matin
souvent ciel
varie
dalles roses
de pluie
et bleu
conquérant
repassage,
nucléaire, tentative de texte, loi électorale pour les européennes
(un régal de non-démocratie) pour le restant du jour
dans la nuit de
jeudi, avant le sommeil et la pluie, au fil de l'agréable
concentration de ma lecture du Bernard-Marie Koltès d'Arnaud
Maïsetti, sourire au souvenir partagé de ce qui fut, à travers les
difficultés (pour moi, boulot de peu, chambre de bonne, éloignement
du cocon, une touche de mépris subi à surpasser) - le bonheur et la
petite exaltation malgré tout de ces années 70 vues par Guy
Hocquenghem une parenthèse dans l'histoire de l'homme, où
les anciennes angoisses, les culpabilités, les auto-limitations ont
un peu disparu. Un soupir de bonheur dans la partition des
catastrophes, des refoulements et des cauchemars sociaux. L'humanité
n'a probablement cessé d'avoir peur qu'une seule fois en sa longue
vie ; entre les années soixante et les années quatre-vingt de ce
siècle. Et Dieu sait
qu'objectivement il n'y avait pas tant de raison à cela.
peut-être le reste de jeunesse, le bouillonnement des intelligences, le souvenir frais de l'espoir non encore perdu.



