ai passée agréablement
la dernière soirée de l'année dans le plaisir nostalgique de retrouver le souvenir du
Mystère de la chambre jaune,
une de mes lectures favorites au temps de l'adolescence, à travers un
film, pochade de qualité, qui en respectait bien l'esprit (Denis
Podalydès avec une belle bande de comédiens) et les premières
heures de l'année, restant dans la même époque, en compagnie de la
causticité, de l'humour plus ou moins noir et de l'écriture de
Félix Fénéon édité par François Bon
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avec un index, qui me permet de trouver rapidement (n'ai pas tout lu)
Escortée d'enfants,
une laitière voiturait dans Avignon une presse à glace. La machine
bascula, broyant Germaine Pouget, 5 ans.
A Avignon,
l'ex-policier Anton, qui avait dit-on, empoisonné ses balles, a tiré
sans succès sur le commissaire Chabrié. (si
comme c'est vraisemblable le commissaire était à l'origine de la
préposition ex, il semble qu'il avait eu raison)
Lalauze, 38 ans, garçon
de magasin à Avignon, s'est tué à bicyclette à Montfavet, où il
faisait des recouvrements.
Trois
nouvelles en trois lignes sur 1210, ce n'est pas si mal.
Ai
passé le premier jour de l'année en me lavant les cheveux, en
bataillant avec la vidange de l'évier, en repassant avec application c'est déjà ça, en
cassant une assiette banale, en changeant les sourires d'enfant sur calendrier à regarder depuis ma douche, en choisissant et écrivant, selon le
rite, des cartes de voeux que j'enverrai sans doute, en prenant une grande résolution pour cette
nouvelle année : vivre.

