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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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samedi, janvier 15, 2022

Comme presque toujours, si ce n'est lecture


Suis routinière

Images se répètent

de ma vie simple

Ne me donne que dire

et ne veux le regretter.


J'avais prévu ce matin de récupérer les petites notes prises pour ma contribution au #1 du nouvel atelier de François Bon, de le compléter par ce qui s'écrivait dans mon crâne, d'unifier, rapetasser le tout ; ne me reste qu'à espérer que je retrouverai idées, logique, élan, dimanche matin, parce que je me suis installée auparavant pour résoudre enfin le problème des paiements par carte sans smartphone en fonction des nouvelles « sécurités » mises en place par ma banque en appliquant la solution de rechange qu'elle a fini par mettre en place, ce qui m'a pris un certain temps parce que la porte d'entrée était bien cachée et pour consulter mes comptes, dont l'état, sans être tragique bien sûr et bien moins pénible que celle de beaucoup de gens de mon âge, exclut dorénavant toute fantaisie genre spectacle, disque, livre, chandail, et sans doute festival... ma foi j'ai de quoi m'en passer... Mais la matinée était achevée et mon cerveau s'était égaré loin du petit texte sans prétention, (mais tout de même)... Ai cuisiné, déjeuné, siesté une demi heure et m'en suis allée par trajet habituel (avec légères variantes) dans le cadre habituel, sous un ciel qui gentiment avait le bleu que veux habituel, chez le teinturier.

Et me suis installée en rentrant devant la version électronique de « quelque chose que je rends à la terre » de Sébastien Ménard https://www.publie.net/livre/quelque-chose-que-je-rends-a-la-terre-sebastien-menard/ et, avant de continuer ce soir, je note à ce passage du « jour chaotique » (le 4ème poème)

« sur le trajet vers la gare

j’ai croisé un vieil homme

et je n’ai pu m’empêcher

de lui parler

dans sa langue

« que je ne connais pas vraiment

et j’ai écouté

 

j’ai écouté son regard

il était assis par terre

il était assis

sur le bitume de notre modernité

et il demandait de l’argent

 

je l’ai écouté

il riait

il riait je crois de la poignée de mots

que j’avais prononcés

dans sa langue »

mercredi, avril 07, 2021

Vent et scolarité à "la maison"


Départ un peu après 15 heures, dans un vent que n'avais pas deviné et pour lequel le fin manteau et la fine marinière étaient un peu justes,


avancée dans la lumière, en rues presque désertes, avec des moments où le vent voulait me faire tomber ou reculer, passage FNAC pour Bescherelle conjugaisons (faudrait que je m'en offre un à moi aussi), et continuer, tête baissée, vers Rosmerta....


notre courageuse, efficace, rapide chef de la commission de scolarité m'assigne un gentil mais encore débutant Djibril avec une liasse de polycopies... que nous avons presque entièrement exploitées (un peu de calcul, et surtout l'apprentissage de mots, de sons...), enfin qu'il a exploitées, guidé et corrigé sans trop lui faciliter les choses par moi, calant à dix-neuf heures, épuisés tous deux, adieux sans remords de ma part en découvrant que l'ensemble lui avait été donné par sa maîtresse pour l'occuper jusqu'au rendu vendredi...

Comme Mamadou, avec lequel je travaille normalement le mardi est intervenu vers 16 heures 30 avec un livret contenant ce qu'il doit apprendre et des exercices, dont deux petits textes à écrire, ce qu'il craint le plus, pour son examen en mai lui permettant d'être incorporé dans une classe ordinaire.. et qu'il était impossible de mener les deux choses de front, rende-vous pris – suis impatiente – pour ce mercredi matin, (pour la suite, tenter peut-être de travailler dans l'antre)


Et retour dans le vent tombé mais l'air très froid, replié sur moi-même pour préserver ma petite chaleur...



J'avais, ce matin, ouvert, en attente de plaisir, parce que j'aime le suivre, « quelque chose que je rends à la terre » de Sébastien Ménard, publié par publie.net https://www.publie.net/livre/quelque-chose-que-je-rends-a-la-terre-sebastien-menard/, juste pour me le mettre en bouche, avant de le reprendre cette nuit, dépassant de peu ce passage

« sur le trajet vers la gare

j’ai croisé un vieil homme

et je n’ai pu m’empêcher

de lui parler

dans sa langue

que je ne connais pas vraiment

et j'ai écouté


j'ai écouté son regard

il était assis par terre

il était assis

sur le bitume de notre modernité

et il demandait de l'argent... »

mercredi, octobre 28, 2015

Colorer le temps gris, et suivre voyages


Une petite bintje au fond du panier, une joue de morue seul relief de ma provision, ai pris mon couffin et m'en suis allée dans la neutralité absente, la grisaille des rues. 
Et comme j'aime bien me vêtir de douceur grise mais en le piquant d'une couleur qu'il fait chanter, j'ai cueilli, pour me rasséréner, des couleurs sur mon chemin
et dans le panier rouge du marchand de légumes. Trop en fait, alors après avoir entreposé les victuailles ramenées, ai décidé de garder des images colorées pour demain qui, selon la météo, devrait être un de ces jours où je reste devant la porte fenêtre de la cuisine, volonté tendue pour repousser l'eau qui veut y pénétrer...
parce qu'aussi voulais garder place pour tenter de vous donner désir d'un texte.
Des deux livres découverts et téléchargés hier matin, j'en étais restée à Hooper, Christine Jeanney chez QazaQ, mais j'avais commencé ensuite, le soir tombant, et terminé mardi après midi, pendant que la pluie s'installait avec régularité dans ma cour, la lecture de l'autre livre : Soleil Gasoil de Sébastien Ménard, qui rassemble des textes tirés, adaptés peut-être, de son blog diafgram http://diafragm.net/spip/ publié chez publie.net http://librairie.publie.net
Le livre paraît aujourd'hui je crois et, en attendant de vous décider à le télécharger, vous pouvez en écouter quelques passages sur https://soundcloud.com/publienet/sets/soleil-gasoil ce qui vous permettra d'en goûter le parfum mieux qu'à travers ce qui suit (je me sais piètre analyste, transmettrice de mes lectures, le savais dès l'adolescence quand je fuyais chaque fois que le pouvais, lorsque choix était donné, le sujet portant sur un texte, préférant risquer mes mots et ma sottise que les infliger à un grand auteur)
Alors moi, juste dire le plaisir de ces textes, des photos de Sébastien Ménard et An Cé t. (eu grande envie d'en prélever, autres mais à saveur proche, sur le blog) - des mots qui disent le voyage, les gens, la chaleur, la route
que ce soient les 39 fantômes quand ils abordent le Maghreb (et les fantômes où qu'ils soient prennent des photos)
Qui filent sur le bitume vers le sud et flou dans l'oeil à suer immobiles - le ciel est bleu sur la terre jaune jaune orange - ils sont là sur leur siège la tête contre la vitre cogne un peu et va lente - les corps usés la poussière sur la peau crasse issue de secours et marteau à briser les vitres de leurs carrosses en tôle.
…
que ce soit à la frontière syrienne
A la frontière on change des dollars contre leur monnaie et même pas besoin d'en mettre dans le passeport – cette frontière c'est un endroit qu'on croirait vide et usé – sur les murs les impacts de balles recouvrent les tags et la poussière – dans les cafés les types sont tous à compter leurs billets et les bagnoles semblent avoir traversé la frontière de nombreuses fois – certains te parlent du pont qu'ils ont bombardé et des temps perdus – d'autres évoquent une centrale à béton qu'on a pris pour un lance-missile – d'autres encore préfèrent parler du soleil et du thé.
que ce soit à Ramallah, à Jérusalem, à Tel Aviv quand les notes en bas de page sont plus longues que le texte, sous-texte, commentaires essentiels, et je ne sais comment prélever un peu de cette partie qui est vivre là, un temps, éveillés, poètes et témoins.
que ce soit dans le carnet des plaines (mais là la chaleur a fait place, au début, au froid, au brouillard, au vent) et ses croquis
dans l'herbe là vert vert
sous le bleu une bête c'est un cheval
le bruit de ses pas sur la terre
un homme passe qui chante seul sur la route
et puis je renonce à donner idée de la diversité des formes, de la variété des récits, images, rencontres, sensations et de l'unité qui est le voyage, le regard, l'attention, et le soin donné aux mots etc... lisez le
Terminé une relecture des carnets - un assemblage - j'ai pris une série de textes sur le site - je les ai mis ensemble - je crois que ça forme une histoire - quelque chose comme une histoire - c'est des trucs de la route...