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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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jeudi, février 20, 2025

gris, écriture déliée, un renoncement annulé

 


Jour mort jour de rien

Était couverte tirée

sur la lumière.

un peu plus unie, un peu plus claire que la veille ce matin… 



un peu plus sombre cet après midi quand suis ressortie marcher choisissant pour me distraire de cette atonie du jour,  après m’être battue avec mes mains le matin, de me régaler de la souplesse des tracés des mains se libérant sur les murs.




En sortant avais trouvé sur le meuble à côté de la porte de l’antre une enveloppe gentiment montée par une voisine, et j’ai souri en voyant l’adresse de l’expéditrice parce que suis vraiment fermement décidée à ne plus faire entrer aucun livre chez moi, vraiment décidée à relire, à redécouvrir avec plaisir,  et surtout soucieuse de ne pas augmenter la marée entassée dont vais devoir tôt ou tard me débarrasser mais que voyant des statuts sur Facebook montrant ce livre étais tentée plus fortement que d’ordinaire de passer outre cette résolution et j’ai failli céder il y a deux jours mais renoncé au dernier moment, aidée en cela par la chute d’une haute pile entraînant la chute d’une autre et ma bagarre pour rassembler la petite trentaine de bouquins de toutes tailles et tous formats pour reconstruire un équilibre précaire… 



tentée étais parce que elle, parce que l’éditeur (Tarmac), parce que l’élégance de la couverture, parce que pensais deviner en la regardant de quoi il s’agissait et que cela répondait à une des idées qui me viennent en pensant à elle.. 

« Huit heures trente, elle dit qu’elle a bien dormi dans la banquette, Je dis dans une banquette on ne dort pas bien elle dit Mais si ah ce que j’ai bien dormi, je me suis endormie hier à neuf heures, non à onze heures, qu’est-ce que j’ai bien dormi, J’ai téléphoné, l’appareil a coupé, j’ai retéléphoné, elle a mis plusieurs dizaines de sonneries à décrocher son téléphone… » « … nous parlons, nous parlons, chacune dans notre cabine d’essayage, elle enfile plus ou moins facilement les vêtements d’une femme qui n’aurait pas quatre-vingt-treise ans er qui n’habiterait pas à 345 km de… »


vendredi, février 14, 2025

mercredi, décembre 18, 2024

Marche sous ciel encombré et cuisine

 


Sous ciel encombré

dans l’air sagement neutre

petite errance




Marcher en songeant

que plus je n’ai de pensée

et m’en amuser




`et puisque ne veux penser, puisque le mot cuisine s’est invité sur la dernière image, recopier, juste à cause de ce mot  ma contribution au #3 de l’atelier du tiers livre


cuisine ouverte


La porte de droite au deuxième étage de l’escalier s’ouvrait sur un espace rectangulaire, face à un grand miroir, et en se retournant vers la façade on se trouvait, au delà d’une courte cloison percée d’une porte étroite, attiré vers une pièce de taille moyenne éclairée par une haute fenêtre en cintre entourée d’une bibliothèque de bois blond et d’un petit secrétaire de style restauration. Si l’on poussait la petite porte c’était la brique, une brique d’un rouge pale comme usé qui sautait aux yeux, première impression que donnait ce qui semblait un couloir d’une certaine largeur, qui se révélait être en fait une cuisine  assez étroite et profonde disposée avec une rigueur adoucie par les couleurs comportant depuis l’entrée la haute colonne d’un réfrigérateur surmonté d’un congélateur, unis en un rectangle étroit sous une façade métallique, puis sous une rangée de placards en bois peint en rouge sombre et sous une rangée de placards hauts de même teinte, un plan de travail revêtu d’un carrelage un peu plus pâle que les briques du mur ainsi que du mur du fond, sur lequel se succédaient un petit espace libre, un évier rectangulaire en inox encastré, un espace de travail libre avant, de nouveau encastré, un ensemble constitué du rectangle étroit d’une plaque de cuisson vitrocéramique des quatre fines bandes de l’aérateur puis d’un grill de même largeur que la plaque avant une grande zone de travail au bout de laquelle était posé un grand four micro-ondes. Outre les couleurs cet ensemble d’une netteté impeccable et d’une modernité un peu agressive qui semblait sortir d’un catalogue et ne jamais avoir été utilisé se faisait souriant par le contraste avec la pièce sur laquelle il était ouvert par delà un muret revêtu du même  carrelage que le plan de travail, élargi pour former  une table sous laquelle se glissaient quatre tabourets hauts de bar (métal et cuir rouge sombre en écho aux placards), pièce qui donnait une sensation de vie avec le léger désordre de ses meubles, mélange de copies d’ancien et de quelques éléments d’osier, et la grande et haute fenêtre s’ouvrant sur la façade sculptée d’un des hôtels anciens de la rue… et pour humaniser d’avantage les appareils un livret réunissant leurs modes d’emploi et l’inventaire de la vaisselle et des casseroles et autres ustensiles était posé sur cette table.

samedi, octobre 26, 2024

Matin dans les rues et musique dans la nuit

 


Marqueterie bleue

entre la pluie de la nuit

et celle du soir



Mouvements dans les hauts pendant que vivais ma petite vie mais il ne pleuvait pas contrairement aux prévisions 




quand, décidée à oublier les attaques anti-migrants et assis de Retailleau (et du RN local),  m’en suis allée, avec trench par précaution inutile, en début de nuit vers l’opéra pour grimper retrouver le lustre. 



Un programme qui m’avais séduite, dirigé par Debora Waldman 


— « l’adagio et fugue » en ut mineur de Mozart qui se souvient du contrepoint de J.S.Bach (fugue transcrite de sa fugue pour deux pianos et précédée d’un bref adagio volontaire et sombre)


— « le Chant de la terre » de Malher dans l’arrangement de Glen Cortesa, allant selon les mots que paresseusement et parce que les trouve justes j’emprunte au programme ‘de la douleur et de l'ivresse d'une chanson à boire à des épisodes explorant les thématiques de la beauté, de la solitude, de la jeunesse » avant l’adieu final 

Dont le programme de sale m’a permis de découvrir (moi la non germanophone le texte des poèmes chinois traduits par Hans Betinge choisis par Malher

« Chant à boire du chagrin de la terre »

Après la splendide; épique et tragique ouverture , se glisse si englobée par le lyrisme de l’orchestre qu’elle s’y fond la voix du ténor Kevin Amiel

Le vin fait déjà signe dans sa coupe dorée mais ne buvez pas encore écouter ma chanson

et ce refrain Sombre et la vie, sombre est la mort

« Le solitaire en automne »

La fine silhouette et le beau contralto d’ Antoinette Bennefeld et

La peur bleue de l’automne s’étend sur le lac

toutes les herbes sont couvertes de gelée blanche…

« De la jeunesse »

La voix du ténor sans vibrato (et pas loin du baryton)

se détachant davantage

Au milieu du petit étang

s’élève un pavillon de porcelaine

verte et blanche…

« De la beauté »

La mezzo

De jeunes filles cueillent des fleurs, des fleurs de lotus

sur la rive. Assises entre buissons

et feuillages, elles elles rassembles les fleurs sur leurs genoux

« L’homme ivre au printemps »

Le ténor sur une musique qui est ivre et printanière

Si la vie n’est qu’un rêve 

à quoi bon peine et tourments ? 

Je bois jusqu’à n’en plus pouvoir 

du matin jusqu’au soir !

Et le très beau et long (relativement) « L’adieu »

Des plages musicales tendres ou fortes et la sensibilité  de la mezzo

Le soir disparait derrière les montagnes.

Le soir descend dans toutes les vallées 

avec ses ombres rafraichissantes…

et les deux belles dernières strophes

Je rentre dans mon pays, ma demeure !

Jamais plus je ne voyagerai au loin.

Mon coeur se tait. Il attend son heure !


La terre aimée refleurit au printemps

et verdit à nouveau ! partout et pour toujours

les horizons bleuissent et s’illuminent

sans fin… pour l’éternité.



et je baignais dans un plaisir grave….

dimanche, août 25, 2024

Dans les rues d’Avignon, et retraites en montagne

 



La chaleur douce,

lumière dorée, ombres,

sagesse de l’air.




En rentrant avec petite charge, ai trouvé dans la niche à courrier une petite enveloppe kraft avec un beau timbre, ai souri dans l’attente de savoir ce que disait ce vingt-et-unième numéro des Fragments de la source de Laurent Margantin.




Et c’était « quand Ginsberg et Kerouac s’écrivaient » dot je prélève ces courts passages en dialogue

« … Vivre comme Jésus et Thoreau, sauf pour les femmes…J’achèterai un brave canasson pour 30 dollars, une vieille selle sur Larimer St., un sac de couchage au surplus de l’armée, une poêle à frire, une gamelle, du bacon, du café en grains, du levain, des allumettes, etc. ; et une carabine de chasse. Et me retirer pour toujours dans les montagnes. Dans le Montana l’été et au Texas ou au Mexique l’hiver… » Jack (note brigetounienne : les montagnes au Texas ? Suis nulle en géographie) 



« Pour parfaite solitude Bhikku près de Palenque, lisière forêt Peten intérieur du Guatemala. Là où j’ai habité finca Shields, tu peux y aller eau de montagne limpide et solitude et hamac et hutte de paille pour rien, nourriture gratuite peut-être aussi. Le moment venu tiens-moi au courant. J’écrirais à la Signora…. » Allen

bon, il n’y a pas que ça.

vendredi, mars 17, 2023

Pas d'accord

 


petite forme

mais ciel si violemment beau

je m'en suis allée


ai vu belles ou intéressantes choses (pas dans la braderie, n'ai pas regardé, vertueusement, sans vraiment me forcer) mais je garde ça pour plus tard

J'en reste à cet important : en rentrant ai demandé à des patriarches leur avis sur le gouvernement.


Globalement, ils n'appréciaient pas.


lundi, février 28, 2022

Une petite fête à Rosmerta

 

Dans première cour

pause entre deux adhérents

regard dans le ciel...


cirque hors ma vue

les très beaux maquillages des enfants

mes faux petits-fils...


ma caisse fermée

cour principale en fête

pleine de monde

de rires, de fanfare,

de blagues et d'amitié

et puis soudain coup de pompe maous, crâne flottant et jambes non moins, m'éclipser, appuyée contre un mur, hors la vue, dans la rue, fouiller sac, trouver bonbon, le coincer entre dents et rentrer comme puis, dans la nuit qui venait tout doux... (une solution semble se dessiner pour l'avenir) – récupération, all is well, si ce n'est des bâillements dignes d'un lion.