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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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samedi, février 02, 2008

après avoir remplacé mon tailleur par du velours côtelé qui fait des poches aux genoux et un chandail si grand que j’ai froid, après avoir tout annulé et m’être vautré un peu, quand la carcasse l’a permis, suis sortie dans ma cour, et mes mains ont trouvé, dans le tas de boue un peu solidifié, Noémie qui me regardait.
Elle se savait lourde et sans sophistication, je la trouvais gentille et sans doute pas sotte. Un peu complexée, bien entendu, navrée de sa nudité ample, mais nous étions seules, en sœurs.
Très loin, c’est vrai, de la fine sirène d’Oscar Wilde, découverte jeudi soir
« Elle chantait les grosses baleines qui descendent des mers septentrionales et portent des petits glaçons accrochés à leurs nageoires ; les sirènes qui content des choses si merveilleuses que les marchands sont obligés de se boucher les oreilles avec de la cire, de peur de les entendre et de bondir dans les flots et de s’y noyer ; les galères coulées, avec leurs grands mâts, les marins figés s’agrippant aux agrès, et les maquereaux entrant et sortant à la nage par les hublots ouverts ; les petites bernacles qui sont de grandes voyageuses et s’accrochent à la quille des navires qui font le tour du monde… » et, bien sur, pour être le grand amour du pêcheur, plus importante que son âme, elle est plus belle encore que son chant.
Quand l’esprit de Wilde a plus d’ambigüe douceur victorienne que de poivre, sans tomber dans la gelée.