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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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lundi, décembre 25, 2023

le 24 décembre 2023


Matin sortir les boites de santons, et rituellement photographier le contenu de chacune, faire place, au petit peuple, le disposer, renoncer à prendre photos de la « crèche », trop floues.


En fin d'après-midi prendre couffin et m'en aller aux Halles exceptionnellement ouvertes, juste avant la fermeture, acheter royalement des poires, une chayotte, un bulbe de fenouil, quatre topinambour, une gousse d'ail violet pour améliorer morue et patates et pendant que le poissonnier finissait de confectionner de somptueux plateaux quatre coquilles pour le 25, ce qui laissait très largement la place.

Pour la fin de l'avent, et parce que suis dans sa ville un Noël de Nicolas Saboly qui fut poète, compositeur et maître de chapelle https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Saboly




et sa traduction

Touro louro louro, le coq chante
Et ce n'est pas encore jour,
Je m'en vais en Terre Sainte
Adorer notre Seigneur.
- Veux tu venir ?
- Neni, neni,
- Tu viendras bien ?
- N'en ferai rien !
- Guillaume, Guillaume !
Au moins si je n'en reviens,
Fais chanter pour moi les Psaumes
Hélas ! mon Dieu. Pauvre de moi !
Je suis peureux comme un poulet,
Quand je suis seul,
Quand je suis seul.

Touro louro louro, le vent souffle,
Et me fait gonfler les doigts
Certes, je suis en peine,
J'ai peur de mourir de froid
- Hé l'hôtelier ?
- Qui peut frapper ?
- Voudrais loger
- Je suis couché
- Compère, compère !
Ouvre moi je suis gelé:
Boute moi dans ta fenière
Hélas ! Jésus, je suis perdu
Pauvre de moi, que devenir ?
Faut-il mourir ?
Faut-il mourir ?

Touto louro louro ! les rivières
Ont déjà tout inondé
On ne voit plus les buissières,
Bientôt me faudra nager.
- Ta barque, ami !
- Je n'en ai, mi.
- Par où passer ?
- Eh! je ne sais .
- A l'aide ! A l'aide !
Tu n'as pas de charité.
Est-ce ainsi vraiment qu'on s'aide.
Hélas, Seigneur ! Dieu quel malheur
Pauvre de moi, par où passer ?
Vais me noyer !
Vais me noyer !

Touto louro louro ! Tout arrive.
Suis sorti d'un méchant pas.
Malgré cette heure tardive
J'ai trouvé gite et repas.
Bonjour à tous !
- De même à vous,
- Quoi de nouveau ?
- Ouvre les yeux...
- Marie, Marie !
Oh ! le bel enfantelet !
A coup sûr c'est le Messie.
Bon Saint José, si me croyez
Me laisserez voir cet enfant
Que j'aime tant,
Que j'aime tant.

vendredi, décembre 25, 2020

le petit peuple


Suis montée matin sur une chaise, au descendu les boites, ai sorti de chacune le petit peuple qu'elle contenait



et l'ai photographié, en supprimant cinq ou six santons de basse origine, pour les massacrer comme chaque année...



et puis, sans décor, comme toujours, en apparente pagaille, qui n'en est pas une, les ai posés.


Le ciel sur la cour, sur mes pas dans l'après-midi, était toujours absent

Aï ! quouro tournara lou tèms bregado

Aï ! quouro tournara lou tèms

Qu'erian ensèn, Aquelo vesprenado,

Sus li coustau de Betelèn

Que veguerian Tant de flamadi Que l'Ange dou cèu

Venguè d'une voulato

Aï ! quouro tournara le tèms bregado

Aï ! quouro tournara lou tèms

….

Ah ! quand reviendra-t-il le temps bergère ?

Ah ! quand reviendra-t-il le temps

C'était un soir pein d'ombre et de mystère

Sur les citeaux, les bois les champs

A Bethléem vers la chaumière

Descendit du ciel un ange de lumière

Ah ! Quand...



un noël de Nicolas Saboly maître de chapelle et organiste de la cathédrale Saint-Siffrein de Carpentras (né à Monteux en 1614) qui bien entendu ne figure pas dans ceux chantés ici : https://youtu.be/w0YhIRTGiLE (j'ai quelques uns de ces santons.. ne font pas partie des plus beaux)

mercredi, décembre 25, 2013

Puisque sommes le 25 décembre,


puisque point n'ai à dire,
puisque de Noël je garde la morue (euh pas uniquement ce jour), la pâte de coing, les chocolats et autres et surtout les santons
mais point, pauvrette et seule, les trois nappes blanches, les bougies ni les treize desserts (d'ailleurs n'aime ni nougat, ni mendiants) – ni sapin, ni père Noël, ils n'étaient pas encore descendus vers le sud dans mon enfance
juste les poser là les santons, comme peuvent, et juste, il s'est imposé, un peu de Nicolas Saboly, auteur des plus beaux Noëls provençaux et avignonnais

les raffinés d'abord venus de Saint Pierre
Toutis ensèn
Se soun mes en campagno,
Toutis ensèn
Em'un fort marrit tèms
Tous ensemble – ils se sont mis en route - tous ensemble – avec un fort mauvais temps

ou de Saint Didier, avec une vierge, vêtue comme une princesse, qui a fui mon appareil
Es bèn verai que li gènt di mountagno
Soun fa à tout, crégnon rèn la magagno ;
S'en van, s'en van,
E laisson si caban...
Toui sis bit soun que de telo griso.
Soun toi trauca, ié veson la camiso
Li trau, li trau
Tènon pas gaire caud....
Il est bien vrai que les gens des montagnes – sont habitués à tout, ils ne craignent pas la fatigue – ils s'en vont, ils s'en vont – et laissent leurs manteaux...
Tous leurs habits ne sont que toile grise – ils sont troués, on y voit leur chemise ; ) les trous, les trous – ne tiennent pas très chaud.....

et puis, si timides qu'ils refusent les photos, surtout les petits, tous les personnages qui forment mon petit peuple
Lou capèu bas e la tèsto courbado,
Van, tout courrènt, saluda l'acouchado
E fan, e fan
La coulado à l'Enfant.
Le chapeau bas et la tête inclinée – ils vont, en courant, saluer l'accouchée – et font, et font – la révérence à l'Enfant.

Laisson au sou
Dous o tres bon froumage.
Laisson au sou
Une dougeno d'iou.
Ils laissent au sol – deux ou trois bons fromages – ils laissent au sol – une douzaine d'oeufs.

Jousè ié dis : Fasès que fuguès sage,
Tournas-vous en, e fasès bon vouiage !
Bergié, bergié,
Prenès vosti coungié.
Joseph leur dit : Soyez sages, - rentrez chez vous et faites bon voyage ! Bergers, bergers, - prenez votre congé.
Pauvres d'eux que j'ai malmenés, pauvres de vous, gentils passants, qui en avez indigestion,
que ce jour vous soit chaleureux et joyeux.