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dimanche, avril 19, 2015
Souffle printanier en éclaircie sur fleurettes et sur mort
samedi, août 31, 2013
vendredi - autres R
mercredi, septembre 07, 2011



mercredi, avril 06, 2011
Très paresseuse ces jours ci, je me trouvais ce matin, vaguement bringuebalante mais pas tellement, idiotement craintive seulement, à la tête de quinze jours de blanchissage et nettoyage à charrier en un « énorme » sac qui me battait les chevilles et courbait les épaules, et en manque de tout légume ou fruit (pour le reste pouvais me débrouiller avec réserves)

Suis partie dans nos rues, caramel fondant en bouche, et dans la joie d'une lumière glorieuse. Me suis confiée à elle et aux petites vierges et, avec deux pauses sur des bords de jardinières, ai fait petit circuit et suis revenue avec patates, légumes, un pantalon et deux paires de drap propres.
Et puis ai laissé couler journée, avec quelques tâches et lectures paresseuses. Quelques plaisirs de lecture aussi sur le web, et vais me faire pilleuse, pour en reprendre une petite partie, notée dans la matinée.

(de fins nuages s'en allaient flottant, et la lumière frisait les façades)
comme, sur twitter, les interventions de Francis Royo
« J'ai organisé un " bed and breakfast " pour un pigeon (doublement) bagué et visiblement exténué. En partant, il a réglé en liquide. »
ou Laurence Skivee
« “Esquivons les ecchymoses des esquimaux aux mots exquis” Marcel Duchamp »
et dans un autre genre de Pierre Haski
« Croisé du beau monde à France info: Ali Coulibaly, l'ambas. de Côte d'Ivoire, avec gardes du corps, et Benoit Hamon, avec ses certitudes. »
(et la géométrie, le jeu des formes de l'Oratoire se carrait de plaisir et s'affirmait)
Isabelle Butterlin en déplacement obligé et quelques uns de ses twitts,
« I'm faudrait un smiley-avec-les-yeux-ébahis-et-rêveurs, ça existe, ça ?
pour le sac au dos, c'est bon, et euh... comment déjà ? Ah oui: haut les cœurs, euh... j'essaie ... .)
Oh mon Dieu ... Les femmes trop parfumées en première ... Comment font les hommes pour supporter ça ?
Fissures du quai raccommodées. Hommes d'affaires rasés de frais. Femmes seules aux talons hauts. Quelque part quelqu'un pleure.
Tunnel. Rétrécissement. Univers rétréci. Reflets. Mes mains. Dupliquées.
Avancée inodore du printemps derrière une vitre de TGV
Découpe colorée des champs / vert / jaune / brun. Et des bouquets d'arbres en fleurs »
etc...
Les nuages dans le ciel sont beaux à consoler de tout »

(yeux et soleil glissant sur la pierre et les petits ressauts)
le journal du rat (indispensable) de Christine Jeanney, pour ce mardi http://tentatives.eklablog.fr/05-04-2011-a3352433
« jour _ souriez, vous êtes filmé, dansez, vous êtes repéré, chantez, vous êtes entendu, virevoltez, vous êtes fredastaire et les plafonds vous indiffèrent, nous, les rats, sommes accrochés aux lustres à vous sourire
nuit _ yeux ouverts, niché sur un lampadaire, ai assisté à un spectacle époustouflant, roulis et inflexions souples, les chauves-souris nageaient dans l'air, des bancs de poissons nocturnes en apnée, n'ai pas dormi »

(La lumière embrassait les pierres, fardait leur flétrissure et saleté, jouait des ombres)
un bref billet de La Grange http://www.la-grange.net/2011/04/04/femme
« De l'autre côté de la voie, il y a une jeune femme avec des chaussettes jaunes. Je ne sais pas son nom, sa voix, son rire, son regard. Je n'ai plus le souvenir de l'instant, juste une photo rapidement prise avant que le passage à niveau se lève.
Nous croisons tant d'histoires inachevées. »

(les branches des platanes de la place de l'horloge comme des joyaux baroques détachés sur l'iris du ciel)
le dernier numéro du Prince d'Hervé Jeanney http://rvjeanney.wordpress.com/2011/04/05/le-prince-21/
« Luciano n’ose lorgner vers le portefeuille lequel est dans un blouson à la mode col de faux mouton avec frisotis lequel est pendu au perroquet lequel est seul mutiquement dans le hall, doit-on dire vestibule entrée couloir dans cette villa, et que je me pavane sur le Forum romain, et que je serre la pince des chefs d’Etat à Munich, »

(mes chères voisines et leur épiderme vivant)
« La pensée plus que jamais peut et doit s’appuyer sur l’écriture, fut-elle strictement pour soi, dans la mesure où il lui est de plus en plus difficile de se déployer hors de tout support, perturbée qu’elle est en permanence par le discontinu fondamental de l’existence contemporaine. » sur l'indispensable Flottoir http://poezibao.typepad.com/flotoir/2011/04/penser.html de Florence Trocmé
et le poète du jour sur Poezibao de la même K.Zwide http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/04/anthologie-permanente-k-zwide.html
« J'ai taillé une cuiller dans une racine de rosier
et, même sans épine, sa forme était étrange,
conforme à la nature zigzagante
du voyage du rosier dans la terre. »
(même la lamentation des moignons de l'hôtel d'Europe amorce un sourire)
Pas du jour, mais récent et relu avec jubilation, la suite du feuilleton des cravates (recherche d'emploi) de Guillaume Vissac http://www.fuirestunepulsion.net/spip.php?article959
« Je lui serre la main, il me serre la main et il me lance son nom, toutes les syllabes du mien sont sur le CV imprimé qu’il mastique à la main. J’aurais aimé avoir commencé par la phrase : laissez-moi anticiper toutes vos questions et répondre d’avance »
samedi, janvier 13, 2007
dans le texte de Jean Claude Bourdais (http://www.jcbourdais.net/ tourner à droite dans le journal) du 10 janvier sur le portrait de Rancé fait à la demande de Saint Simon, passé le plaisir de retrouver les passages du texte de ce dernier, j'ai retenu l'interrogation finale sur la destruction ou non d'une oeuvre en obéissance au désir de son auteur, et je pense finalement, que tout en en étant fort malheureuse, j'obéirais.

Un joli billet de François Bon (http://www.tierslivre.net/) sur les sapins abandonnés dans la rue et sur les SDF en mal de cabanes "beaux quartiers, forêt morte" - et, à la suite, une notule sensible sur une petite terre cuite de Carpeaux. Puis trouver le chemin vers tiers-livre face B où se trouvent des pépites, dont sa réponse au questionnaire sur les cinq choses inédites...
Sur le débat soulevé par les phrases de Fançois Hollande sur la fiscalité, un article de Louis Maurin repris de "la Croix" sur http://www.inegalites.fr "qui est riche en France" : en gros cela commence à ceux que certains ministres considèrent comme n'étant pas encore de la classe moyenne.
Et, jubilatoire, du moins à mon avis, un feuilleton en vidéo "les aventuriers du 8h22", qu'il faut prendre par le premier épisode, en y revenant s'il le faut, parce que c'est long. http://www.8h22.com/
Et voilà, c'est tout - que la journée soit douce - juste une photo prise rue Saint Agricole en allant aux halles jeudi.





















