteau, de la canne, de la petite vieille, ai continué jusqu'au premier rang, premier à m'offrir une place en bout de rang... est entrée sur scène une grande jeune femme brune joliment mince en très féminine combinaison bleue qui a commencé à chanter d'une voix de soprano d'autant plus puissante que j'étais très près d'elle... me suis dit que bon l'erreur était plus grande que le pensais, mais ma foi que c'était une chance, et me suis carrée pour écouter les deux tiers du récital en me disant que je régulariserai ma situation en sortant ce que tout le monde a refusé...


et voilà comment j'ai assisté gratuitement au concert de Lyriel Benameur, soprano, lauréate du concours international de la mélodie de Gordes 2021 (prix du département du Vaucluse) https://lessaisonsdelavoix.com/2022/02/21/les-saisons-de-la-voix-a-lopera-grand-avignon/ accompagnée au piano par Lucia Zarcone https://www.nma32.com/lucia-zarcone dans un programme intitulé « Primavera » avec des airs de Berlioz, Fauré, Schumann, Wolf, Bellini, Tosti… (ai trouvé en rentrant ces renseignements ces renseignements sur internet, ainsi que, sur la page Facebook de Lyriel Benameur, la photo ci-dessus, prise sans doute pendant une répétition -- navrée je n'en connais pas l'auteur)

Reprendrai donc demain même chemin vers mes chers baroques.

Seulement, en fonction de cette grisaille, de l'état du monde, des inquiétudes, de mes jambes et, j'en ai honte, d'une appréhension de ce qui m'attend sans doute entraînant des sautes d'humeur et une difficulté accrue pour commenter, lire etc.., même si l'attention demeure autant que le puis, et que ne saurai qu'en fin de semaine lors de ma visite à mon nouveau médecin (retrouver le cycle examens divers, interrogations, etc...) j'aime autant me déconnecter plus ou moins et fermer Paumée pour le moment