Très loin, c’est vrai, de la fine sirène d’Oscar Wilde, découverte jeudi soir
« Elle chantait les grosses baleines qui descendent des mers septentrionales et portent des petits glaçons accrochés à leurs nageoires ; les sirènes qui content des choses si merveilleuses que les marchands sont obligés de se boucher les oreilles avec de la cire, de peur de les entendre et de bondir dans les flots et de s’y noyer ; les galères coulées, avec leurs grands mâts, les marins figés s’agrippant aux agrès, et les maquereaux entrant et sortant à la nage par les hublots ouverts ; les petites bernacles qui sont de grandes voyageuses et s’accrochent à la quille des navires qui font le tour du monde… » et, bien sur, pour être le grand amour du pêcheur, plus importante que son âme, elle est plus belle encore que son chant.
Quand l’esprit de Wilde a plus d’ambigüe douceur victorienne que de poivre, sans tomber dans la gelée.