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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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jeudi, juin 26, 2025

26ème de juin - un jour de plus est passé


Un jour dont ne voudrais rien dire pour ne pas avouer minablement que j’avais mal et pas une once de courage… Bon l’ai dit tout de même, allons au delà… 


La lumière caressait et frappait, la chaîne Baroque de France Musique variait les plaisirs, j’ai aimé, admiré et souri en écoutant chanter des Mahorais, me suis intéressée aux bonnes intentions de ceux qui sont chargés de reconstruire, ai fait sage provision de café parce que ce matin n’en avais plus, et puis oui le jour est passé


Pour l’évasion, le plaisir, après un au revoir à Mayotte avec In Memoriam de Yazidou Maandhui


Le Cimetière des Enfants a été détruit

Ecoutez le vent murmurer

Aux arbres des notes de babils.

Vous verrez comme ils s’inclinent

Vous entendrez comme il se lamentent

Reg ardez se mirer la lune sur le miroitement de la mer

Vous verrez comme elle se veut maternelle

Elle protège les quelques étoiles à la recherche d’abri

Tendez l’oreille, écoutez Pamandzi :

Plante des coeurs,

Sur les lèvres

Silence.


M’en vais très très loin (mais dans Outremer Trois océans en poésie de Christian Postaniec et Bruno Doucey aux Editions Bruno Doucey il suffit de remonter de quelques pages) à Saint-Pierre-et-Miquelon retrouver Eugène Nicole et L’Aventure


En escale dans l’archipel, L’Aventure s’amarrait à l’appontement lointain, presque en haute mer, du quai frigorifique, vers lequel, revenant de la ville, leurs permissions finies, s’acheminaient toujours de longues  grappes de marins soûls. D’autres, en sens inverse, atteignaient le coude de la route du Cap, qui fut longtemps marécageux, avant que les choses n’embellissent.

Tu prendras ainsi ton regard. Tu l’effileras dans la lave cailloutée du rocher-qui-menace-de-basculer sur la tête de la colline. Il écraserait en tombant sur la chaussée ces cols bleus plaintifs dont la cohorte s’égrène, que les filles vont racoler, qu’elles incitent à se battre pour s’ assurer qu’elles ont aimé le plus costaud, le plus salaud d’entre eux, qui, triomphant de ses rivaux, les enveloppera dans les rabats de sa vareuse déchirée…

Je t’aimerai, moi aussi, du coin de l’oeil, au coude. Beau et sombre, avec la corpulence du port à traiter. Ici, l’abstraction a toujours été magnifique, tenant aux bois défigurés que charriait la mer. Elle fermait un monde. 

mercredi, juin 11, 2025

11 juin - Un jour

 



n’ai rien à dire, sais pas quoi dire — je dis que je ne dis rien — ce n’est pas possible, crois-tu ? - vraiment ?

vendredi, juillet 12, 2019

Juste l'Europe de Laurent Gaudé

Jour dans l'antre pour ménage, repos, médicaments, un peu de repassage, n'avais pas très envie de lire mais j'ai découvert que le festival mettait en ligne le feuilleton à midi dans le jardin de Ceccano et passant le tout début... ai eu le plaisir d'écouter presque entièrement les cinq premières séances de cette interprétation par des acteurs professionnels ou non dont deux jeunes de Rosmerta (mais ce n'est pas uniquement pour ça, n'ont tout de même pas les rôles principaux – sourire) l'Odyssée dans la traduction de Jaccotet - avec quelques ajouts en grec ou autres et des chants etc... - dans la mise en scène ou sous la direction de Blandine Savetier, (long retard à rogner par petites bouchées) https://festival-avignon.com/fr/spectacles/2019/l-odyssee
Suis partie en début de nuit, avec détour pour avoir temps de marche, vers la cour du Lycée Saint Joseph, 
un peu ennuyée de n'avoir pas une meilleure place (en fait grâce à ma canne et malgré mon air plus reposé j'ai eu droit quasi d'office – j'ai juste trébuché un brin, honte à moi - à un siège au premier rang sur le côté), un peu navrée d'avoir pris un billet pour ce qui semblait devoir être une ode mêlée de leçons en l'honneur de l'Europe telle qu'elle a été construite, un long poème de Laurent Gaudé (aime ou aime presque pas du tout ce que je lis de lui...) dont j'ai trouvé ce fragment
Ce que nous partageons,
C’est d’avoir traversé le feu,
D’avoir été, chacun,
Bourreau et victime,
Jeunesse bâillonnée et mains couvertes de sang.
Ce que nous partageons,
C’est l’humanisme inquiet.
Nous savons ce que l’homme peut faire à l’homme,
Nous connaissons l’abîme,
Nous avons été avalés par sa profondeur.
L’Europe, c’est une géographie qui veut devenir philosophie.
Un passé qui veut devenir boussole.
(je pense que vais l'acheter, mais là pas courage de faire la queue)
dans la mise en scène de Roland Auzet, avec des acteurs de plusieurs nationalités et l'intervention d'un responsable politique (ce fut un jour Hollande ou Pascal Lamy ou Susan George ou pour nous l'ancienne plume française d'un président irlandais dont je n'ai pas retenu le nom, et même si elle était assez charmante, et d'ailleurs pas plus emballée que nous par ce que les décideurs faisaient de l'Europe, c'est en effet une verrue un peu inutile dans un spectacle qui a duré trois heures) - photo, ainsi que la suivante, de Christophe Raynaud de Lage.
Spectacle ainsi présenté sur le programme
Quelle Europe désirons-nous ? Et que désirons-nous être au sein de l'Europe ? Une Europe qui puisse donner une place à tous ? Une Europe qui n'impose plus le poids de décisions qui nous échappent ?
Spectacle qui retrace l'histoire de l'Europe depuis le chemin de fer qui a été un virage, qui a eu son moment d'espoir avec les nations en 48, dont on n'oublie aucun des défauts majeurs et des péripéties, sur laquelle débutaient des débats (je finis dans mon ignorance et ma vieillesse recuite par penser que toutes ces histoires de gouvernement n'ont guère d'importance, que ce qui dirige l'Europe c'est la bonne marche des affaires, tout le reste étant mirage charmant ou terrible agité devant nous par les fondés de pouvoirs qui sont nos dirigeants, bon ça c'est sans doute ma mauvaise humeur rituelle de la mi juillet... mais crois par contre que l'Europe des peuples quand leurs chefs ne les excitent pas existe depuis le moyen-âge, fin de la parenthèse), spectacle qui se veut avant tout constat, mais spectacle bien moins ennuyeux que l'avais cru ou lu, souvent tristement jubilatoire, avec quelques bons moments d'ironie froide ou de terribles et belles évocations, avec des musiques variées, les choeurs assis autour du plateau, une chanteuse allemande pleine d'énergie, un batteur, et surtout une belle voix de haute-contre
et cela a fini par une danse d'une bonne partie du public avec les acteurs sur le plateau


un léger remords d'avoir pensé en cheminant : après Virgile le poète de cour me voici avec Gaudé le poète penseur officiel j'en sors pas... formule stupide comme toute formule (et là les gens étaient heureux et aux Carmes il y avait de très beaux moments)

mercredi, avril 25, 2018

Sur le seuil des mois jolis

Feuilles adultes
un ciel de saphir birman
le jeu des ombres
par les yeux cueillir printemps
pour y noyer mes pensées
et, saluant une lettre comme un message, se répéter : suis une privilégiée, suis une...
se faire petit plaisir amer en enregistrant la prise de parole d'Elsa Faucillon pour les intentions de vote sur la loi asile immigration du Groupe GDR (gauche démocrate et républicaine, communistes et alliés)

et culpabiliser un peu de faire si peu (de ne rien faire, en fait)