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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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lundi, mai 08, 2017

Meubler attente inquiète avec des guerriers (et une danseuse)

un dimanche bleu dur et à l'air encore un peu aigrement venté un peu avant dix heures
quand suis montée dans la tendresse des ombres vers la place, la mairie, à corps refusant de voter, à volonté en triomphant, 
mais en souriant à l'idée brusque d'aller voir le superbe guerrier qui garde la porte, et puis redescendre la rue Saint Agricol en s'arrêtant dans la petite pâtisserie pour me récompenser avec un petit cannelé (à demi mangé, parce que j'avais oublié que je préférais leur apparence à leur goût)...
et dans l'après-midi suivre le bout de rue qui me sépare du Musée Calvet pour aller voir les oeuvres d'Ousmane Sow qui s'y sont installés, un peu d'Afrique qui nous fait l'honneur non de nous envahir mais de nous visiter http://www.avignon.fr/fileadmin/actualites/documents/Interne/eclaireurscalvet.pdf
un peu d'Afrique mythique, et que Brigetoun et son vieil appareil en tout petite forme ont allègrement massacrée (pour voir mieux trois des oeuvres exposées il y a les belles photos de leur installation http://www.avignon.fr/fileadmin/actualites/documents/Interne/eclaireurscalvet.pdf
accueilli par la réserve monumentale, la tranquille force en suspens, le visage de rocher du guerrier debout (2006)
admirant la petite danseuse aux cheveux courts (1985) en laquelle je voyais presque une victime offerte (souvenir vague d'images de martyres) qui en fait se refusait au moins à mon appareil, opposant son corps à la lumière, s'appuyant dessus pour gommer tous les détails,
sauf peut-être le bout d'un de ses pieds
et puis arrêté au fond de la galerie, au moment d'entrer dans les salles contemporaines, le lanceur Zoulou (1990-1991) sa puissance, 
les déformations expressives tendues par l'énergie (avec toute la science de kinésithérapeute de son père-créateur)
la douceur absente de son visage...
Des images ratées ou non de ma visite, de têtes en corps, dans les quelques salles actuellement ouvertes (pas aidée par l'éclairage) je ne garde pour les accompagner qu'un de nos très lointain ancêtre sur le chemin de la sortie...
mais c'est en rentrant en cherchant le lien ci-dessus que j'ai découvert l'existence d'une quatrième oeuvre que n'ai pas vue, et qui n'est d'ailleurs pas photographiée..
Inquiétude retrouvée en rentrant (un ennui qui s'annonce sur un mur de l'antre et que je dois oublier jusqu'à mardi et surtout le pourcentage d'abstention)

bon, comme vous le savez, ma crainte du pire était sans fondement, nous reste le moins-pire... et le choix à faire pour lui rogner un peu les ailes