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vendredi, décembre 25, 2015
Petites vieilles et petits vieux - suite
lundi, juin 03, 2013
Dimanche, pendant que vente sur la ville
lundi, février 20, 2012
Brins autour de l'olivier
samedi, janvier 15, 2011
L'immeuble, visage fermé sur un supposé mystère de mandarins

ouverture sur enduit en attente d'une peinture au ton encore inconnu
Quand la rue regarde les fenêtres dardées sur elle.
Et puis celle-ci, qui n'a pas vue sur la rue, mais sur petit monde clos, et derrière laquelle Brigetoun s'est battue, entre trous et lucidité relative, avec carcasse, tout au long de ce jour, avant, désolée, de décider de se passer de «Voïces ou le retour d'Ulysse» de et par Jean-Yves Picq au théâtre des Halles, parce que trop dolente était http://www.theatredeshalles.com/LES-SPECTACLES/hiver/117-Voices-ou-Le-retour-d_Ulysse
Alors dans la nuit tombée, a survolé une fois encore l'Odyssée, et puis, après :
«Mais le divin Ulysse, porteur de tant de maux, jeta un cri effrayant et, se ramassant sur lui-même, il fondit sur eux, comme l'aigle qui vole des hauteurs du ciel. Au moment même, le fils de Cronos lâcha sa foudre fumante, qui tomba devant la déesse à face de chouette, fille d'un père puissant, et, à l'instant, Athéna à face de chouette dit à Ulysse :
«Fils de Laërte, race de Zeus, Ulysse aux mille inventions, contiens-toi, mets un terme à la lutte, dans le combat qui pour tous est semblable, afin qu'en aucune façon le fils de Cronos, Zeus à la large voix, ne soit en colère contre toi.»
Ainsi parla Athéna, et Ulysse de lui obéir, la joie au coeur...»
s'est demandé si Athéna appréciait vraiment cette insistance à rappeler sa face de chouette, a flotté un peu, a cru se souvenir, a retrouvé cette pochade sienne, dans les tréfonds de «paumée», reste d'un jour de lubie
Ulysse était las,
noir de soucis et désespérance, allongé dans l’oliveraie,
naissant à nouveau au souvenir du goût de la terre.
Or la longue nef noire, tirée sur le sable, gardée par ses compagnons assemblés,
unis dans une interrogation résignée, attendait sa décision..
Vertigineusement défait,
éperdu, dans le grand désir du sommeil,
ahuri de la crainte des vagues recommencées,
un sourire conciliant sur ses lèvres et dans ses yeux,
déguisant son non-vouloir sous sa parole d’or,
entre supplication et hauteur, il s’est avancé,
pour chanter le miel de la terre, son labeur, l’odeur des plantes -
« Ahimé, que reste-t-il de nos biens à Ithaque » -
refouler dans le rêve leur appareillage vers leur passé,
tendrement consentir encore à la jouissance hors de l‘épopée.
Mais il manquait la langue de Picq, et «Putain de mort» de Michel Herr (que je n'ai pas lu) «voix d'accès incontournable pour qui veut approcher de l’overdose que fut le Vietnam, la guerre à l’état pur… à la Homère, en somme !» et Stephen Peters et «Central Park» mentionnés sur le site du théâtre.
Je veux, le faudra bien, que ce samedi soit meilleur, car il est chargé jusqu'à la gueule de projets. (de quoi noyer l'envie rentrée d'assister aux dix ans de Remue-net : http://remue.net/spip.php?rubrique248 collection des liens vers les évocations de ce début de sa belle histoire).
P.S. et je retiens mon souffle en pensant aux tunisiens
mercredi, août 12, 2009
Les oliviers, les vrais, tordent leurs branches, les gardent proches, les épaississent, ne s’élancent pas contre le vent, résistent, et de leur sève concentrée quand ils en ont l’âge viennent fruits à la cueillette dure mais non acrobatique.
Vrai, tu es jeune, ton pot a peu de terre, et tu es en grand désir de lumière, oui, je sais…
« Dieu est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est comme une niche dans un mur, où se trouve une lampe ; et la lampe est dans un verre et le verre est comme une étoile brillante. Elle est allumée avec l’huile d’un arbre béni, un olivier qui n’est ni d’Orient ni d’Occident… »
J’allongerais mes jambes, je m’appuierais à la pierre, et tu serais dans l’Iliade, sur la terre que leurs pas laisseraient en paix.« On voit parfois un homme nourrir un plant d’olivier magnifique, dans un lieu solitaire, un beau plant plein de sève, arrosé d’une eau abondante, vibrant à tous les vents, qu’ils soufflent d’ici ou de là, et tout couvert de blanches fleurs. Mais un vent vient soudain en puissante rafale… » - bon, excuse moi...
« Si je n’ai plus de joie au cœur, et s’il n’y a plus dans la lumière du jour de ces beaux corridors dont les perspectives dorées exaltent l’élan, et le pas, et la voix, je continue néanmoins à avoir assez de plaisir pour rester cramponné dans mon arbre malgré le froid. C’est un plaisir des doigts et c’est un plaisir de l’esprit. C’est le plaisir de toucher les olives grasses et d’en avoir les mains pleines. C’est le plaisir d’en ramasser des poignées et de les fourrer dans mon sac, et de sentir ce sac pesant à mon cou….
Que Dieu à l’instant même ferme le monde comme un livre et dise : c’est fini ; que la trompette sonne l’appel des morts, je me présenterai au jugement en caressant des olives dans mes poches, et si je n’ai plus de poche, je caresserai des olives dans mes mains ; et si je n’ai plus de mains, je caresserai des olives dans mes os… »
Le peu de soleil que nous avions est descendu derrière le mur, et je rêve de la colline d’Ollioules ou de la Toscane, et… attends… je prends ma petite anthologie de Mahmoud Darwich.
Mais je ne trouve que
« J’oublie un corbeau sur une branche d’olivier.
Je me souviens d’une tache d’huile sur une robe. »
Et je te salue, te dis que tu es bien pour moi, tel que, et je continue à lire, trouvant un grenadier, quelques peupliers, deux ou trois roses, du sumac, cinq ou six cyprès, des figuiers, du jasmin et surtout des fleurs d’amandiers
« Transparentes comme un rire aquatique,
elles perlent de la pudeur de la rosée
sur les branches…
Légères, telle une phrase blanche mélodieuse…
Fragiles, telle une pensée fugace… »
Je ferme le livre sur le poète, je te regarde, oui, nous allons bien ensemble.
jeudi, juillet 16, 2009
Après un moment d'agacement en écoutant le discours anti-islamique, anti-jeunes de banlieues (répondu avec raideur qu'ils étaient avignonnais, et majoritaires)... de ma voisine, je me suis, sans souci d'être grossière, levée pour changer de rang.
"Andromaque aux bras blancs donna le signal des sanglots, tenant dans ses mains la tête d'Hector tueur d"homme.
(photos de Christophe Raynaud de Lage provenant du site du festival)des huées (? même en n'aimant pas, c'est excessif) et des applaudissements à peu près à égalité.
Mais sur le chemin du retour, je sentais l'épuisement descendre sur moi, si absolument que j'ai eu du mal à noter comme je le pouvais ceci et que je dois renoncer à repartir vers Saint Joseph pour me donner une chance (et j'en avais réellement envie) de passer outre à mon énervement devant le génie autoproclamé de Jan Fabre et de goûter ce qu'il peut donner de poésie. J'en suis marrie.
jeudi, septembre 25, 2008
et après chaque plongeon de brefs accès d'appétit, de quasi-lucidité allègre, avant le nouveau plouf
J'en reste à mes presque familiers et, me souvenant d'un échange récent, je ne sais plus où, et de mon soutien à l'Iliade, à vrai dire effet de mon fichu esprit de contradiction, j'y suis repartie en plongées assez longues.
Et tout de même, bien sûr l'Odyssée est un bloc de poésie, mais cette évocation de la guerre où les hommes sont les jouets des dieux (et par ricochet entraînent leur intervention), j'aime bien, et tout de même c'est pas mal... - un peu au hasard
avec les effets de refrain : "L'Aurore sortait de son lit. ... Zeus envoya aux nefs rapides des Achéens la terrible déesse des combats tenant dans sa main le signe de la guerre. Elle s'arrêta près de l'énorme nef noire d'Ulysse, qui se trouvait au centre, pour que l'on fût entendu dans les deux directions : jusqu'aux pavillons d'Ajax, fils de Télamon, ou jusqu'à ceux d'Achille. Ils avaient tiré leurs nefs bien balancées aux extrémités, se fiant à leur courage et à la maîtrise de leurs bras. La déesse s'étant arrêtée là, poussa un grand cri, terrifiant, droit dressé...Tels des moissonneurs, quand, se faisant face, ils mènent les andains, à travers le champ de froment ou d'orge; d'un homme opulent, et que tombent, serrées, les poignées d'épis,.... Comme des loups, ils s'élançaient avec fureur, et le dieu des combats, cause de gémissements sans nombre, mettait sa joie à les contempler...
Un lion n'a pas de peine à mettre d'un coup en pièces les tout jeunes petits d'une biche rapide que, de ses dents puissantes, il a saisis, étant entré dans leur gîte,et à qui il a enlevé leur tendre coeur. La biche peut bien se trouver toute proche, elle ne peut leur être un secours. Car un tremblement terrible en elle s'insinue. Vite elle s'élance à travers les bois, à travers l'épaisse forêt...."
ou cette ébauche des jeux,"Tous en même temps sur leurs chevaux levèrent le fouet, les frappèrent avec les rênes. Impatients, ils donnaient de la voix et leur parlaient. Et les chevaux promptement d'aller au bout de la plaine, s'éloignant des nefs avec rapidité. Sous leur poitrine, la poussière se dressait, soulevée. C'était comme un nuage ; c'était comme une tempête. Leurs longs crins s'agitaient parmi les souffles du vent..."
et puis il y a les discours des chefs, et ces chamailleries, arguties, de l'assemblée des dieux, pour lesquelles j'avoue un penchant peut-être légèrement honteux.
Tout de même une petite augmentation du ticket restaurant, pour que les salariés modestes (puisque le but déclaré de la loi est le pouvoir d'achat) a suscité une réaction, d'hilarité il est vrai.
les deux premières images proviennent du sité des musées de France
mardi, mars 20, 2007
Me voici redevenue marmotte, envahie par le sommeil (le gros plan, pris entre deux bâillements me navre, je ne me voyais pas ainsi, mais je le garde)
Dans un dernier effort, après mon devoir d'italien bâclé, je cherche "le sommeil" dans mes livres et, comme toujours en ce cas, c'est en vain.
Mais de Beckett à Blanchot je n'ai trouvé que l'absence de sommeil. "Je ne pus dormir cependant. Le vent était devenu la violence, la détresse du vent, mais ce n'était pas cette puissante rumeur du dehors qui me tenait éveillé, c'était, au contraire, le calme prodigieux qu'un tel bruit laissait intact. Sur ce calme, je ne pouvais me tromper : c'était comme un lieu réservé dans un lieu, qui toutefois ne se situait pas ici, que je m'imaginais mieux trouver en revenant en arrière, en errant... (celui qui ne m'accompagnait pas Blanchot) - et, en fait, c'est normal, le soleil est absence et ne peut s'écrire sauf en disant : "il dormait".
Peut-être celui des nouveaux-nés, qui me fait toujours un peu peur, tant il est absolu, profond. Mais plus grands : "Dors sur ma poitrine un petit moment, ça te réchauffera un peu" dit mon père avec affection.
Contre la poitrine de mon père, je me sentis un peu tranquillisé. Et cependant, je n'arrivais pas à m'endormir. La tête levée, je regardais le visage de mon père...
Quand le vent soufflait, il frôlait mon épaule, avec une caresse comme pour endormir les petits bébés, il dit : "Ce n'est rien, les feuilles se remettent à bruire, dors bien". (la pagode de longévité Pa Kin).
Et puis la vague du sommeil montait, je me suis étendue et me suis endormie, profondément, totalement, comme toujours. Réveil en chute fugitive dans un vide glacé - ceci - morue et patates et je me rendors.
Carpe diem.
lundi, juillet 17, 2006
de Boulbon, voir ce qui Vassiliev fait de la mort de Patrocle, une petite voix me susurrant que je n'irai pas.Entre la climatisation redoutable et mon léger énervement contre le clan "musique contemporaine" d'Avignon, que je n'arrive pas à intégrer (devrais-je me parer indûment des amiraux de la famille, en marchant sur quelques pieds, lors du pot suivant le premier concert saisi cet hiver ?), j'étais fort mal. Me suis décoincée vers la moitié de l'introduction et allegro pour harpe, flûte, clarinette et quatuor à cordes de Ravel, que je ne connaissais pas et qui a évoqué pour moi (à cause de mon état ruisselant ?) un monde liquide - des gouttes de harpe et des jeux de vagues recommencées. Pourtant je n'aime guère la harpe et ses faciles descentes.
Juste assez ragaillardie pour déguster l'interprétation par Emmanuelle Ophèle des roucoulements de Syrinx de Debussy et les stridences variées, ruptures de phrases etc.. totalement délicieuses de Densité 21,5 de Varèse, que je n'avais jamais entendu. J'ai bien aimé et je découvrais aussi Psy d'Eötvos pour flûte, alto et harpe - plus ample - là arrivant à donner une impression d'énergie, unissons de l'alto et du piccolo, etc...Et j'ai été conquise par la version pour alto d'Anthème 1 de Boulez, créé par Odile Auboin - début classique, des sons ténus puis des cris se modulant en chant, puis j'ai écouté sans rien noter, prise dans le déroulement de l'oeuvre "surprise et reconnaissance" des entités comme le veut Boulez (derniers mots pompés du programme).
J'ai renoncé à la seconde partie du concert (encore Debussy, des extraits du livre pour quatuor de Boulez et présentation par ce dernier d'Anthème) et j'ai donné à une jeune femme mon billet pour Vasiliev.
Et finalement je suis ressortie pour aller à l'hôtel de Sade où, dans une fournaise effarante, j'ai assisté à un petit spectacle le cabaret républicain dans une ambiance sympathique et chaleureuse au début, sympathique et écrasée à la fin. Mise en scène plus que sommaire, des bouts de discours dits par Serge Barbuscia (un faux air de Féré) et des chansons plus ou moins révolutionnaires (les canuts, le temps des cerises, la butte rouge..) très bien chantées par Aïni Iften. Il était temps que ça finisse, mon crâne prenait feu et public et acteurs revenaient au stade liquide.Pour Vassiliev j'imagine, sans doute à tort, des hommes en blanc avec de longs bâtons (selon une photo), dans les belles carrières que je ne connais pas, mimant et psalmodiant le chant XVII de l'Iliade - peut-être : "Un lion, nourri dans la montagne, enlève, confiant dans sa force, la meilleure vache d'un troupeau à la pâture. De ses dents puissantes il la saisie et lui a d'abord mis le coup en pièces. Puis, tandis qu'il la déchire goulûment, il avale le sang et les entrailles toutes entières" illustration de l'ardeur du blond Ménélas. Allez en paix.
d'après les premiers compte rendus il semble que je n'avais pas si mal imaginé le spectacle de Vasiliev, je pense que j'aurais fait partie des fascinés, avec en même temps lanscinante l'idée de tenir jusqu'à la navette de retour
vendredi, avril 07, 2006
Statu quo pour l'ordinateur et ma carcasse ; en essayant de persuader cette dernière de se mettre en ordre de marche, je reprends l'Odyssée. Mon midi manquait à la parisienne convaincue que
je suis, et manque toujours le bateau.Les départs au petit matin en as (de merveilleux bateaux qui n'existent plus) pour pêcher à la palengrotte avec papa et la smala, les mini croisières "tramway des îles" entre Hyères, Port-Cros, Porquerolles et Toulon.
"Alors, se renversant, ils firent, du plat de la rame, jaillir l'eau salée... Quant à la nef, c'était comme, dans la plaine, un attelage de quatre étalons, qui, sous les coups de lanière s'élançant tous ensemble, se soulèvent en l'air et s'en vont vivement jusqu'au bout de leur route .. Telle se soulevait la proue de la nef, et par derrière, bondissaient furieux les grands flots bouillonnants, où la mer multiplie sa rumeur.. Ainsi la nef, rapide et vive, fendait les vagues de la mer... Il est un port au pays d'Ithaque .. Deux escarpements abrupts y projettent leur pointe, accroupis près du port".
J'écoute un journaliste italien, avec son splendide accent, parler de notre goût du spectacle que Berlusconi satisfait. On se met à apprécier Prodi.
mardi, avril 04, 2006
J'ai fouillé dans ma valise de photos pour en retrouver une que j'avais prise de papa et qui est ma préférée. Il est allongé sur une chaise longue, un bras étendu derrière sa tête, sa pipe reposant sur son ventre dans son autre main. Il est dans la pénombre d'une pinède et un rayon de soleil traverse son visage en teignant d'ocre son visage halé de vieux marin. Je ne l'ai pas retrouvée. Je me suis assise sur la marche de ma chambre et j'ai regardé le rideau de ma penderie. Je me suis souvenue du lieutenant rapatrié venant nous parler de lui, qui était sur sa chère Gracieuse en Indochine et de notre fierté. Je me suis souvenue des longs trajets en voiture tous les deux où je lui confiais mes petites histoires, mon petit amour, et de nos discussions homériques où nous affrontions nos points de vue toujours opposés et que nous goûtions tant. Je suis sure que chacun de ses enfants a son petit trésor venant de lui. Et je sais que comme pour moi, pour tous les orphelins âgés, leur père mort au bout d'une vie pleine est toujours présent.Je suis arrivée à lui par les îles grecques qu'il aimait presque autant que La Pérouse, à côté d'Alger, et Toulon, aux îles par Homère, à Homère par Siréneau et sa crique.
Et dans Homère ces passages sur les retrouvailles entre Ulysses et Télémaque
"dans la cabane, avec l'aurore. ...Le porcher fut stupéfait. Il se releva vivement. Comme il était à mélanger le vin qui flamboie, les récipients qui servaient à sa besogne lui tombèrent des mains...
Le porcher leur présenta des plats de viandes rôties, les restes de ce qu'ils avaient mangé la veille. Il se hâta d'entasser le pain dans les corbeilles et mélangea dans un pot le vin délicieux comme le miel.. Ils jetèrent les mains sur les bonnes choses étalées toutes prêtes...
Télémaque, ayant coulé ses bras autour de son noble père, de crier sa douleur en répandant des larmes... Ils pleurèrent avec des gémissements aigus et plus pressés que ceux des oiseaux, orfraies, vautours .. à qui les hommes des champs ont ôté leurs petits" et j'en resterai là. Que je suis de plus en plus longue ..















