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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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samedi, mai 08, 2021

Compte-rendu du vendredi

Le matin écoute, qui ne tolère pas de distraction, non par difficulté mais par respect, sur France Culture, de «la diaspora des cendres» le « documentaire » pour la radio constitué de lectures de textes (témoignages, lettres, textes officiels, journaux) rassemblés par William Karel qui a proposé cette idée à France Culture, lus par Mathieu Almaric, Valérie Dréville, Elsa Lepoivre, François Mathouret, Denis Podalydès, réalisé par Sophie-Aude Picon

«Grâce au travail de William Karel, au tressage de témoignages de toutes origines, nous avons pu enregistrer cette Diaspora des cendres, paroles éparses écrites par des anonymes ou par des noms qui résonnent en nous, ce patchwork dont les pièces composent un souvenir commun, pour partager une fois encore, cette mémoire qui nous unit et nous divise. Nous avons tenté de faire que l’inouï soit audible, écoutable, essayé de ne jamais tomber dans la complaisance ou le pathétique, et cherché la juste distance pour vous donner à entendre ces voix, dans leur singularité et leur humanité, leur cruauté et leur humilité, pour qu’elles continuent à habiter la mémoire des vivants.» https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-theatre-et-cie/la-dispora-des-cendres-textes-reunis-par-william-karell



Début d'après-midi : départ dans printemps glorieux avec encore (vais m'y faire) l'envie d'être invisible, à cause de ce sentiment de faire tache, d'être vieille chouette mocharde dans la jeunesse du monde,


passer au bureau de tabac, continuer avec ma culpabilité, pharmacien pour doliprane, un moment dans la boutique qui me sauve, place Pie, pour tirer des exercices de compréhension de texte de niveaux différents trouvés en téléchargement gratuit sur internet...


et puis, comme aucun n'était finalement du niveau de Djouma, une heure et demi de lecture sage et appliquée, à côté du défouloir, d'exemples prélevés sur un manuel bien trop fort, suivie de dictées et de re-écritures au pluriel – assisté avec curiosité et soutien discret à une lecture organisée pour une dizaine de volontaires par deux bénévoles plus formées que ne saurais l'être d'un texte de Rancière, suivi de tours de table pour qu'ils en tirent un résumé... trouvé en partant M dans la cour, prélevé dans les bidules que j'avais fait tirer deux petites énigmes policières et les lui ai laissées avec mission de les lire et les résoudre avant prochaine rencontre mardi.


Retour dans un Avignon qui vivait ses derniers moments de liberté dans la lumière, prendre en passant livre commandé


et m'apprêter à découvrir ce soir, puisque j'aime l'écouter lire ou parler des littératures du nord, le premier tome de «Magnus – une histoire pour tuer le temps» de Laurent Peyronnet (guide, spécialiste de la Norvège et la Laponie... rencontré virtuellement par l'atelier du tiers.livre) – une vidéo qui parle du second tome




« La cloche sonna treize heures à l'église du village de Odda en Norvège, au cœur des montagnes du Jonnheimen. Il pleuvait, le ciel était noir. Dans le gymnase c'était l'effervescence... » et me voici dépaysée.

vendredi, décembre 11, 2020

Peu de chose

Peu de choses -- en fait, série d'attentes : attente du taxi demandé un peu avant sept heures dans la rue déserte, en me reprochant de ne pas avoir le petit courage d'aller à la gare centrale chercher le bus m'emmenant à l'hôpital (alors qu'ensuite les responsables du service qui ont décidé que ne devais pas rentrer par bus et jambes m'ont reproché de ne pas avoir demandé un bon pour un taxi-ambulance) – attente en compagnie d'une trentaine de personnes, patients et accompagnateurs dans le hall désert de me faire enregistrer


attente avec sourires plus ou moins sincères et petites plaisanteries en compagnie des dix personnes convoquées à la porte du service de médecine nucléaire, attente courte au secrétariat, dans l'ambiance efficace et détendue que nous offraient les soignants, attente d'un peu moins de trois quart d'heure en regardant les plaques blanches du plafonds que le liquide révélateur se diffuse (ou que l'appareil soit libre)


et puis, après échanges de sourire, après cet examen, sans doute un des moins pénible qu'ai connus, sortie et taxi jusqu'à l'antre.

Mais après le petit déjeuner englouti de bon appétit léger effondrement de la petite vieille assorti à la pluie revenue sur la ville. Alors écouter avec intérêt passionné Laurent Peyronnet parler pendant une heure des littératures scandinaves, précisant, complétant (oh combien), corrigeant mes notions très fragmentaires https://youtu.be/d9f_u6O4P00, rattraper mon grand retard dans la lecture des contributions https://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article622 à la première proposition de l'atelier d'hiver de François Bon (à partir des « actions » de Gina Pane https://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4944) pas facile du tout (à mon humble avis) et pour en rester au même groupe (même si étions moins nombreux) repartir à la découverte de ce que n'avais pas lu dans « tu cherches une salle perdue » le livre regroupant les contributions à la proposition sur les salles de cinéma de l'atelier d'été https://www.librairie-tiers-livre.store/collectifs-autres-auteurs/, et suivre de loin, inutile, à travers les mails, la vie de Rosmerta.