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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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mardi, mai 27, 2025

26 mai 2025 (tente les certitudes)

 


et pour ce faire emprunte une ancre à internet et l’entrée de Concarneau



Voudrais, entre autres choses, montrer le joli tout petit livre qui est arrivé jusqu’à moi depuis la Corse, que j’ai accueilli par un "ne voulais pas de livre", mais bon, c'est l'envoi et l'oeuvre d’un ami, sensible, intelligent et mieux encore et que remercie

Voulais aussi citer ce qu’il appelle haïkus avec premier :

A.E.I.O.U

ne pas être voyelle

n’être qu’un seul cri

qui figure sous la seconde image

ou, plus loin, au hasard

ni feu ni flamme

sevrage tabagique

nicotiniquer

La Corse est décidément une belle et bonne île et j’ai bien de la chance d’y être née

Au surplus vais tenter d’imiter amis et de reprendre mes tentatives pour suivre l’atelier du Tiers.Livre (sais plus ce que j’ai recopié ici - sourire résigné- et je tente)

 Narbonne ou Ajaccio ou avant encore en ces lieux de toi

le delta ou la baie

la brume toujours

de quand tu étais jeune et quand je n’étais pas

Ajaccio où nous étions l’une contre l’autre

un jour de lumière et les murs ouvert sous les bombes

quand tu avais été malade en mangeant la langouste offerte parce que je remuais en toi

Narbonne où tu étais jeune épouse radieuse

Narbone où je n’étais que cette chose qui prenait forme en toi

Nous et nos liens




Je termine par le journal en images de mon cheminement de ce 26 mai


dimanche, mai 18, 2025

Salade russe un peu trop riche

 



M’en suis allée (et je vous fais grâce des grosses étourderies par lesquelles vais finir par me rendre insupportable) ce samedi vers trois heures et demi au devant d’un spectacle gratuit sans réservation au théâtre des Halles (dans le jardin Sainte-Claire) dont le  nom « Immobiles » à contre sens de ce qui se montrait illustrait assez bien cette confusion des sens qui se revivait au moins par jeu de mots dans le dernier billet de Dominique Hasselmann et qui se retrouve dans mes contributions à l’actuel atelier tiers.livre que je reprends avec retard…. Au demeurant au moment de décider que je gardais les photos survivantes, à tort ou à raison, après mon examen de ce soir, je réalise qu’il y en aura selon toute vraisemblance autant demain matin, alors tant pis pour vous (et pour moi si vous passez votre chemin, mais ce sera bien fait



et donc une série d’images sans légende au fil de mes pas vers le théâtre,



de mon installation sur un banc très bas assez près et à gauche de la scène, refusant tout conseil et tout aide, ml, échange sympathique avec les parents de Joris Frigerio, un des membres de la Compagnie Les Hommes de Mains qui intervenait pour l’écriture et la mise en scène de ce spectacle interprété par Magdalena Hidalgo et Nicolas Moreno.. 



avant de me repentir de mon choix, le banc étant incandescent et mon crâne sans protection prenant feu pour m’installer à l’ombre, refusant pour ne pas gêner la chaise qui m’était amenée (m’en suis repentie… ne voyais pas grand chose tant pis pour moi) et d’assister au spectacle (je recopie les indications trouvées sur le compte Instagram du théâtre) : «  Sur un tapis roulant de cinq mètres sur trois, la scène devient mouvante. La gravité vacille, le temps s'étire, et les corps dansent l'instabilité. Trente minutes suspendues où vitesse et équilibre se négocient. L'amitié s'éprouve, l'amour se réinvente, le réel se déconstruit. Rien n'est figé...

Cette pièce fait appel à un dispositif innovant, un tapis roulant contenu dans un plateau de cinq mètres sur trois, qui convoque la discipline première de la compagnie, le mains à mains, d’une façon inattendue et surprenante. » et de trouver cela très beau (en me levant mais sans prendre d’images). Ai applaudi… 



et suis rentrée vers l’antre, laissant dormir mon appareil dans ma poche.

Mais puisque je l’ai ainsi décidé je pose à la suite ma contribution à la proposition 11 de l’actuel cycle de l’atelier du tiers.livre (ou plutôt la version modifiée puisque, casse pieds que je suis, ai une version modifiée.

Nous la nuit et son sortir

Nous pensâmes

Nous pensâmes que nous vivions sans doute en un lieu, en un lieu dont rien ne savions

Nous y pensâmes à l’entrée dans la nuit et nous y pensâmes à chaque moment de cette nuit dans ce lieu vague dont rien ne savions

Nous y pensâmes à ce moment où nous crûmes que l’aurore avait vaincu l’aube car nous pouvions figer dans l’indécis du temps et des tons ce passage

Car nous avions perdu tout savoir et toute raison et chacun de nous le savait....


et je garde mon 11 bis pour demain.

jeudi, mai 01, 2025

Cheminer matin et aller, aller plus loin, au delà

 


Reprendre chemin

dans l’étincèlement bleu

et l’air modéré



et capter le ciel, des fleurs, des trous d’ombre, un lapin coquet et par l’entrebâillement d’une porte des êtres en tenues extravagantes et deux bras gisants




Mais ne pas suivre l’injonction de ma contribution au #10 de l’atelier du tiers livre


aller aller, plus loin, au delà, se hater


Aller aller plus loin, au delà; aller, aller, se hater

Aller aller vers la terre que l’arbre semble créer pour y ancrer les graines que le vent a plaqué sur la minuscule accroche du rocher,  la terre assoiffée qui ouvre ses sillons comme une bouche pour se nourrir de vie, l’ocre rouge devenu terre sur les chemins de Roussillon, la légère terre poussiéreuse semée d'aiguilles de pin,

Aller vers la crainte de la foule, crainte d’avoir peur, les craintes à affronter. Aller en gardant raison vers les discours et récits nés des algorithmes, de l’IA et de sa salade.

Aller en gardant sagement bridée en soi ses rages que femme ne doit exhiber, aller sous les regards, aller en tentant sourire vers les moments de détresse, aller vers le triste en s’appuyant sur les douces brindilles de la vie. Aller sans peur, avec tendresse vers l’étrangeté des autres, les regards qui appellent depuis leur égarement. Aller en opposant aux douleurs des petits rites idiots en y mettant sa sauvegarde.

Aller dans ce jour qui attend.


Plus loin que l’espace ouvert par la porte de bois brun, plus loin que la femme assise dans un royaume de chintz, plus loin que la sagesse.

Plus loin que la certitude enseignée que le cri ne doit pas être proféré, ne doit pas sortir du ventre crispé dans un sourire pour ne pas le laisser jaillir avec une violence joyeuse de cette liberté. Plus loin que le recul craintif devant une étrangeté, même discrète, plus loin que la bouche tordue la joue en boule et le regard fuyant, plus loin que la barrière de ce visage, au fond des yeux qui appellent.  

Plus loin avec les nuages navigant dans le ciel mais pas plus loin que la pureté sereine du chant des nonnes, non pas plus loin pas jusqu’à la spiritualité qui nourrit leur chant ou à l’indifférence qui assure la basse soutenant le chant.


Au delà du silence qui accompagne le frémissement blanc du jour s’apprêtant à être, au delà de la tendresse conquise de l’oubli nocturne, au déjà de l’instant enfui trop vite pour être, au delà de l’attendrissement devant ce qui accompagne ce qu’on n’ose aimer.

Au delà du recul de peur et au delà de l’attirance vers la différence, au delà de la foi en la possibilité d’une empathie pour le parcours dans l’enfer  que traverse par ce corps. 

Au delà des conventions, au delà de la sagesse, au delà du souci de ne pas déranger, au delà de la peur de peser, au delà de l’inutilité, au delà de la crainte de laisser l’intime exposé, au delà des gestes brusquement achevés, au delà des voix fortes, au delà du rempart de la sérénité.

Au déjà du carreau de vitre qui déforme ce profil absorbé dans la lecture, au delà des chemins du jardin, de l’odeur de la terre mouillée, des fleurs qui se penchent.


Par derrière les mains qui s’activent savoir le silence de l’esprit qui les guide en leur laissant le discours, par derrière les yeux qui se détournent deviner l’ignorance la crainte l’indifférence, ou une urgence, par derrière les sourires échangés courtoisement et les phrases qui ne débordent pas le travail entendre le rêve le cri des esprits.


Se hater pour ne pouvoir être arrêtée, se hater parce que nécessaire, se hater pour montrer l’empressement, se hater parce que désir.

Se hater de poser une barrière pour qu’une souffrance  devinée s’y abrite. Se hater derrière une banderole en laquelle on ne croit qu’à demi pour la chaleur du compagnonnage avec tous ces désirs mêlés de réserves; Se hater d’aimer et se hater de le taire. Se hater ostensiblement vers un but assigné en souhaitant des embuches. 

Se hater d’oublier et ne le pouvoir. Se hater de se concentrer pour que dise sincérité le sourire. 

Se hater de trouver un chemin de traverse, se hater de ralentir les grands pas pour que l’imprévu s’en vienne.

Se hater, ou le dire, mais éviter de déranger le moi secret.


PS

Sans rapport avec le 1er mai, et en décalage, je me vote un 2 mai férié et chômé (même si bien entendu mes commentaires éventuels, Paumée ou quelque texte que ce soit ne sauraient considérés comme un travail.

vendredi, avril 11, 2025

Charroi matinal et conjurations

 



Matin dans le ciel

nuages se prélassant

dans la lumière




Sur le bleu profond

étincelaient leurs rondeurs

Se sont effacés.




Rangements ébauchés, tris, départ tardif avec sac de draps et retour non moins tardif avec draps propres plus un pantalon et un trench, cuisine presque soignée, déjeuner rêveur et sieste.. se dessinaient dans petit cerveau le #9 de l’atelier de François Bon mais sans que mon esprit ne puisse se focaliser pendant le temps nécessaire à l’écriture… recopie tout de même le #7 en me partageant avec un débat qui demande juste la part d’attentions légère m’ancrant sur le contrôle de mes doigts


Conjurations


Contempler le pied droit un peu tordu pour adhérer au carrelage sur lequel il est planté au bout du tibia en biais qui porte l’autre jambe | tenter de se réduire à ce petit espace entre la chaussure et le bas de la jambe.


Marcher sur le bas côté d’une chaussée étincelante les yeux perdus sur l’horizon jusqu’à l’épuisement.


Contempler les  cumulus épars en croyant deviner leur nage infiniment lente dans le ciel.


Caresser le haut du front à la lisière des cheveux en écoutant les voix charnelles de nonnes se perdre dans l’éther rythmé du grégorien jusqu’à ce que la main de plus en pus alentie s’immobilise.


Contempler les taches de lumière qui suivent le flot du fleuve en lente et irrésistible coulée.


Ecouter le faux silence de la nuit se dissoudre pour accueillir les premiers bruits de l’aube attendue.