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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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samedi, janvier 19, 2013

Nourriture


Il continuait de manger, passant de l'agneau grillé au poulet en sauce, respirant à peine entre deux bouchées, se gavant sans joie.
Pour finir, Massek lui présenta une mangue coupée en morceaux.
Il fourra un morceau dans sa bouche, puis un autre, et Norah le vit mastiquer avec difficulté et tenter d'avaler mais en vain.
Il cracha la bouillie de mangue dans son assiette.
Ses joues ruisselaient de larmes.
Une chaleur intense monta aux propres joues de Norah.
Marie Ndiaye Trois femmes puissantes

Pauvres nous, humains...
Brigetoun se demande si, réellement, certains d'entre nous sont capables d'avoir avec la nourriture des rapports simples, dans lesquels n'intervient pas les nerfs, le moral, l'âme, indissociables de notre corps.
Brigetoun se demande si, réellement, il est des êtres totalement, purement, entièrement, rationnels.
Brigetoun, buvant son thé, dans la tiédeur de l'antre, samedi soir, feuilletait les livres empilés à côté d'elle.


lundi, janvier 10, 2011

Ils «s'étaient d'abord éloignés l'un de l'autre puis du monde extérieur, leurs noms manquaient maintenant dans les annuaires, leur souvenir même était presque évanoui.»

Elle, elle «était donc partie à sa campagne, comme elle disait, dans l'intention de jouir le plus rapidement et le plus complètement possible de ce plaisir» «Ce n'était pas un jardin, mais un grand morceau de terre constamment remuée. Cerné sur trois côtés de grosses fleurs multicolores, de groseilliers rouges et de cassis, il était fermé au bout par une rangée de peupliers.»

- «C'est dans une maison qu'on est seul. Et pas au dehors d'elle mais au-dedans d'elle. Dans le parc il y a des oiseaux, des chats. Mais aussi une fois, un écureuil, un furet. On n'est pas seul dans un parc. Mais dans la maison, on est si seul qu'on est égaré quelquefois.» «Pendant cinquante ans, c'est à peine si j'ai bougé..... J'organisai ma vie en conséquence et je pris goût au racinage.»

Quant à lui, il avait dit :

- «Tâchez d'être indulgents. Je dois aller chez le dentiste. Ça peut traîner en longueur. Donc délai de grâce.»

et puis :

- «Je fus, durant trois mois, la proie de douleurs, suffisamment désagréables pour que l'on me donnât quotidiennement un succédané de la morphine appelé le «875» (Palfium).» et «J'ai parfois l'impression, au début, qu'on me regarde de travers. Est-ce vraiment après moi qu'ils en ont ?»

tentative plus ou moins maladroite pour regrouper, avec semblant de sens, des phrases prélevées dans chacune des premières pages des livres qui furent ma petite moisson samedi matin.

Par ordre alphabétique (et non par ordre de passage) : Guillaume Apollinaire, Marguerite Duras, Jean Échenoz, Jean Giono, Guy Goffette, Günter Grass, Marie N'Diaye, Françoise Sagan